"Maintenant même"

"Maintenant même"

« Mais, maintenant même, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera.» (Jean11 :22)

Je désire attirer votre attention sur la prière de Marthe lorsqu’elle demande l’intercession du Seigneur Jésus-Christ, et c’est sur ces mots « Maintenant même » que je voudrais que nous concentrions nos pensées. Marthe était dans une situation désespérée : Son frère était mort, mais Jésus n’était pas là. Lorsqu’elle a vu Jésus, elle lui a dit : « même maintenant » mettant en évidence que bien qu’elle pensait que ce soit contraire à toute logique et raisonnement d’homme, même en pensant que c’était humainement irréalisable, elle avait la foi pour croire que « Même maintenant » dans une telle extrémité : « tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »

Le chapitre 3 de l’épître aux Hébreux nous parle « D’aujourd’hui » et je pense qu’on peut appliquer ce « Même maintenant »à ce passage de l’écriture : « Mais Christ l’est comme fils sur sa maison ; et sa maison, c’est nous, pourvu que nous retenions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance dont nous nous glorifions. C’est pourquoi, selon ce que dit le Saint-Esprit : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte, le jour de la tentation dans le désert » (Héb.3 :6-8) Le Saint-Esprit est donc en train de dire « maintenant même », « aujourd’hui » si tu entends Sa voix, le salut est en train d’être proclamé. Le chemin du salut est toujours sous les yeux d’une génération sans Dieu. Maintenant même : « Si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte le jour de la tentation dans le désert ».

Je crois que « Maintenant même » est une prière pour quelque chose de plus, et je suis persuadé que lorsque Marthe était en train de prier, plus que pour elle-même, elle priait pour quelque chose de plus : Marthe priait pour son frère qui était mort. Je pense que lorsque nous prions « Maintenant même » nous pouvons prier pour quelque chose de plus : nous pouvons prier pour nos enfants, nos épouses ou nos maris, ou bien nos bien aimés lorsque nous sommes dans une telle extrémité. Nous pouvons avoir un enfant capricieux qui semble ne pas s’intéresser aux choses de l’éternité. Nous pouvons avoir une épouse ou un mari qui semble ne pas avoir compris les choses de Dieu et qui est au service de Satan et du péché. Dans un cas d’une telle extrémité, le message est : « Maintenant même » une situation dans laquelle nous nous trouvons sans aide et sans espoir, et qu’avec une logique toute humaine, vous pourriez dire : il n’y a plus d’espoir, nous pouvons invoquer Dieu «Même maintenant ». Si nous comprenons les Ecritures et les voies de Dieu, nous savons que c’est dans des moments d’une telle extrémité que le Seigneur accorde Sa délivrance. Le Seigneur prépare pour Son peuple des chemins contraires à toute logique humaine et selon cette même logique, cela doit d’abord devenir irréalisable à nos yeux avant que Dieu n’intervienne.

Dans ce passage des Ecritures, nous lisons que le Seigneur a attendu que Lazare meure afin que tout raisonnement humain admette que la situation était à présent devenue sans espoir et c’est dans cette situation extrême que Jésus se présenta pour montrer qu’Il est en fait la résurrection et la vie. Lorsque nous comprenons que le Seigneur Jésus-Christ est la résurrection et la vie, cela signifie également une résurrection de la mort spirituelle, et qu’Il est la vie spirituelle. Nous devons donc le rechercher pour cette résurrection et cette vie.

« Marthe dit à Jésus : Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. » (Jean 11 :21) Elle était en train de dire que si Jésus avait été là, Lazare ne serait pas mort, mais elle ne comprenait pas encore que le Seigneur avait un plan dans ce qui était en train de se passer.

Marthe, elle, était à la recherche d’un Jésus « intercesseur ». Plus loin dans cette étude, je mettrai l’accent sur l’absolue nécessité des prières d’intercession de Jésus.

Pouvez-vous croire « Même maintenant » dans le degré de gravité de votre cas, que quoique ce soit que vous demandiez à Jésus, Dieu vous l’accordera ? « Même maintenant » dans des situations extrêmes, à des moments où il vous semble que toutes les ressources humaines s’y refusent ? Après avoir essayé de nous débrouiller, commençons-nous à raisonner humainement ?

Tout au long de l’Ecriture, nous voyons le contraste entre la foi et le raisonnement humain. La foi a des hauts et des bas. Il y a des moments où elle resplendit et nos cœurs sont alors remplis de chants joyeux. Il y a ensuite des périodes où la foi est plus effacée. Il y a des moments où nous nous servons de la logique humaine, où nous nous morfondons et où nous allons à l’encontre des choses de Dieu. Alors le Seigneur vient avec la puissance de la foi et nous ramène à notre bonne place.

Premièrement, considérons combien les voies de Dieu sont des chemins d’impossibilité humaine, avec ce « Maintenant même » il nous place dans une impossibilité totale sur le chemin du raisonnement humain.

Deuxièmement, la foi donnée par Dieu est révélée, « Même maintenant » à partir de la mort. Il y a la foi à recevoir, même à partir de la mort.

Troisièmement, « Même maintenant » « De nos jours » Dieu est glorifié par Ses propres œuvres. Après que tout raisonnement humain ait été exclu et que d’après la logique humaine, cela soit devenu impossible, même en de tels moments, Dieu est glorifié dans Son œuvre personnelle.

