Recevoir la parole de Dieu c’est recevoir Christ :

Recevoir la parole de Dieu c’est recevoir Christ :

« Car je leur ai donné les paroles que tu m’as données ; et ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. » (Jean 17 :8)

Recevoir les paroles de Christ, c’est Le recevoir (Christ est le Verbe) tout comme rejeter Ses paroles, c’est Le rejeter Lui-même. Voyez dans le livre de Samuel ce que le Seigneur a dit lorsque Saül a rejeté la Parole de Dieu : « Car la désobéissance est aussi coupable que la divination, et l’entêtement ne l’est pas moins que l’idolâtrie et les théraphim. Puisque tu as rejeté la parole de l’Éternel, il te rejette aussi comme roi.» (1Sam 15 :23)

Le prophète Samuel avait dit à Saül au verset 19 : « Pourquoi n’as-tu pas écouté la voix de l’Eternel ? Pourquoi t’es-tu jeté sur le butin, et as-tu fait ce qui est mal aux yeux de l’Eternel ? » Du verset 13 au verset 18 de ce même chapitre 15, nous voyons la description de l’arrière-plan de tout ceci : « Samuel se rendit auprès de Saül, et Saül lui dit : Sois béni de l’ Éternel ! J’ai observé la parole de l’Eternel. Samuel dit : Qu’est-ce donc que ce bêlement de brebis qui parvient à mon oreille, et ce mugissement de bœufs que j’entends ? Saül répondit : Ils les ont amenés de chez les Amalécites, parce que le peuple a épargné les meilleures brebis et les meilleurs bœufs, afin de les sacrifier à l’Eternel, ton Dieu ; et le reste, nous l’avons dévoué par interdit. Samuel dit à Saül : Arrête, et je te déclarerai ce que l’Eternel m’a dit cette nuit. Et Saül lui dit : Parle ! Samuel dit : Lorsque tu étais petit à tes yeux,n’es-tu pas devenu le chef des tribus d’Israël, et l’Eternel ne t’a-t-il pas oint pour que tu sois roi sur Israël ? L’Éternel t’avait fait partir, en disant : Va, et dévoue par interdit ces pécheurs, les Amalécites ; tu leur feras la guerre jusqu’à ce que tu les aies exterminés. » (1 Sam 15 :13-18)

Le Seigneur avait donné à Saül un ordre précis, mais Saül dans son raisonnement humain, pensant que sa solution était la meilleure, avait corrigé cet ordre. Les versets 1 à 3 du chapitre 15 du 1er livre de Samuel disent : « Samuel dit à Saül : C’est moi que l’Eternel a envoyé pour t’oindre roi sur son peuple, sur Israël : écoute donc ce que dit l’Éternel. Ainsi parle l’Éternel des armées : je me souviens de ce qu’Amalek fit à Israël, lorsqu’il lui ferma le chemin à sa sortie d’Egypte. Va maintenant, frappe Amalek, et dévouez par interdit tout ce qui lui appartient ; tu ne l’épargneras point, et tu feras mourir hommes et femmes, enfants et nourrissons, bœufs et brebis, chameaux et ânes.»

Le verset 21 du même chapitre dit : « Mais le peuple a pris sur le butin des brebis et des bœufs, comme prémices de ce qui devait être dévoué, afin de les sacrifier à l’Éternel, ton Dieu, à Guilgal. » Ceci était une désobéissance à la Parole de Dieu, et Saül, en tant que roi, pensait que ce qu’il était en train de faire était bien.

Il y a la réception de Christ, et il y a la réception de Sa parole : « Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le fils de Dieu,et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom. » (Jean20 :31) Avoir foi en Jésus et recevoir la vie sont indissociables.

« Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon de ses péchés. » (Actes 10 :43) Cela signifie : croire dans la véracité de Ses paroles et en Le recevant nous recevons la promesse.

Nous devons également réaliser combien cette réception de la parole de Christ est un acte de foi salvatrice : « Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes. » (Actes 2 :41) Etes-vous un candidat au baptême si vous êtes extérieur à Christ ? Recevoir la parole de Christ, c’est Le recevoir.

