Mais pourquoi mon mari tarde-t-il tant à se convertir ?

Mais pourquoi mon mari tarde-t-il tant à se convertir ?

« Mon mari est trop hostile. Jamais il ne se convertira. »

Qui sait ?

L’expérience montre que ce sont les plus hostiles à l’évangile qui deviennent les plus zélés pour le Seigneur quand ils se convertissent. L’exemple le plus connu est sans doute celui de Paul, persécuteur de chrétiens, qui devient apôtre de Jésus Christ. Mais les exemples contemporains sont nombreux également. Les témoignages de ces personnes sont souvent très forts, peut-être parce qu’ils se rendent vraiment compte de quoi ils ont été sauvés.

L’hostilité actuelle d’un mari incroyant n’est donc pas nécessairement à considérer comme une perte de temps. Nous sommes en droit de penser qu’une fois converti, il sera de ceux qui rachèteront le temps et que son témoignage emportera des foules.
Mais il existe d’autres bonnes raisons de ne pas s’impatienter.

Si mon mari résiste longtemps, c’est peut-être parce que moi je ne suis pas prête.

En effet, comment vais-je vivre les bouleversements que va engendrer la conversion de mon mari ?

Suis-je prête à entendre « Je te l’avais bien dit qu’il se convertirait et qu’il suffisait d’y croire » ?

Que deviendront ma foi, mon zèle, ma dépendance au Seigneur si mon mari se convertit ? N’est-ce pas grâce à l’adversité que j’ai dû surmonter dans mon couple, que ma foi et ma détermination ont grandi ? Ma foi restera-t-elle aussi ardente si je n’ai plus à me battre ?

Si mon mari se convertit, autrement dit s’il se saisit de l’autorité spirituelle que Dieu lui a confiée pour notre foyer, l’organisation de ma vie chrétienne risque d’être bousculée. Peut-être dois-je me préparer à l’idée de changer d’église pour suivre mon mari dans celle qu’il aura choisie. Suis-je prête à supporter ces changements ?

Si mon mari tarde à se convertir, c’est donc peut-être qu’il reste en moi-même certaines choses à régler. Dieu attend peut-être, pour l’éclairer, que je sois suffisamment solide pour accueillir sa conversion. 

Ce temps d’attente, il m’appartient de le mettre à profit pour affermir ma foi avant les bouleversements, m’apprêter à me soumettre différemment à mon mari, et... préparer la fête.

Luc 15:10 : « De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. » Qu’il y en ait également devant les hommes.



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