D’abord les voies du Seigneur sont des voies d’impossibilité humaine, et c’est dans ces voies d’impossibilité que le Seigneur nous amène. « Et voici une femme Cananéenne, qui venait de ces contrées, lui cria : Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon. Il ne lui répondit pas un mot, et ses disciples s’approchèrent, et ils lui dirent avec instance : Renvoie-la, car elle crie derrière nous. Il répondit : Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdue de la maison d’Israël. » (Mat 15 :22-24) Elle criait après Lui et le Seigneur Jésus lui a répondu, mais quelle fut Sa réponse ? Il lui a dit qu’Il n’était pas venu pour elle mais « pour les brebis perdues de la maison d’Israël » Pourtant « Même maintenant » même après un tel reproche de la part du Seigneur, elle n’a pas renoncé! « Mais elle vint se prosterner devant lui, disant : Seigneur, secours-moi ! Il répondit : Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. » (Mat 15 :25-26) A cet instant toutes les possibilités humaines se sont effacées. Elle est considérée comme un chien, c’est une Samaritaine, elle n’est pas une brebis perdue de la maison d’Israël. Elle ne fait pas partie de ceux vers qui Il a été envoyé, c’est un reproche terrible. Il lui a dit : Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux chiens ».

« Même maintenant » même dans une telle situation, dans un tel moment d’impuissance humaine, a-t-elle perdu la foi ? Non, parce la foi est là, non pas une logique humaine, c’est une foi donnée par Dieu, une foi qui ne peut être étouffée. C’était une foi donnée par le Seigneur Jésus-Christ, et c’est cette foi-là qui a prévalu : « Oui, Seigneur, dit-elle, mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. Alors Jésus lui dit : Femme ta foi est grande ; qu’il te soit fait comme tu veux. Et à l’heure même sa fille fut guérie. » (Mat 15 :27-28) Il ne s’agissait pas d’une foi découlant d’un raisonnement humain ni d’une croyance humaine, la foi qui était plantée dans son âme, était la foi que Dieu donne.

Un peu plus tôt, Marthe et Marie avaient cherché à ce que le Seigneur vienne, elles s’étaient mises à Sa recherche avant que Lazare ne meure. « Il y avait un homme malade, Lazare, de Béthanie, village de Marie et de Marthe, sa sœur. C’était cette Marie qui oignit de parfum le seigneur et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux, et c’était son frère Lazare qui était malade. Les sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. »(Jean 11 :1-3)

Les voies d’impossibilité humaine que Dieu utilise sont essentielles pour une personne qui comprend et qui marche sur le chemin de la croix car le Seigneur crucifie la chair et la logique humaine jusqu’à ce qu’il n’y ait plus qu’une seule chose qui domine : la foi que Lui donne. C’est la foi de Dieu qui agit dans le cas présent.

« Après avoir entendu cela, Jésus dit : Cette maladie n’est point à la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le fils de Dieu soit glorifié par elle. » (Jean 11 :4) Dieu voulait glorifier le Fils de Dieu, qui est le chemin de la vie, la résurrection et la vie, et même la résurrection après la mort. Si nous avons une foi vraie, donnée par Dieu, nous avons la foi pour croire que nous pouvons ressusciter de la mort. Parce que hors de la mort et de la mort spirituelle de nos cœurs, est amenée devant nous, la vie, une vie spirituelle.

« Lors donc qu’Il eut appris que Lazare était malade, Il resta deux jours encore dans le lieu où Il était, et Il dit ensuite aux disciples : Retournons en Judée. » (Jean 11 :6-7)

Le Seigneur va réaliser Ses plans au travers de nos épreuves et Il les réalisera pour Sa gloire : « Après avoir entendu cela, Jésus dit : Cette maladie n’est point à la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le fils de Dieu soit glorifié par elle. » (Jean 11 :4)

A présent, qu’en disent Ses disciples ? Il a dit à Ses disciples que cette maladie n’était pas à la mort, pourtant au verset 14 nous lisons « Alors Jésus leur dit ouvertement : Lazare est mort. » : Est-ce que cela signifie que le Seigneur s’est contredit ? Non, mais la logique humaine a besoin de faire une pause, Pourquoi ? Le Seigneur Jésus a dit « Cette maladie n’est pas à la mort. », cependant dans le verset 14 Il dit : « Lazare est mort. » et le verset 17 ajoute : « Jésus étant arrivé, trouva que Lazare était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre. » Déjà il avait commencé à se décomposer, déjà il sentait mauvais, pourtant Jésus avait dit que cette maladie « n’était point à la mort ». Est-ce que vous voyez l’épreuve de la foi qui met à bout la logique humaine ?

Le Seigneur a conduit Abraham par le chemin de l’impossibilité humaine, Il lui avait promis qu’Eliezer de Damas ne serait pas son héritier : « Mais c’est celui qui sortira de tes entrailles qui sera ton héritier. » (Gen 15 :4). Cependant après qu’Abraham eut séjourné 10 ans en Canaan, Sarah, son épouse, vint vers lui et dit : « Voici, l’Eternel m’a rendue stérile ; viens, je te prie, vers ma servante ; peut-être aurai-je par elle des enfants. Abram écouta la voix de Sarah. » (Gen 16 :2) Ce n’était pas un acte de foi, c’était de la logique humaine. Il y a une différence entre la foi et la logique humaine. Abraham alla vers elle parce que le Seigneur avait fait une promesse, mais qu’elle ne s’était pas réalisée après 10 années passées dans ce pays. Le verset ajoute : « Alors Saraï, femme d’Abram, prit Agar l’Egyptienne, sa servante, et la donna pour femme à Abram, son mari, après qu’Abram eut habité 10 années dans le pays de Canaan » (Gen 16 :3)

Il s’agissait de logique humaine, mais « Même maintenant »après avoir attendu pendant 20 ans, « Même maintenant »La parole du Seigneur reste debout : « Et Dieu dit à Abraham ; tu ne donneras plus à Saraï, ta femme, le nom de Saraï ; mais son nom sera Sara. Je la bénirai, et je te donnerai d’elle un fils ; je la bénirai, et elle deviendra des nations ; des rois de peuples sortiront d’elles.» (Gen 17 :15-16)

Voyez le raisonnement humain d’Abraham et la différence entre la logique humaine et la foi : « Abraham tomba sur sa face ; il rit et dit en son cœur : Naîtrait-il un fils à un homme de cent ans ? Et Sara, âgée de quatre-vingt dix ans enfanterait-elle ? » (Gen 17 :17) Toute possibilité humaine avait disparu, et lui tout comme elle étaient incapables d’avoir des enfants. Sa logique humaine lui disait que c’était impossible Le Seigneur l’avait amené jusque là avant de lui donner Isaac. D’un point de vue humain, Il a conduit Abraham dans une situation d’impossibilité humaine.