Inversement selon le même principe, être incrédule c’est Le rejeter et refuser d’être baptisé. « Et tout le peuple qui l’a entendu et même les publicains ont justifié Dieu, en se faisant baptiser du baptême de Jean ; mais les pharisiens et les docteurs de la loi, en ne se faisant pas baptiser par lui, ont rendu nul à leur égard le dessein de Dieu.»(Luc 7 :29-30) Tandis que nous marchons vers le baptême,nous nous initions nous-mêmes à Son service. Les Pharisiens ont rejeté Christ et ils ont refusé d’être baptisés. L’incrédulité est vraiment un affreux péché.

Le Seigneur aime que nous obéissions à Sa voix, et nous avons le sacrifice de Jésus pour couvrir nos omissions et les violations de la loi que nous faisons dans notre faiblesse, car nous sommes incapables de garder parfaitement Sa loi. Dieu ne prend pas plaisir en nous si nous invoquons le sacrifice de Christ tout en péchant volontairement.

L’incrédulité ne rejette pas la Parole de Dieu seulement, elle rejette aussi toutes les promesses de Sa Parole. « Paul et Barnabas leur dirent avec assurance : C’est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée ; mais puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens. » (Actes 13 :46) En rejetant la Parole de Dieu, ils ont perdu leur salut.

Voyons la différence entre ces incrédules et les Gentils : « Les apôtres et les frères qui étaient dans la Judée apprirent que les païens avaient aussi reçu la parole de Dieu. » (Actes 11 :1)

Voyez de quelle manière ces gens reçurent aimablement la parole ainsi que Christ. Tandis que Pierre prêchait la parole à toutes les personnes de la maison de Cornelius, ce furent ceux qui entendirent qui reçurent : « Alors Pierre, ouvrant la bouche, dit : En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes, Mais qu’en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable. Il a envoyé la parole aux fils d’Israël, en leur annonçant la paix par Jésus-Christ, qui est le Seigneur de tous. Vous savez ce qui est arrivé dans toute la Judée, après avoir commencé en Galilée, à la suite du baptême que Jean a prêché ; vous savez comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était avec lui. Nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des juifs et à Jérusalem. Ils l’ont tué, en le pendant au bois. Dieu l’a ressuscité le troisième jour, et il a permis qu’il apparût, non à tout le peuple, mais aux témoins choisis d’avance par Dieu, à nous qui avons mangé et bu avec lui, après qu’il fut ressuscité des morts. Et Jésus nous a ordonné de prêcher au peuple et d’attester que c’est lui qui a été établi par Dieu juge des vivants et des morts. Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés. Comme Pierre prononçait encore ces mots, le Saint-Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole.»(Actes 10 :34-44) La foi vient de ce que l’on entend, mais les Juifs refusaient d’entendre.

La foi qui sauve, pour résumer, est un mouvement dans le cœur de l’homme poussé par l ‘Esprit de Dieu à recevoir toute la Parole de Dieu. Recevoir la Parole de Dieu, c’est accepter Ses conditions et croire en Jésus pour l’accomplissement des promesses qu’elle contient. « Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés. » (Actes 3 :19) Être converti veut dire changer votre comportement, pour devenir une personne différente. C’est la condition pour recevoir le pardon. Nous ne pouvons pas recevoir le pardon du péché alors que nous continuons de pécher.

Les Juifs restaient amers envers l’évangile parce qu’ils n’avaient pas reçu la grâce de la repentance. Si nous prétendons avoir reçu la grâce de Dieu, nous devons nous examiner nous-mêmes pour voir si nous nous sommes repentis et si nous nous sommes convertis. Les temps de rafraîchissement sont l’assurance dans notre cœur que le Seigneur a pardonné nos péchés. Toutefois, si nous avons rejeté Sa loi de l’évangile, nous avons rejeté Christ.

Ainsi le Seigneur a ordonné que nous recevions la Parole par le ministère de ceux qu’Il a envoyés. Pour cette raison, nous pouvons lire dans la première épître aux Thessaloniciens : «C’est pourquoi nous rendons continuellement grâces à Dieu de ce qu’en recevant la parole de Dieu, que nous vous avons fait entendre, vous l’avez reçue, non comme la parole des hommes, mais ainsi qu’elle l’est véritablement, comme la parole de Dieu, qui agit en vous qui croyez. » (1 Thés 2 :13) Si je vous dis que je prêche la parole de Dieu, vous devez être capable de chercher dans les écritures et confirmer ce que je vous ai dit. Si cela est impossible, c’est que je ne vous ai pas apporté la parole de Dieu mais que je vous ai apporté la parole des hommes.

