Le Grand Ménage

Le Grand Ménage

Petit Flashback

Piquer une crise, cela peut marcher si on le fait avec parcimonie. Pendant très, trop longtemps, notre garage a été en pagaille complète. J'avais besoin d'un GPS pour retrouver les objets qui étaient dedans. Je n'en pouvais plus ! Je l'ai fait sentir à mon mari mais il n'a finalement réagi - après le lui avoir demandé gentiment ô combien de fois – que le jour où j'ai commencé à amener quelques-uns de ses "trésors" à la déchèterie.

Je trouve que mes motifs étaient louables : je ne voulais absolument pas que nos enfants aient la lourde tâche de s'occuper de vider notre garage si nous devions soudainement disparaître. Tout cela prit un bon mois pour trier, donner et jeter. Mais tout le monde fut bien content quand ce fut fini. On aurait même pu garer la voiture dans le garage, si on avait voulu !

Un an et demi plus tard...

La maison avait besoin d'être rafraîchie à l'intérieur : la peinture était fade, le bois de certaines fenêtres était vermoulu et un court-circuit sur la chaudière avait provoqué un mini-incendie, heureusement stoppé à temps, au rez-de-chaussée. Nous avons donc entrepris des travaux et nous étions très reconnaissants à Dieu d'avoir les moyens de le faire. Ce qui fait que de nouveau j'ai passé la plupart de cette nouvelle année à ranger, trier, donner et jeter. Et devinez où j'ai été obligée de stocker les meubles, les tapis, les cartons, les peintures, les vases etc...? Eh bien oui... dans le garage ! J'aurais pu dire, j'aurais dû dire, "Heureusement que le garage était rangé !", mais l'idée n'a pas effleuré mon esprit.

Aujourd'hui...

Cela fait maintenant huit mois que le garage est à nouveau rempli, et c'est pire qu'avant. Les rénovations traînent, l'automne est arrivé et les nouvelles fenêtres ne sont pas installées. Essayant autant que possible de faire l'autruche, j'ai finalement cédé à une autre crise de larmes. Je crois personnellement que c'est difficile pour une femme de vivre dans un désordre permanent. En tous cas, c'est bien difficile pour moi.

J'ai toujours appelé le Saint-Esprit mon fidèle compagnon de route. Et Il l'est toujours. Il a le chic pour chuchoter des phrases dans mon oreille qui m'interpellent tout de suite.

Ce jour-là, ce fut celle-ci : "Et quel est l'état de ton cœur ?"

J'ai compris instantanément.

En ce moment, je suis un super cours sur : "Comment notre comportement peut nous empêcher de mener une vie épanouie".
Nos comportements représentent ce qu’il se passe dans notre être intérieur, dans notre cœur. Et ces comportements peuvent nous blesser et blesser les autres. Sans parler d'attrister le Saint-Esprit. Bref, ce cours est un voyage au sein de notre cœur, avec Dieu, là où la lumière peut briller dans les ténèbres. La clef consiste à assumer la responsabilité de nos actions et de nos réactions, sans se servir des autres comme excuse. 

J'avoue que je n'avais jamais réalisé que mon cœur était si "tortueux". Je me suis rendu compte que je peux être dédaigneuse, critique, présomptueuse... J'arrête là, sinon vous ne me relirez plus. 

Oui, j'ai compris que l'état de mon cœur était plus important que celui de mon garage. Mon garage va éventuellement rentrer dans l'ordre, grâce à moi. Mais mon cœur, c'est une autre histoire. Mon cœur, je l'ai donné à Jésus. C'est seulement Lui qui peut faire le grand ménage si je Le laisse entrer pour qu'Il le fasse. Toute seule, je n'y arriverai pas.

 Ce verset – l'un de mes favoris – est une source de paix : 

"Et, j'en suis fermement persuadé : "Celui qui a commencé en vous son œuvre bonne la poursuivra jusqu'à son achèvement au jour de Jésus-Christ"

Le nettoyage du cœur dure toute la vie, mais il en vaut largement la peine car il nous permet de vivre en harmonie avec Dieu, avec nous-même et avec les autres. 

Alors à nos balais !

Love,

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