Parle-moi d'amour

Parle-moi d'amour

Voici un mot bien populaire, qui a fait perdre la tête à bien de générations : L’AMOUR.
Il possède quantité de sens, ce qui peut rendre difficile sa compréhension.

En effet, l’amour Agapè (forme d’amour désintéressé) est bien différent de l’amour Philéo (affection personnelle ou pratiques appréciables).

Force est de constater que notre époque actuelle fait plus la promotion de l’amour Philéo, et occulte le plus souvent la forme Agapè de l’amour.
Ce qui nous pousse insidieusement à réduire l’amour à un niveau sentimental, et à construire nos vies comme le fou de Matt 7, 26 qui a bâti sa maison sur du sable, à la merci des tempêtes.

Aimer le frère, la sœur, l’époux, ou Dieu de la même façon que nous aimons une glace au coco, nous fait courir des sérieux ennuis.

Si le sentiment consiste à la matérialisation d’un concept, d’une idée immatérielle, le sentiment d’amour doit revêtir tant sa forme Agapè que Philéo.

Les choses les plus nobles de ma vie (mon époux, mes enfants, mes bien aimés en Christ, le monde en perdition) requièrent sans conteste la forme Agapè de l’amour.

1cor 13, 4-5 donne un descriptif clair de la forme la plus elevée de l’amour :
" L’amour est patient, l’amour rend service. Il n’est pas jaloux, il ne se vante pas, il ne se gonfle pas d’orgueil.
L’amour ne fait rien de honteux. Il ne cherche pas son intérêt, il ne se met pas en colère, il ne se souvient pas du mal ".


Vu sous cet angle, l’amour est un choix, couvert ou non du coton des sentiments.

A Gethsémané, l’amour de Jésus pour l’humanité avait un goût amer, un sentiment trouble, mais il choisit de mourir. Ce fut la seule façon pour Dieu de nous exprimer son Amour.

De même que Christ dans toute son humanité a appris l’obeissance par les choses qu’il a souffert, et a su nous aimer jusqu’à accepter de mourir (Hb 5,8) ; nous aussi, qui sommes devenus ses enfants, avons reçu de lui force et puissance pour aimer comme lui.

Que Dieu nous aide à aimer sous forme d’agapè ou philéo quand il le faut, et à avoir du discernement pour ne pas confondre les deux façons d’aimer.

15 commentaires