Pour tirer profit d’un ministère, nous devons détacher notre regard du prédicateur et comparer les doctrines qu’il enseigne avec les écritures de façon à être assurés que la parole de Dieu est fidèlement enseignée. Je ne connais rien de plus dangereux que d’avoir une haute opinion de quelqu’un sous prétexte qu’il est un puissant prédicateur. « Aussitôt les frères firent partir de nuit Paul et Silas pour Bérée. Lorsqu’ils furent arrivés, ils entrèrent dans la synagogue des Juifs. Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique ; ils reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. Plusieurs d’entre eux crurent, ainsi que beaucoup de femmes grecques de distinction, et beaucoup d’hommes. » (Actes 17 :10-12) Quoi que ce soit que vous entendiez venant de la chaire dont vous ne pouvez trouver confirmation dans la parole de Dieu, mettez-le à la poubelle.

Lorsque nous pouvons rejeter toutes les traditions pharisiennes et les commandements d’hommes, nous apposons notre sceau sur le fait que Christ a dit la vérité. Pour faire cela nous devons rejeter toute chose qui n’est pas la parole de Dieu. « Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous, celui qui est de la terre est de la terre, et il parle comme étant de la terre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, il rend témoignage de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage. Celui qui a reçu son témoignage a certifié que Dieu est vrai. » (Jean 3 :31-33) Lorsque nous philosophons et que nous faisons des interprétations personnelles, nous faisons Dieu menteur, mais quand nous recevons Son témoignage de la parole de Dieu, nous mettons Son sceau sur le fait que ce qu’Il dit est la vérité.

Lisons dans le livre des proverbes : « Toute parole de Dieu est éprouvée. Il est un bouclier pour ceux qui cherchent en lui un refuge. N’ajoute rien à ses paroles, de peur qu’il ne te reprenne et que tu ne sois trouvé menteur » (Prov 30 :5-6) Si nous achoppons sur un mot, il nous faut faire de l’étude. Il nous est interdit d’ajouter quelque chose à Sa Parole de peur que nous ne soyons trouvés menteurs, et il nous est interdit de retrancher quoique se soit de peur que notre nom soit ôté du Livre de Vie ainsi que nous pouvons le lire dans le chapitre 22 et au verset 19 du livre de l’Apocalypse. Ce n’est pas une chose sans importance que de modifier la Parole de Dieu.

Il est vraiment important de comprendre qu’il nous faut recevoir la totalité de la Parole de Dieu. Nous ne pouvons réclamer Ses promesses et rejeter Ses commandements « Celui qui dit : je l’ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui. Mais celui qui garde sa parole, L’amour de Dieu est véritablement parfait en lui : par là nous savons que nous sommes en lui. Celui qui dit qu’il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même » (1Jean 2 :4-6) Une église d’un important mouvement déclare que Sa loi a été abolie et que Ses commandements ne sont plus en vigueur. Cependant, Christ déclare que si nous ne nous repentons pas, nous périrons pareillement. Cet enseignement amène la contradiction sur la Parole de Dieu. Recevoir Sa parole et Le recevoir Lui-même sont indissociables. Christ n’a pas marché en rébellion contre les commandements du Père et s’Il avait transgressé un seul commandement, Il aurait passé l’éternité en enfer.

Nous ne sommes pas sous la loi pour devoir gagner notre salut. Nous sommes sous la grâce, mais la grâce, c’est l’aptitude à respecter la loi dans l’obéissance à l’évangile avec dans le cœur le désir de faire la volonté de Dieu.

Les hypocrites sont décidés à recevoir la Parole de la promesse avec joie, mais que lisons-nous à leur sujet ? « Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu’ils entendent la parole, la reçoivent avec joie ; mais ils n’ont point de racines, ils croient pour un temps, et ils succombent au moment de la tentation. Ce qui est tombé parmi les épines, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole, s’en vont, et la laisse étouffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie, et ils ne portent point de fruit qui vienne à maturité. » (Luc 8 :13-15) C’est cela recevoir Christ et Sa Parole.

