Mariage et adoption pour les couples homosexuels: On en parle ?

La Garde des Sceaux du gouvernement français, vient de faire une déclaration annonçant très prochainement la promulgation de lois autorisant le mariage entre deux personnes de même sexe, ainsi que l’adoption d’enfants par des couples homosexuels.

 

Nous savions que cela allait arriver, mais maintenant, nous y sommes !

 

Que faire en tant que responsables d’oeuvres chrétiennes ? Quelle position adopter en tant que disciples de Jésus ?

 

Comment communiquer sur ce sujet sans juger, condamner ou jeter d'opprobre sur autrui, ce que Christ lui-même ne fit pas sur les pécheurs de sa génération ?

 

Les évangiles nous apprennent que Jésus passait la plupart de son temps en compagnie des gens jugés «de mauvaise vie»: prostituées, voleurs, soldats romains, samaritains... A ceux qui s’en offusquaient, il répondit que «c’étaient les malades qui avaient besoin d’un médecin et pas ceux et celles qui se croyaient déjà justes par eux-mêmes».

 

Y avait-il des homosexuels dans le groupe qui suivait Jésus ? Pourquoi pas ? Si la Bible ne le dit pas clairement, rien ne nous empêche de le penser, sans dénaturer l’Ecriture. En tout cas, cette pratique existe bien depuis le début de l’humanité, Moïse y fait d’ailleurs allusion dans les livres du Pentateuque.

 

L’homosexualité est une question d’une extrême complexité, aux causes multiples, où nul ne gagne à vouloir simplifier ou généraliser les cas et les situations. Il n’y a pas une homosexualité, mais des homosexuels, avec leurs vécus, leurs aspirations et leurs souffrances.

 

De la Genèse à l’Apocalypse, cependant, l’Ecriture est claire: Le plan Divin a toujours été et reste aujourd'hui encore, d’unir un homme et une femme dans le cadre du mariage, afin d’y démontrer par leur amour mutuel, un modèle de l’amour de Dieu pour eux-mêmes et pour les enfants qui grandiront au sein de leur union.

 

A cause de la chute originelle, le péché est venu tout contrarier, gâcher, détruire. Les familles se déchirent, les hommes et les femmes se livrent à une sexualité en dehors des marques voulues par Dieu pour leur épanouissement et leur protection. Tout est confusion et perte de repères. 

 

Notre nature a été corrompue physiquement, émotionnellement et spirituellement par le péché. Voilà la cause de tous nos maux.

 

Il n’y a pas de différence à ce niveau entre les péchés. Tous ont rendu nécessaire, avec la même violence, la mort de Jésus à la croix. 

 

«Car tous les hommes ont péché et sont privés de la gloire de Dieu». «Le salaire du péché c’est la mort (et la perdition éternelle) mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ, notre Seigneur» pour tous. (Romains 3 & 6)

 

Jésus aime les homosexuels, tous, sans exception. Il les a pardonnés.

 

Mais, non, il n’approuve pas l’homosexualité, pas plus que l’adultère ou la fornication. La Bible, ne laisse aucun doute à ce sujet. (Gen.19; Jug.19; Lev. 18:22;  & 20:13; Rom. 1: 18-22; 1Cor.6:9-10; 1Tim. 1:9-10)

 

Nous avons un rôle à tenir: D’une manière générale, l’Eglise a manqué, au début des années 80 avec l’arrivée du SIDA dans les communautés homosexuelles, une occasion exceptionnelle de démontrer l’amour du Christ, pour ces personnes atteintes par la maladie. 


Au lieu de leur témoigner de la compassion par une entraide concrète, trop souvent du haut de l’estrade, nous avons entendu prêcher une condamnation divine "méritée" sur ceux et celles qui étaient malades. Oubliant que nous sommes toujours au temps de la grâce et que le jugement appartient à l’Agneau de Dieu seul et pas à nous, ses rachetés. 

 

Cette attitude des croyants a parfois été à l’origine du rejet de l’évangile par ces communautés.

 

Ne recommençons pas aujourd’hui la même erreur !

 

Au nom de quoi jugerions-nous les péchés d’autrui comme moins dignes de pardon que les nôtres? Avons-nous oublié, que nous aussi, ne sommes que des pécheurs délivrés par grâce ?

 

Que faire alors ? Laisser faire et dire au nom de l’égalité de tous devant le péché ?      NON !

 

Ne nous y trompons pas: Ouvrir cette possibilité de construire des familles homoparentales est une atteinte directe contre la famille traditionnelle, structure indispensable au développement de l’enfant jusqu’à son stade adulte, fondation qui sous-tend toute société humaine. 

 

Ne rien dire, serait pour l’Eglise la pire des options. Il y a des situations, où se taire devient un péché. 

 

Dietrich Bonhoeffer, pasteur allemand victime de la barbarie nazie, dit un jour ceci: 

 

«Se taire face au mal, est un mal en soi».

 

Notre rôle n’est pas de juger ceux et celles qui s’y engouffreront, mais de les avertir, que cela va à l’encontre du modèle établi par Dieu. Que beaucoup de souffrances et de confusion en résulteront et par là-même, un endurcissement des coeurs à l’égard du message du Sauveur. 

 

Nous serons sans doute, ridiculisés, méprisés, traités de tous les noms par les médias et  par des associations qui au nom de la liberté d’expression, voudront nous supprimer la nôtre. Il nous faudra savoir tenir bon dans l’amour et résister à la tentation d’une condamnation sèche.

 

Annonçons et vivons toute la Parole de Dieu, avec le même amour, patience et compassion que le Christ à pour nous, à l’égard de nos propres péchés. 

 

Tendons-leur la main, accueillons-les dans nos assemblées !

 

Rappelons à notre génération perdue, où «chacun fait ce qui lui semble bon», que l’homosexualité est une mauvaise solution parmi d’autres, à une détresse, un besoin d’écoute et de fraternité humaine.

 

Rappelons que Christ est mort à la croix pour nous donner le salut. Qu’il apporte la délivrance aux souffrances de chaque être humain. Qu’Il est la réponse à l’homosexualité.

 

Il a pour chacune de nos vies, un projet d’avenir et une espérance pour l’au-delà. 

 

Méditons: Matthieu 25: 31-46.

 

 

 

 

 



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39 commentaires
  • FB.serge.bouka Il y a 3 années, 6 mois

    Je pense que tout est un choix. Nous choisissons de nous soumettre à Dieu ou de ne pas le faire. Ève a choisi d'obéir au serpent. Adam a choisi d'écouter sa femme plutôt que Dieu. Jésus a choisi de mourir à la croix pour chacun de nous, homosexuels ou hétérosexuels. Nous passons notre vie sur terre à faire des choix.RIEN ne nous est imposé.
  • ptitdavid Il y a 4 années, 7 mois

    Je suis d'accord avec l'article et beaucoup de commentaires, mais quant à la participation à un mariage homo, qu'en est il ? Si l'on a des amis homo, ne serait ce pas un rejet que de refuser d'assister à la célébration de leur mariage ?
  • jacques2 Il y a 5 années, 7 mois

    pour moi un péché n'est pas grand ou petit il est péché et ont doit partager la parole avec amour sa juger et laisser cette parole de Dieu faire son oeuvre
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