Joseph a été conduit à travers des voies d’impossibilité humaine : « Joseph eut un songe, il le raconta à ses frères, qui le haïrent encore d’avantage. Il leur dit : Ecoutez donc ce songe que j’ai eu Nous étions à lier des gerbes au milieu des champs ; et voici, ma gerbe se leva et se tint debout, et vos gerbes l’entourèrent et se prosternèrent devant elle. » (Gen 37 :5-7) Ce qui amena ses frères à le détester :

« Et ils le haïrent encore davantage, à cause de ses songes et à cause de ses paroles. » (Gen 37 :8) Du coté de l’impossibilité humaine, les frères de Joseph pensaient qu’ils ne verraient jamais de tels rêves devenir réalité : « Venez maintenant, tuons le, et jetons-le dans une des citernes ; nous dirons qu’une bête féroce l’a dévoré, et nous verrons ce que deviendront ses songes. »(Gen 37 :20) Ses frères étaient en train de faire en sorte qu’il soit impossible à ces rêves de se réaliser. Cela était en train de devenir une impossibilité humaine ; Ils allaient le tuer, ainsi ses rêves ne se réaliseraient jamais.

David a été amené à passer à travers des impossibilités humaines : « David dit en lui-même : je périrai un jour par la main de Saül ; il n’y a rien de mieux pour moi que de me réfugier au pays des Philistins, afin que Saül renonce à me chercher encore dans tout le territoire d’Israël ; ainsi j’échapperai à sa main. » (1 Sam 27 :1) David était en train de fuir parce que sa logique humaine lui disait qu’il lui était impossible de survivre en Israël.

David, au pays des philistins, était dans une grande détresse : Il était à Tsiklag et la ville fut incendiée. Ses épouses et ses enfants ainsi que les épouses et les enfants de tous ses hommes n’étaient plus là, ils avaient été emmenés en captivité. Quel allait être le comportement de David ? Il était en train de fuir devant Saül, et ses propres hommes parlaient de le lapider, comment pourrait-il jamais entrer en possession du royaume ? De quelle façon pouvait-il être soutenu? Cependant : « Mais David reprit courage en s’appuyant sur l’Eternel, son Dieu. » (1Sam 30 :6)

Il faut s’occuper de toute cette argumentation humaine que le Seigneur va enlever. D’un point de vue charnel, cela peut sembler impossible, mais le Seigneur veut nous montrer la différence entre la logique humaine et la foi salvatrice, une véritable foi qui sauve qui est un don qui vient de Dieu.

La foi donnée par Dieu est le second point qu’il nous faut traiter : une foi qui est donnée par Dieu et qui est révélée « Même maintenant » après que cela soit devenu humainement impossible. Quand la foi est éprouvée, elle flanche, mais seule la foi imputée prévaut. Si je fais quelque chose par ma foi, cela va échouer, mais la foi imputée par le Seigneur Jésus l’emportera.

La foi de l’apôtre Pierre a été éprouvée : « Le Seigneur dit : Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment. Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point ; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères. » (Luc 22 :31-32) Le Seigneur Jésus priait pour Pierre, afin que sa foi «ne défaille point » Après que tout les raisonnements humains aient été réduits ou épuisés, les armes éternelles de Christ apparaissent en dessous, il donne cette foi véritable qui sauve après que l’on ait été vidé de toute force humaine. Jésus lui a dit « Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point »

Examinez au verset 33 le raisonnement humain de Pierre : « Seigneur, lui dit Pierre, Je suis prêt à aller avec toi et en prison et à la mort. » (Luc 22 :33) Est-ce que c’était de la foi ? Non, ce n’était pas la foi que donne le Seigneur Jésus, parce que le raisonnement humain de Pierre devait être démoli : « Alors il commença à faire des imprécations et à jurer : je ne connais pas cet homme dont vous voulez me parler. » (Marc 14 :71) Nous voyons que le raisonnement de Pierre ainsi que ses forces humaines sont balayés. Toute la logique humaine doit être emportée loin parce que c’est pour la foi que le Seigneur Jésus a prié, cette foi que nous recevons de Dieu en cadeau et qui prévaudra. Nous ne connaîtrons pas cette foi avant que ne disparaisse tout raisonnement humain. Pierre a fait des imprécations et a juré en disant « Je ne connais pas cet homme dont vous mer parlez »Mais lorsque le Seigneur Jésus s’est retourné et a regardé Pierre, la foi véritable devint alors réalité, il sortit et pleura amèrement.

« Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu » (Eph 2 :8) C’est cette foi qui est donnée par Dieu qui prévaudra. Dans l’évangile de Matthieu au chapitre 16 et au verset 16, la foi de Pierre était affermie : « Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » Lorsque le Seigneur lui a donné la foi, Pierre a vu que Jésus est le « Christ le fils du Dieu vivant » et verset 17: « Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. » C’était l’authentique, la vraie foi que Dieu donne : « Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. Et moi je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clés du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. » (Mat 16 :17-19) C’est cela la foi agissante et salvatrice.

Voyez le raisonnement humain de Pierre quelques versets plus loin : « Dés lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. » (Mat 16 :21-22) Discernez-vous le raisonnement humain ? Et combien la foi monte et descend ? Lorsque le Seigneur nous donne la foi, nous sommes très forts, mais lorsqu’Il nous la retire, même le plus robuste devient faible. La foi, ce n’est pas quelque chose d’accessible par le pouvoir de notre pensée, ou bien quelque chose que l’on présente pour être agréé. Nous avons vraiment la foi, uniquement lorsque Dieu nous la donne et qu’elle fluctue en nous.

