Mieux savoir ce qui me nourrit

Mieux savoir ce qui me nourrit

Croire la parole de Dieu me nourrit. Croire en Jésus crucifié et ressuscité me nourrit. Obéir à la parole de Dieu me nourrit. Triple pain par lequel Dieu me donne ce qui est de lui, pour me façonner selon son dessein.  

Dieu nous a engendrés par la parole de vérité

Celle qui est esprit et vie (Jean 6.63). Né de cette parole, l’homme nouveau ne trouve ses nutriments que dans cette parole-là, celle qui demeure éternellement (1 Pierre 1.25). Dès le début Dieu insiste sur le fait que même la nourriture physique contient de la vie : je vous donne toute herbe porteuse de semence et tout arbre fruitier porteur de semence, ce sera votre nourriture (Genèse 1.29). Certes le blé complet - contenant son germe - nourrit mieux que le pain blanc, mais il y a dans ce verset un sens spirituel que Dieu annonce à Adam et Ève (mais pas aux animaux pourtant nourris de la même herbe, Genèse 1.30). Il donne vie et force à mon cœur par l’Écriture, l’Écriture qui est celle de l’Esprit de Dieu et de Jésus, Jésus qui est lui-même la Parole éternelle. 

Quand nous aimons et ‘buvons’ la parole de Dieu elle alimente notre homme intérieur. Elle y pénètre et y loge, elle le constitue et l’équipe : que le parole de Christ habite en vous avec sa richesse (Colossiens 3.16). Ce lait spirituel nous est donné par Dieu avec trois objectifs. D’une part, nous faire croître dans sa grâce et sa paix, dans la foi et la joie, etc. D’autre part, compenser en nous une déperdition spirituelle due à la chair ou aux tentations (Romains 8.13) qui ‘déshydratent’ l’homme nouveau. D’autre part aussi, développer des anticorps. Ainsi, fuir les convoitises du monde va amplifier notre part de communion à Dieu (2 Pierre 1.4). 

Ma chair est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment un breuvage

Jésus a dit ces mots avec l’enjeu suivant : croire en lui (Jean 6.29) ou pas (Jean 6.36). Voici la volonté de mon Père : que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle (Jean 6.40). Sur fond de manne et de multiplication des pains, Jésus affirme : ce n’est pas Moïse, mais mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel (Jean 6.32). Puis il fait le parallèle entre croire et manger : quiconque croit au Fils a la vie éternelle (Jean 6.40), et : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement (Jean 6.51). Jusque là le message est simple : croire en Christ fait vivre. Mais Jésus ajoute : et le pain que je donnerai c’est ma chair pour la vie du monde (Jean 6.51), et même : si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez son sang, vous n’avez pas la vie en vous (Jean 6.53). Le message est grave : c’est par son corps meurtri et son sang versé que Christ donnera la vie. Il faudra croire à ce sacrifice et en recevoir la vie, un peu comme on se fie à la nourriture pour vivre (voir l’étroit parallèle entre les versets 40 et 54). Et, ayant cru à ce sacrifice, il faudra continuer d’y appuyer toute notre foi. Croire en Jésus généreux prophète (Jean 6.14) ne suffira pas, il faudra croire en Jésus crucifié ! 

Pour un racheté, seule convient la nourriture qui vient du Crucifié ressuscité

En effet, sans la croix, je ne suis pas né de nouveau. Or la Parole de vie (le Logos) n’est pas une énergie ésotérique mais Jésus Christ incarné - crucifié - ressuscité. C’est lui qui me rencontre dans les Écritures, c’est lui qui nourrit ma foi, c’est lui qui m’apprend à faire la volonté de Dieu. 

Remarque : la communion à Dieu occasionne diverses émotions. L’émotion n’est pas un problème, sauf si je crois que c’est elle qui nourrit (pour comparaison, la vue ou l’odeur d’un bon repas jouent un rôle mais c’est le repas qui nourrit). Si je cherche mes forces spirituelles dans l’émotion que me procure un style particulier de louange ou de prédication, et guère dans l’Écriture, je serai malnutri. 

Jésus a dit : ma nourriture est de faire la volonté de mon Père

Jésus a toujours montré que, soit éternellement soit incarné, il vit par le Père (Jean 6.57) ; mais il a ajouté l’éclairage suivant : obéir à Dieu nourrit. Comment ? Faire la volonté de Dieu revient à appliquer sa parole et ainsi en remplir ma journée et mon âme. La parole de vie, déjà reçue par la lecture et l’écoute de foi, se logera mieux en moi et me fortifiera mieux par mon obéissance. Agir selon Dieu muscle la foi, l’espérance, l’amour ! Mes muscles physiques se développent quand je mange et quand je les fais travailler. De même, mon être intérieur se tonifie quand je reçois la parole de Dieu et quand je fais une chose que Dieu a dit de faire. Celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement (1 Jean 2.17). À l’inverse, en exagérant « être et non pas faire » on dénature l’enseignement de Christ. 

Jésus a parlé de lire ; il a dit de croire ; il a dit de faire. Celui donc qui ‘avale’ la parole de Dieu, croit au Fils de Dieu, obéit à Dieu, celui-là sera bien nourri.

NB : cet enseignement fait suite à celui-ci : J'ai besoin de nourriture



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