Mais que reste-t-il, quand il ne reste plus rien ?

 Mais que reste-t-il, quand il ne reste plus rien ?

Je caressais sa pauvre main toute ridée. Elle était allongée là, dans son lit d’hôpital, pâle, inerte, n’ayant dans sa bouche que quelques légers souffles saccadés. Sa vie était en train de s’évaporer.

C’était la fin, après un dernier sursaut d’amélioration, ce n’était plus à nouveau qu’une petite flamme en train de s’éteindre doucement.

Depuis des mois, elle nous quittait chaque jour un peu plus. Ces derniers temps, elle ne pouvait même plus parler. Dans ses courts moments d’éveil, quand on lui parlait, elle répondait en hochant la tête. Il fallait savoir décoder : elle faisait «oui» de la tête pour dire «non», et «non» pour dire «oui». Aucun son ne sortait plus de sa bouche. Mais un jour, une sœur qui lui rendait fidèlement visite a eu l’immense surprise...de l’entendre fredonner un vieux cantique. Il ne restait plus une goutte de vie dans son pauvre corps malade, aucune parole, aucune mémoire, mais la seule chose qui lui restait, c’était un chant de louange à l’Eternel.

Quand on a aimé Dieu, et qu’on l’a servi toute sa vie, la seule chose qui reste quand il ne reste plus rien, c’est le précieux dépôt accumulé pendant des années d’adoration et de communion avec Dieu. C’est bien là qu’est notre vrai trésor. La vie passe, mais la précieuse richesse que nous accumulons patiemment dans présence de Dieu, reste, elle, jusqu’au dernier souffle.

On n’emporte là-haut ni maison, ni vêtement, ni famille, ni bijoux, ni compte en banque. Comme le dit Job dans son dépouillement : « Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre » (Job 1 :21). Mais quand je regarde cette chère grand-mère, mon cœur est rempli de joie, car elle part avec un trésor, le seul trésor qui reste quand il ne reste plus rien.

Et vous, quel trésor emporterez-vous ?



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