Ce même Pierre a reprit le Seigneur parce qu’il lui a dit ce qui allait arriver : Le Seigneur «..se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu mais celles des hommes. » (Mat 16 :23) Jésus est ici en train de s’occuper du raisonnement charnel de Pierre.

Il y a une grande différence entre la foi et la logique humaine et même les plus grandes personnalités de la foi ont à combattre la logique humaine. C’est très important de reconnaître et de faire la différence entre le raisonnement charnel et la foi salvatrice, cette foi que Dieu donne et qui fluctue et qui reflue. Lorsqu’elle est là, elle peut être forte, mais lorsqu’elle nous est retirée, nous pouvons faire toutes sortes de raisonnement, mais la foi est morte. Il est vraiment important que nous comprenions ces choses. « Je crois ! Viens au secours de mon incrédulité ! »

Dans l’évangile de Marc, nous voyons un homme : « Jésus lui dit : Si tu peux ! Tout est possible à celui qui croit. Aussitôt le père de l’enfant s’écria : Je crois ! Viens au secours de mon incrédulité ! » (Marc 9 :23-24) Il savait ce qu’était le flux et reflux de la foi, il savait que lorsque la foi resplendit, elle peut être vraiment forte, mais il connaissait également son propre cœur et avait réalisé la faiblesse de sa logique humaine.

La Foi d’Elie était ferme, il s’est tenu sur le Mont Carmel et a prié : « moi, Eternel, réponds-moi, afin que ce peuple reconnaisse que c’est toi Eternel, qui est Dieu, et que c’est toi qui ramènes leur cœur ! Et le feu de l’Eternel tomba, et il consomma l’holocauste, le bois, les pierres et la terre, et il absorba l’eau qui était dans le fossé. Quand tout le peuple vit cela, ils tombèrent sur leur visage et dirent : C’est l’Eternel qui est Dieu ! C’est l’Eternel qui est Dieu! » (1Rois 18 :37-39) C’était la prière de la foi.

Le Seigneur lui avait donné une grande puissance dans la prière, mais observons ce même homme dès le jour suivant : « Achab rapporta tout ce qu’avait fait Elie, et comment il avait tué par l’épée tous les prophètes. Jézabel envoya un messager à Elie, pour lui dire : Que les dieux me traitent dans toute leur rigueur, si demain à cette heure, je ne fais de ta vie ce que tu as fait de la vie de chacun d’eux ! Elie, voyant cela, se leva et s’en alla, pour sauver sa vie. Il arriva à Beer-Schéba, qui appartient à Juda, et y laissa son serviteur. Pour lui, il alla dans le désert où, après une journée de marche, il s’assit sous un genêt, et demanda la mort, en disant : C’est assez ! Maintenant, Eternel, prends mon âme, car je ne suis pas meilleur que mes pères » (1Roi 19 :1-4) Le même Elie a fui devant une femme, il se servait de sa logique humaine ! Où était passée sa foi ?

A travers de telles impossibilités humaines, le Seigneur fait Son œuvre et tout raisonnement humain doit céder. A quel moment la foi est elle forte ? Elle est forte dans des moments de totale impuissance humaine. Elie était assis sous un genévrier et demandait à mourir, où donc était la foi qu’il avait mise en pratique le jour précédent ? Il ne s’agit pas d’une foi dont vous et moi serions propriétaires, la foi est un don de Dieu. Le Seigneur ôte toutes les impossibilités de notre vie et nous donne la foi pour croire et nous affermir dans cette foi. La foi est un don de Dieu.

Marthe a donné libre cours à la foi qui lui était imputée : celle de voir son frère revenir de la mort. Si nous avons la véritable foi qui sauve, elle peut ressusciter des morts. Une personne qui est inconvertie est spirituellement morte. Nous devons donc prier pour une véritable résurrection, nous devons donc prier le Seigneur pour qu’il ressuscite cette personne de la mort, parce que sans la grâce de Dieu, cette personne est spirituellement morte. Nous avons besoin de la foi de prier pour la résurrection des morts. « Même maintenant » lorsque nous voyons la mort spirituelle, cela demande de la foi pour croire que Dieu va les ressusciter des morts

« Marthe dit à Jésus : Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais, maintenant même, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » (Jean 11 :21-22 ) Que voyons nous ? « Je crois, viens au secours de mon incrédulité ! » Qu’est-il donc arrivé à Marthe ? J’attire votre attention sur la foi qu’elle a à ce moment là, et sur ce qu’il va se passer quelques minutes plus tard : « Jésus dit : Otez la pierre. Marthe, la sœur du mort, lui dit : Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu’il est là » (Jean 11-39) Elle se servait de la logique humaine, elle n’avait pas la foi pour croire que Jésus pouvait le ressusciter des morts comme elle venait de lui dire : « Je sais, que même maintenant (après qu’il soit mort) quoique ce soit que tu demanderas à Dieu, Il te l’accordera. »

Voyez combien sa foi a baissé ! Notre foi a des hauts et des bas. Lorsque la foi est là, elle est très puissante. Lorsque la foi a été retirée (ce n’est pas une chose que nous pouvons prendre) nous sommes alors comme Marthe et nous utilisons notre logique humaine pour interroger la puissance pour laquelle nous venons tout juste de prier.

Les disciples de Jésus ne pouvaient concevoir le fait que Lazare était mort, comment auraient-ils pu concevoir cela, alors que Jésus leur avait dit : « Cette maladie n’est point à la mort ; mais elle est pour la gloire de Dieu. » A cet instant cependant, Il repose dans le tombeau, aucune logique humaine n’aurait pu concevoir ce que Jésus leur a dit. Ils étaient en train de demander une chose que Jésus avait déjà dit qu’Il voulait leur accorder. Cependant, d’après ce que voyaient leurs yeux de chair, chaque chose était contraire à cent pour cent de ce qu’ils s’attendaient à voir.