De nos jours, les gens veulent mourir comme meurent les justes tout en vivant comme vivent les impies. Comme nous pouvons le voir dans le chapitre 23 et au verset 10 du livre des Nombres, Balaam se languissait de mourir de la mort des Justes tout en aimant le salaire de l’iniquité, abandonnant le droit chemin, ainsi que nous pouvons le lire dans la deuxième épître de Pierre au chapitre 2 et au verset 15. Voyez l’avertissement donné dans l’Apocalypse contre de telles doctrines : « Mais j’ai quelque chose contre toi, c’est que tu as des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël pour qu’ils mangeassent des viandes sacrifiées aux idoles et qu’ils se livrassent à l’impudicité. » (Apo 2 :14)

Une foi qui sauve, ou croire en Jésus, c’est un exercice de cœur, et ce qu’il manquait à Balaam, c’était un cœur transformé. Il n’a pas eu de salut parce qu’il n’a pas eu de repentance et qu’il convoitait quand même le salaire de l’iniquité. Il n’avait pas reçu la parole de Dieu, comme autorité sur sa vie. « Comme ils continuaient leur chemin, ils rencontrèrent de l’eau, et l’eunuque dit : Voici de l’eau ; qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? Philippe dit : si tu crois de tout ton cœur, cela est possible. L’eunuque répondit : Je crois que Jésus-Christ est le fils de Dieu. » (Actes 8 :35-36) Le Seigneur ne veut pas que nous ayons un cœur partagé. Il ne veut pas que nous Le servions avec une double personnalité : l’une pour prêcher l’évangile, l’autre pour servir le monde. Le Seigneur n’acceptera pas ceux qui ont le cœur divisé.

La première table de la loi révèle que Dieu regarde à l’attitude de cœur dans une obéissance convenable devant être motivée par l’amour. « Et l’un deux, docteur de la loi, lui fit cette question pour l’éprouver : Maître, quel est le plus grand commandement de la loi ? Jésus lui répondit : tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand des commandements. » (Mat 22 :35-38)

Pour compléter Sa réponse, notre Sauveur a poursuivi en disant quel était Son plus grand commandement prouvant notre amour pour Dieu : « Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes » (Mat 22 :39-40)

Recevoir les paroles de Christ, c’est leur obéir dans l’obéissance de la foi avec son cœur tout entier. Recevoir les paroles de Christ implique un acte de volonté. Tant que nous n’avons pas la volonté, que nous ne servons pas Dieu de tout notre cœur, nous n’avons pas reçu les paroles de Christ. Cela ne doit pas être seulement la connaissance de Sa volonté mais être un véritable choix et un désir de faire Sa volonté. « Louez l’Éternel ! Heureux l’homme qui craint l’Éternel, qui trouve un grand plaisir à ses commandements. » (Psa 112 :1) Notre principale joie devrait être que le Seigneur soit satisfait par ce que nous sommes en train de faire. Rien ne m’a autant rendu humble que lorsque le Seigneur, au delà de ce verset, m’a fait savoir qu’Il était satisfait par quelque chose que j’avais fait.

Si nous nous voyons devant Dieu comme des pêcheurs ayant besoin d’être lavés, c’est quelquefois la bonne place où nous devons être, mais d’un autre côté, cela nous rend humbles de voir que Dieu nous sourit, qu’Il nous a agréés, et qu’il a pris plaisir dans une chose que nous avons faite.

Cet acte de volonté est assorti d’une motivation pour l’amour de la volonté de Dieu. Nous ne faisons pas la volonté de Dieu à contrecoeur, c’est une chose que nous prenons plaisir à faire. « Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit. » (Galates 5 :24-25) Elles continuent à faire irruption dans nos vies, mais nous devons immédiatement les chasser et fuir vers Christ afin qu’Il puisse nous délivrer du pouvoir de cette tentation et nous devons faire cela chaque jour.

