Religieux ou spirituel : les différences N°14 Prenez garde

Religieux ou spirituel : les différences N°14 Prenez garde
Le bien ne fait pas de bruit, le bruit ne fait pas de bien

«Prenez garde de ne pas accomplir devant les hommes ce que vous faites pour Dieu. Ne le faites pas pour vous faire remarquer, sinon vous n'aurez pas de récompense de votre Père céleste. Si donc tu donnes quelque chose aux pauvres, ne le claironne pas partout. Ce sont les hypocrites qui agissent ainsi dans les synagogues et dans les rues pour que les autres chantent leurs louanges.» (Matthieu 6 : 1-2)

Le culte de la personnalité pousse certains à démontrer leur grandeur et leur autorité par les décibels dont ils arrosent copieusement l'assistance. Comme Jésus le souligne, ils y ajoutent nombre de faits et gestes dans l'unique but de se faire remarquer. Ils perdront leur récompense... Ils sonnent de la trompette non seulement quand ils font l'offrande, mais aussi quand ils prêchent, exhortent, prophétisent et même quand ils consolent ou font les annonces !
Leurs disciples en rajoutent, croyant que plus ils hurlent, plus ils paraissent grands aux yeux de tous. S'ils dirigent un temps de louange, ils le transforment en show au point que personne ne peut plus entendre son voisin chanter et que toute intervention de la communauté devient impossible ! Prières, paroles inspirées, textes bibliques, exhortations ou autres apports sont ainsi rayés du programme au profit de celui ou de ceux qui tiennent le micro.

Notons que les concerts ont, bien entendu, leur place, mais les confondre avec la louange ou le culte est lourd de conséquences. Nombre de communautés se voient ainsi privées du modèle néo-testamentaire. Il en découle une grande pauvreté spirituelle; ce n'est plus le «corps» qui fonctionne et discerne, mais un seul membre qui se croit qualifié pour chanter, jouer, prier, prophétiser, exhorter, etc.

J'ai été invité par un groupe d'étudiants dans une ville dont je tairai le nom. Dans un local en béton qui ne faisait pas plus de cinq mètres de large sur quinze de long, une puissante sono, dont tous les indicateurs étaient au rouge, vomissait ses décibels. Les paroles et les prières d'introduction étaient si assourdissantes que j'ai demandé de pouvoir prêcher de vive voix. Cela me fut accordé, non sans grand étonnement de la part des responsables. Dès le message terminé, le président de séance reprit son tintamarre de plus belle, si bien que, pour ne pas risquer de perdre l'ouïe, je sortis dans la cour sans attendre la conclusion.

Ceux qui agissent ainsi ne comprennent pas que la plupart des visiteurs et amis invités pour la première fois au milieu d'eux, sans parler des autorités politiques, scolaires ou médicales de passage, se promettront de ne plus jamais revenir dans cette foire d'empoigne. Dans certains milieux, cette situation est si courante que j'ai pris l'habitude de choisir ma place en fonction de l'emplacement des haut-parleurs et de ne pas me rendre à certaines réunions sans emmener les meilleures boules Quies !

L'homme spirituel

«Jésus arriva à la maison du chef. Quand il vit les musiciens prêts pour l'enterrement et la foule qui s'agitait bruyamment, il dit: «Sortez d'ici, car la fillette n'est pas morte, elle dort.» Mais ils se moquèrent de lui. Quand on eut mis la foule dehors, Jésus entra dans la chambre, il prit la fillette par la main et elle se leva.» (Matthieu 9 : 23-25)


Quand un «pharisien» fait une simple offrande,
il lui faut une trompette;
quand Jésus ressuscite une enfant,
il n'a besoin que d'une paisible amitié avec Dieu.


Mise en page de Marianne Dubois

Carlo Brugnoli
est disponible pour enseigner dans votre groupe de jeunes, votre église, votre région. Cet enseignement est gratuitement à votre disposition en vidéo sur le site: www.carlobrugnoli.net


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