N’est-ce pas vrai dans nos vies quelquefois ? Nous prions et croyons que le Seigneur nous fait une promesse, mais nous commençons à présumer que certaines choses vont arriver parce que nous avons tout imaginé dans la façon que Dieu emploiera. Au lieu de cela, les choses fonctionnent à l’opposé de ce que nous attendions, cela nous est contraire et semble aller à l’opposé de ce que Dieu a promis. Que devons-nous dire ? Nous sommes-nous trompés ? Etait-ce une promesse que Dieu nous avait faite ? Tel était le dilemme auquel les disciples se trouvaient confrontés : « Après ces paroles il leur dit : Lazare notre ami, dort ; mais je vais le réveiller. Alors Jésus leur dit ouvertement : Lazare est mort Jésus étant arrivé, trouva que Lazare était depuis quatre jours dans le sépulcre. » (Jean 11 :11 et 17)

La foi d’Abraham avait des hauts et des bas : « Abraham tomba sur sa face ; il rit, et dit en son cœur : Naîtrait-il un fils à un homme de cent ans ? Et Sara âgée de quatre-vingt-dix ans, enfanterait-elle ? » (Gen 17 :17) Abraham a répondu au Seigneur avec une logique humaine. Où était sa foi ? Au plus profond de lui, il n’avait pas la foi. Abraham n’avait de la puissance dans la foi que lorsque le Seigneur la lui a donnée, mais cette foi fluctuait et refluait en lui. Le Seigneur a dit à Abraham qu’il allait accomplir la promesse qu’il lui avait faite 20 ans auparavant, pourtant son raisonnement humain ne le permettait pas. Avec sa logique charnelle, Abraham demanda : « Cet enfant sera-t-il de moi, moi, le centenaire à la fécondité disparue ? »

Abraham avait la foi lorsqu’il reçut Isaac dans une sorte de résurrection : « C’est par la foi qu’Abraham offrit Isaac, lorsqu’il fut mis à l’épreuve, et qu’il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses, et à qui il avait été dit : En Isaac sera nommée pour toi une postérité. Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts ; aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection. » (Héb 11 :17-19) La foi d’Abraham était grande lorsqu’il plaça Isaac sur l’autel. Lorsque le Seigneur lui a donné la foi, il a eu une foi assez forte pour croire que Dieu pouvait ressusciter Isaac. Son salut était en Isaac, car le Messie devait descendre d’Isaac. Il avait la foi de croire en la promesse d’Isaac et dans la promesse du Salut en Isaac. Il avait la foi parce que Dieu la lui avait donnée. Il pensait que Dieu était même capable de ressusciter Isaac de la mort. Voyez-vous la foi ? Nous devons avoir une foi comme celle de Marthe « Même maintenant » Même après qu’Abraham eut placé Isaac sur l’autel et qu’il eut pris le couteau pour le tuer, il avait la foi de croire de Dieu pourrait ressusciter son fils, « Même maintenant » dans une telle extrémité. C’était une foi véritable.

Abraham a reçu la promesse d’avoir un fils alors que son corps était considéré comme mort ? « Et, sans faiblir dans la foi, il ne considéra point que son corps était déjà usé, puisqu’il avait prés de cent ans, et que Sarah n’était plus en état d’avoir d’enfants. Il ne douta point par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu ; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu, et ayant la pleine conviction que ce qu’il promet il peut aussi l’accomplir. C’est pourquoi cela lui fut imputé à justice. » (Rom 4 :19-21) Dieu est glorifié dans une foi d’une telle force.

Dieu fut glorifié par la foi de Marthe qui avait la foi pour prier « même maintenant ». Dieu fut glorifié dans l’exhaussement de cette prière et de ressusciter Lazare de la mort, c’est dans l’exhaussement de telles prières qui sont des prières d’une foi véritable : « …ayant la pleine conviction que ce qu’il promet il peut aussi l’accomplir.. »

Jacob n’a jamais pu se résigner au fait que Joseph était mort. Le chapitre 37 et les versets 9 à 11 du livre de la Genèse nous parle de la façon dont Joseph a raconté son rêve à son père et à ses frères : « Il eut encore un autre songe, et il le raconta à ses frères. Il dit : J’ai eu encore un songe ! Et voici, le soleil, la lune et onze étoiles se prosternaient devant moi. Il le raconta à son père et à ses frères. Son père le réprimanda, et lui dit : Que signifie ce songe que tu as eu ? Faut-il que nous venions, moi, ta mère et tes frères, nous prosterner en terre devant toi ? » (Gen 37 :9-11) Son père l’a réprimandé simplement pour avoir raconté le rêve, mais le verset 11 nous dit : « Ses frères eurent de l’envie contre lui, mais son père garda le souvenir de ces choses. » (Gen 37 :11) Tout comme Marie qui méditait dans son cœur sur toutes ces choses, Jacob « garda le souvenir de ces choses »

Mais cette foi a également chancelé car il raisonnait humainement dans une période où la foi avait été retirée. « Jacob, leur père, leur dit : Vous me privez de mes enfants ! Joseph n’est plus, Siméon n’est plus, et vous prendriez Benjamin ! C’est sur moi que cela retombe. » (Gen 42 :36) La foi de Jacob était en train de chanceler. Dans Genèse 45 :24, Joseph : « …puis il congédia ses frères, qui partirent : Et il leur dit : ne vous querellez pas en chemin » Joseph a donné ses instructions à ses frères afin qu’ils disent à leur père qu’il était encore en vie : « Ils remontèrent de l’Egypte, et ils arrivèrent dans le pays de Canaan, auprès de Jacob, leur père. Ils lui dirent : Joseph vit encore, et même c’est lui qui gouverne tout le pays d’Egypte. Mais le cœur de Jacob resta froid, parce qu’il ne les croyait pas. Ils lui rapportèrent toutes les paroles que Joseph avait dites. Il vit les chars que Joseph avait envoyés pour le transporter. C’est alors que l’esprit de Jacob, leur père, se ranima ; et Israël dit : C’est assez ! Joseph, mon fils vit encore ! J’irai, et je le verrai avant que je meure. » (Gen 45 :25-28) Pendant vingt ans, Jacob n’a pu concevoir la mort de Joseph. Pourquoi ? Parce qu’il y avait là une promesse, Le Seigneur, dans un rêve, avait montré à Joseph ce qu’il allait devenir, mais, toutefois, cela ne s’était pas encore réalisé.