Tous les actes de foi sont motivés par l’affection pour Christ, et quoique nous rencontrions beaucoup de difficultés, cela nous attire vers la personne de Christ. « Et voici une femme Cananéenne, qui venait de ces contrées, lui cria : Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David ! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon. Il ne lui répondit pas un mot, et ses disciples s’approchèrent, et lui dirent avec instance : Renvoie-la, car elle crie derrière nous. Il répondit : je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. Mais elle vint se prosterner devant lui, disant : Seigneur, secours-moi ! Oui, Seigneur, dit-elle, mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. Alors Jésus lui dit : Femme, ta foi est grande ; qu’il te soit fait comme tu veux. Et, à l’heure même, sa fille fut guérie. » (Mat 15 :22-28)

Les difficultés deviennent des marches d’accès qui nous amènent plus près de Christ. La femme de Canaan ne clamait aucun mérite, elle ne revendiquait aucun droit ou titre. La seule prière qu’elle pouvait faire c’était : « Seigneur, secours moi! » .Quelquefois, c’est la prière la plus puissante que nous puissions faire.

C’est une consolation pour l’église de Christ, même de nos jours, de savoir que les miettes qui peuvent tomber de la table du maître sont utilisées pour notre nourriture, même si nous réalisons combien nous en sommes indignes.

Ceux qui par la foi ont reçu la Parole, pourront compter sur Christ, quelque en soit le prix. Voyez ce que l’apôtre Paul a écrit dans l’épître aux Philippiens : « Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d’être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi. » (Phil 3 :7-9)

Ceux qui reçoivent la Parole de tout leur cœur, non seulement en reconnaissent la vérité, mais ils choisissent également avec joie la Parole pour les guider. « Je te cherche de tout mon cœur : ne me laisse pas égarer loin de tes commandements ! Je serre ta parole dans mon cœur, afin de ne pas pécher contre toi. » (Ps 119 :10-11)

Ceux qui marchent en suivant les doctrines de Balaam regardent à Christ pour mourir de la mort des justes, mais ils regardent au monde pour satisfaire leurs passions. Ils ne reçoivent pas l’autorité de la Parole qui les réprimande. « Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. » (Col 3 :1-3)

Ecoutez l’expression des sentiments d’Asaph lorsque ses yeux de la foi, portés sur les choses de ce monde, se sont élevés pour se fixer sur Jésus : « J’étais stupide et sans intelligence, j’étais à ton égard comme les bêtes. Cependant je suis toujours avec toi, tu m’as saisi la main droite ; tu me conduiras par ton conseil, puis tu me recevras dans la gloire. Quel autre ai-je au ciel que toi ? Et sur la terre je ne prends plaisir qu’en toi. Ma chair et mon cœur peuvent se consumer : Dieu sera toujours le rocher de mon cœur et mon partage. Car voici, ceux qui s’éloignent de toi périssent ; tu anéantis tous ceux qui te sont infidèles. » (Psa 73 :22-27)

Recevoir la Parole, est le cadeau de l’alliance de la grâce tel que nous pouvons le lire dans l’épître aux Hébreux : « Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, après ces jours-là, dit le Seigneur : je mettrai mes lois dans leur esprit, je les écrirai dans leur cœur ; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Aucun n’enseignera plus son concitoyen, ni aucun son frère, en disant : Connais le Seigneur ! Car tous me connaîtront, depuis le plus petit jusqu’au plus grand d’entre eux ; parce que je pardonnerai leurs iniquités, et que je ne me souviendrai plus de leurs péchés. » (Héb 8 :10-12) Nous avons reçu la Parole de Dieu lorsque l’alliance de la grâce est gravée dans nos cœurs.



Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

2 commentaires
  • Marie Ange Ferry Il y a 7 années, 3 mois

    Merci, TOUT est dit dans ce message pour pouvoir marcher humblement avec notre Dieu.
  • domidom Il y a 7 années, 3 mois

    Un magnifique message qui rappelle que le salut que Christ nous a offert est conditionnel aux actes de foi que nous vivons. Et la loi divine, depuis qu'elle a été promulguée par Dieu lui-même au Sinaï, est l'étalon de mesure de nos actes. Pas un trait de lettre ne doit lui être ajoutée où enlevée, mais selon la promesse divine elle ne doit pas rester sur dès tables de pierre, mais être inscrite dans nos coeurs de chair. Observer la loi c'est répondre à la grâce de Christ. Pourquoi les hommes a acceptent-ils les commandements de Dieu, mais ont changé le quatrième commandement alors que Dieu lui lie de nombreuses promesses? Oui il faut vérifier dans les Écritures ce que nous recevons comme enseignement. Merci de cet encouragement à nous appuyer QUE sur la Parole de Dieu.