Il en a été de même avec les disciples, Jésus a dit : « Cette maladie n’est pas à la mort » Pourtant Lazare était dans le tombeau depuis quatre jours. Combien de fois, il nous semble dans notre expérience, que toutes les choses que le Seigneur nous a promises se retournent contre nous et deviennent des impossibilités parce qu’il nous fait alors passer à travers des impossibilités humaines. Il rend les choses absolument irréalisables selon la logique des hommes avant de réaliser ses promesses.

C’est ce que nous constatons avec Jacob : Il observait et méditait ces choses dans son cœur, mais il a dit ensuite : « Joseph n’est plus, Siméon n’est plus, et vous voulez emmener Benjamin loin : toutes ces choses sont contre moi. » Il ne comprenait pas que le Seigneur, pour accomplir ses promesses, se servait de chacune des épreuves que Jacob traversait. Ces circonstances étaient utilisées pour amener Joseph dans une situation où ses frères auraient à se prosterner devant lui. Il ne comprenait pas les voies de Dieu et dans son raisonnement humain, sa foi chancelait et avait vraiment beaucoup diminué. Lorsque le Seigneur revient avec la foi et qu’Il révèle l’accomplissement de Ses promesses, alors nos cœurs peuvent à nouveau se réjouir et chanter devant Lui.

Dans le premier livre de Samuel, il nous est dit que la foi de David chancelait : « David dit en lui-même : je périrai un jour par la main de Saül ; il n’y a rien de mieux pour moi que de me réfugier au pays des Philistins, afin que Saül renonce à me chercher dans tout le territoire d’Israël ; ainsi j’échapperai à sa main. » (1 Sam27 :1) David avait été oint roi ; il savait qu’il devait devenir roi, mais voyez comment son raisonnement humain se retournait contre lui : il devait échapper à la main de Saül, il courut au pays des Philistins, et c’est là qu’il chercha la sécurité.

Mais que lui arriva-t-il dans le pays des Philistins ? La ville de Ziklag fut brûlée, et le Seigneur se servit de cet incendie pour conduire David hors du territoire des Philistins. La vie de David semble se terminer, c’est juste un dernier détour avant qu’il ne devienne roi. Quand il quitta Ziklag, il partit pour Hébron où il fut oint roi. Et c’est alors que l’accomplissement de l’impossible promesse a eu lieu. Ses propres hommes avaient parlé de le lapider, mais dans une telle extrémité, Il se tourna vers le Seigneur et s’affermit en Lui : « David fut dans une grande angoisse, car le peuple parlait de le lapider, parce que tous avaient de l’amertume dans l’âme, chacun à cause de ses fils et de ses filles. Mais David reprit courage en s’appuyant sur l’Eternel son Dieu. » (1 SAM 30 :6)

Ce fut lorsque la foi de David eut été restaurée, dans une situation de totale impossibilité humaine, alors que tout semblait être dans une impasse et que ses propres hommes s’étaient retournés contre lui, qu’il reprit courage dans le Seigneur, et le Seigneur donna à David une force surnaturelle, et il alla avec la force de sa foi. « Alors David et le peuple qui était avec lui élevèrent la voix et pleurèrent jusqu’à ce qu’ils n’eussent plus la force de pleurer. »(1 Sam 30 :4) David et ses hommes s’étaient tellement fatigués « Qu’ils n’avaient plus la force de pleurer » Ils étaient excédés et à bout de forces, ils avaient pleuré jusqu’à ce « Qu’ils n’aient plus la force de pleurer »

Le livre du prophète Samuel nous relate : « David continua la poursuite avec quatre cent hommes ; deux cent hommes s’arrêtèrent, trop fatigués pour passer le torrent de Bésor. » (1Sam 30 :10) Pourquoi est-il donc parti avec 400 hommes au lieu de 600 ? Deux cent étaient si faibles qu’ils ne purent traverser le torrent. Arrêtons-nous un instant et pensons à David qui était très fatigué et très faible mais qui alla de l’avant avec une force surnaturelle. Il a poursuivi ses ennemis toute la nuit et le matin suivant, il se trouva devant le camp où se trouvait le butin : « David les battit depuis l’aube du jour jusqu’au soir du lendemain, et aucun d’eux n’échappa, excepté quatre cents jeunes hommes qui montèrent sur des chameaux et s’enfuirent. » (1 Sam 30 :17) Après que deux cents hommes trop faibles n’aient pu traverser le torrent, David avec quatre cents hommes a encore voyagé toute la nuit, pour se trouver en face de l’armée adverse au lever du jour et il a combattu au corps à corps pendant trente six heures. Voyez une chose humainement impossible, et voyez la force surnaturelle que le Seigneur a donnée à David ainsi qu’à ses quatre cents hommes et comment ils obtinrent la victoire et ramenèrent le butin. De là, ils se rendirent à Hébron où David devint roi.

Voyez-vous comment le Seigneur nous amène à passer à travers des choses impossibles aux hommes ? La foi resplendissait, et par cette foi David avait une force considérable, mais lorsqu’il s’est enfuit de la terre d’Israël, il a dit : « je périrai un jour par la main de Saül. » car il se servait de sa logique humaine. La foi véritable est vraiment un pilier qui nous donne une foi d’une telle force que nous pouvons aller là où il est impossible d’aller humainement.

Notre troisième point consiste en ce que « Même maintenant » « Aujourd’hui » Dieu est glorifié par ses propres œuvres. « Rassemblez-moi mes fidèles, qui ont fait alliance avec moi par le sacrifice.»(Psa 50 :5) Lorsque Abraham a placé Isaac sur l’autel, Dieu a été glorifié. Lorsque David a été capable de tout sacrifier, il était capable d’avancer avec la force du Seigneur, et lorsque nous sommes capables d’avancer et de faire ces sacrifices, Dieu est glorifié.

Un jour Dieu a mis ce verset puissamment dans mon cœur : « Rassemblez-moi mes fidèles, qui ont fait alliance avec moi par le sacrifice.»(Psa 50 :5) Le Seigneur veut que ceux qui se rassemblent devant Lui soient capables de sacrifier tout ce qu’ils ont et qu’ils soient capables de placer « leur Isaac » sur l’autel. Lorsque vous avez placé votre « Isaac » sur l’autel, les cieux s’ouvrent alors et la voix de Dieu se fait entendre. Lorsque nous aurons été capables de placer notre « Isaac » sur l’autel, nous allons constater que le Seigneur répond à nos prières, ce qui inclut notre salut, ou bien le salut des personnes qui nous sont chères et pour lesquelles nous prions. Nous devons être capables de dire : « toutefois Seigneur, non pas ma volonté mais la tienne » Dans notre cœur nous devons être capables de travailler durement, ainsi qu’une femme qui enfante tout en disant : « toutefois Seigneur, non pas ma volonté mais la tienne » Nous devons être capables de prier avec une foi qui croit que Dieu nous accordera ce que nous demandons pour l’amour de Son nom, parce que c’est le Seigneur qui nous a donné cette prière.

Quand nous comprenons la foi telle que je viens de l’expliquer, quand nous peinons dans la foi, nous comprenons que c’est le Seigneur qui donne la foi, c’est le Seigneur qui donne la prière, et le Seigneur qui répondra à cette prière. Lorsque nous commençons à raisonner humainement, nous comprenons alors que cela ne vient pas du Dieu qui donne la foi. La foi que le Seigneur a donnée, c’est la foi de mettre notre « Isaac » sur l’autel et c’est une prière à laquelle le Seigneur va répondre, nous pouvons alors prier croyant que nous allons recevoir parce que c’est le Seigneur qui nous l’a donné.

La foi donnée pour aujourd’hui, est pour aujourd’hui : « Tous les matins, chacun ramassait ce qu’il lui fallait pour sa nourriture ; et quand venait la chaleur du soleil, cela fondait » (Exo 16 :21) Le peuple ramassait la manne chaque matin. Nous ne recevons pas aujourd’hui une foi qui va durer pendant les vingt prochaines années. Notre foi d’aujourd’hui ne concerne pas hier, pas plus que demain, notre foi aujourd’hui est notre foi pour le jour présent. Le Seigneur renouvellera notre force jour après jour : « Souviens-toi de tout le chemin que l’Eternel, ton Dieu, t’a fait faire pendant ces quarante années dans le désert, afin de t’humilier et de t’éprouver, pour savoir quelles étaient les dispositions de ton cœur et si tu garderais ou non ses commandements. Il t’a humilié, il t’a fait souffrir de la faim, et il t’a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que n’avaient pas connue tes pères, afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Eternel. » (Deut 8 :2-3)

Nous ne pouvons prendre aujourd’hui pour nourriture la manne que nous avons reçue hier. Quand le Seigneur ôte la foi, tout comme Il l’a fait avec Elie, nous sommes laissés sous un genévrier et nous avons peur. Même si aujourd’hui nous avons une foi solide, nous avons besoin de recevoir la foi pour demain. Nous avons besoin que le Seigneur nous nourrisse jour après jour, nous avons besoin de foi jour après jour. Notre religion est une religion au jour le jour. Nous ne pouvons pas avoir aujourd’hui une foi suffisante qui puisse durer jusqu’à la fin de notre vie, parce que demain nous aurons besoin d’une foi nouvelle et cela tout à nouveau chaque jour. Il « t’a humilié, il t’a fait souffrir de la faim, et il t’a nourri de la manne ».

Quarante est le chiffre de la plénitude : « tout le chemin que l’Eternel, ton Dieu, t’a fait faire pendant ces quarante années dans le désert » C’est une chose qui dure une vie entière, une chose qui commence à notre conversion et qui durera toute notre vie au fil des jours. Sa fidélité se renouvelle chaque nuit : « Il est beau de louer l’Eternel, et de célébrer ton nom, Ô Très-Haut ! D’annoncer le matin ta bonté, et ta fidélité pendant les nuits. » (Psa 91 :2-3) Ce n’est pas une chose que nous pouvons obtenir aujourd’hui et qui peut continuer demain, nous devons être nourris chaque jour.

Lorsque nous sommes en train de prier le Seigneur pour une grâce pressante pour nos biens aimés et pour nous-mêmes, nous prions pour une résurrection de la mort : « Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés. »(Eph 2 :1) Lorsque nous amenons nos biens aimés devant le Seigneur, nous devons réaliser qu’ils sont spirituellement morts. Nous devons avoir la foi de recevoir pour eux la résurrection ainsi qu’Abraham l’a fait avec Isaac car nous sommes alors en train de prier pour une résurrection de la mort.

Voyons-nous un ami cher parmi des objets funéraires ? L’évangile de Marc au chapitre 5 et au verset 3 parle d’un homme inconverti qui était comme mort spirituellement. Ceci nous montre non seulement cet homme comme littéralement forcené, mais cela nous montre également que chaque personne est folle spirituellement de par nature. Le verset 3 nous dit :« Cet homme avait sa demeure parmi les sépulcres, et personne ne pouvait plus le lier, même avec une chaîne » (Marc 5 :3) Vous êtes-vous aperçu si votre bien aimé marche dans une folie spirituelle au milieu des objets funéraires ? Vous ne pouvez pas le dompter, vous ne pouvez pas le changer pas plus que le convertir, vous ne pouvez y arriver. Les versets 4 et 5 nous disent : « Car souvent il avait eu les fers aux pieds et avait été lié de chaînes, mais il avait rompu les chaînes et brisé les fers et personne n’avait la force de le dompter. Il était sans cesse, nuit et jours dans les sépulcres et sur les montagnes, criant, et se meurtrissant avec des pierres. » (Marc 5 :4-5) C’est dans cet état spirituel que nous devons voir nos bien aimés. Ils sont parmi les tombes et les objets funéraires, ils sont véritablement spirituellement morts. Ils pleurent et se mettent dans des situations encore plus graves, mais « Même maintenant » lorsque nous voyons quelqu’un dans une telle situation, nous devons avoir la foi de croire que « même maintenant » le Seigneur va répandre Sa grâce dans leurs cœurs.

Si nous prions, nous devons prier en croyant que nous allons recevoir. Lorsque nous prions pour un bien aimé dans une telle situation, ce n’est que par la puissance de la grâce que lui, ou elle, pourront être ramenés à la vie. Vous ne changerez pas cette personne avec votre amour et vos exhortations, car elle est morte spirituellement. Nous demandons à ce que ces personnes ressuscitent et nous devons réaliser le cas d’urgence d’une telle situation. Cela doit devenir un travail spirituel d’enfantement et cela doit se faire dans une foi véritable. Pouvons-nous prier pour qu’ils reviennent de cette mort ?« Nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendu la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés) ; Il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ. » (Eph 2 :5-6)

C’est seulement pour la gloire de Dieu qu’il répand le salut dans votre âme, dans mon âme ou dans l’âme de vos enfants. Nous devons prier pour que le Seigneur vienne avec cette grâce régénératrice. Cette foi est un don : « Mais j’ai prié pour toi, pour que ta foi ne défaille pas. »C’est la prière d’intercession de Christ qui amène la foi et nous ne serons jamais capables de le faire.

Marthe avait demandé les prières d’intercession de Jésus : « Mais, maintenant même, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera.» (Jean 11 :22) L’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables, l’Esprit de Christ amène la prière dans notre âme, mais c’est la prière de Christ devant le Père qui produit des résultats.

Nous avons besoin de la prière d’intercession de Christ, et Christ intercède vraiment. Nous lisons dans l’évangile de Jean : « Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut, et dit : Père, je te rends grâce de ce que tu m’as exaucé.»(Jean 11 :41) Est-ce que Jésus a dit simplement : « Lazare sors ?» Non ! Marthe avait demandé une prière d’intercession, elle avait dit : « Mais, maintenant même, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera.» (Jean11 :22) et les versets 41 à 43 disent : « Pour moi, je savais que tu m’exauces toujours ; mais j’ai parlé à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. Ayant dit cela, Il cria d’une voix forte : Lazare, Sors ! » (Jean 11 :41-43)

Marthe avait demandé une prière d’intercession et c’est ce que le Seigneur Jésus a démontré dans Sa prière devant le Père. C’est par la puissance de la Parole de Christ que Lazare est sorti. Notre espoir et notre consolation se trouvent dans la puissance de la Parole de Dieu. Lorsque nous prions pour nos bien aimés, nous devons prier ainsi : « Seigneur, puisse, même maintenant, le pouvoir de Ton Esprit, ainsi que le pouvoir de Ta Parole agir en eux, puissent-ils ressusciter par le pouvoir de la Parole. » Nous ne pouvons rien de par nous-mêmes, mais c’est la puissance de la Parole de Dieu qui va les ramener à la vie.

Jésus a dit que cette maladie était pour la gloire du Fils de Dieu. Le Fils de Dieu sera glorifié dans le salut de chaque pécheur. Nous devons toutefois invoquer Son nom. Nous devons invoquer Dieu, dans le nom de Son Fils, pour l’honneur, la louange et la gloire de Son fils, ce « maintenant même » au milieu de toutes les impossibilités humaines. Même lorsqu’il nous semble que tout va à l’opposé de ce qui nous a été promis, ce « même maintenant. » pourra être honoré pour l’amour de Son nom et pour cet amour de Son nom, non pour notre amour, il exaucera. Nous avons tout perdu à cause du péché, mais à cause de l’amour de Son nom, Il exaucera.

Lorsque nous nous trouvons dans des situations impossibles, dans notre famille, avec nos enfants, avec nos bien-aimés ou bien encore dans n’importe problème que nous présentons à Dieu, Il y a beaucoup de consolation à savoir que le Seigneur vient avec la puissance de la prière. Par la foi, nous pouvons déposer notre requête devant le Seigneur, non point en nous servant de la logique humaine mais en nous servant de la puissance de la prière. Lorsque nous parvenons à faire la distinction entre la foi et le raisonnement humain, alors nous pouvons prier en croyant que nous allons recevoir parce que c’est la foi de Christ qui nous donne le pouvoir de prier et de déposer nos requêtes devant Dieu. Ensuite, nous ne sommes pas simplement en train de nous servir de notre logique humaine pour expliquer ceci ou cela, mais nous prions pour ce que nous croyons être la volonté de Dieu dans le nom de Jésus-Christ.

Prier dans le nom de Jésus-Christ, veut dire demander Sa prière d’intercession, croire qu’Il va venir devant le tribunal du Ciel et plaider notre cause sur la base de Ses mérites, sur la base de Son sang versé, sur la base de Sa justice parfaite et de Sa parfaite obéissance. C’est sur la base de Ses mérites que nous pouvons recevoir ce pour quoi nous intercédons.

Il est vraiment important que nous priions en croyant que nous allons recevoir, car si nous marchons avec notre logique humaine, cela nous semblera impossible. Allons avec respect envers le Seigneur, qui est notre seul espoir et notre salut, venons devant Lui avec une foi qui croit que nous allons recevoir, et prions Dieu pour qu’Il nous donne la foi. Une des choses les plus importantes que nous voudrions Lui demander, c’est qu’Il nous accorde l’Esprit de la grâce véritable et de la supplication, qu’Il nous accorde de faire une vraie prière, et que nous puissions vraiment venir devant le Père dans le nom de Son Fils. Amen

Texte traduit par François Noël.
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