Soyons vrais !

Soyons vrais !

Serviteurs et servantes de Dieu, pasteurs, évangélistes, missionnaires, chantres... quel que soit le ministère que Dieu vous a confié, quelle trace désireriez-vous laisser après votre départ d’une assemblée, d’une organisation, d’un pays où vous avez servi pendant des années, ou tout simplement à votre mort ?

Qu’aimeriez-vous que ceux que vous avez servis disent de vous ?
Si nous avions le choix, serait-ce un trait de caractère que nous choisirions ?
Ou bien un aspect de notre service ?
Ou encore la façon dont nous avons vécu notre foi avec notre famille ?...

Heureusement, ou malheureusement pour certains, nous ne choisirons pas nous-mêmes ce qui marquera le plus ceux qui nous auront connus.

L’Ecriture ne nous rappelle-t-elle pas :

«Qu’un autre te loue et non ta bouche, un étranger et non tes lèvres» ? (Proverbes 27:2)

J’écoutais récemment un pasteur d’une grande assemblée donner un précieux conseil à un vaste groupe de jeunes hommes et de jeunes femmes désireux d’entrer au service de Dieu:

«Si vous voulez impressionner les gens, parlez-leur de vos exploits, de vos succès, de vos bénédictions... mais si vous voulez réellement faire une différence en eux, avoir un impact profond et durable sur leurs vies, alors parlez-leur de vos combats, vos échecs, vos peurs ou vos doutes... Soyez vulnérables ! 
»

Trop de serviteurs se présentent encore sous les traits de l’infaillibilité !

Non seulement nous savons tous qu’une telle perfection n’est pas de ce monde, mais en plus elle rend impossible l’identification a un modèle atteignable par ceux qui écoutent.

Comment suivre quelqu’un qui ne semble pas concerné par les limitations que je vois dans ma vie ?
Comment une telle personne pourrait-elle me comprendre et m’aider dans mes propres combats ?

Ceux et celles qui présentent le ministère comme les élevant au-dessus de la mêlée, comme des «sages» au-dessus des contraintes dues au péché, s’isolent et sont les premières victimes de leur attitude. Combien d’entre eux sont empêtrés dans des souffrances sans remèdes et sans médecin car, ils ne peuvent pas même mentionner qu’ eux aussi sont concernés par les crises de la vie !

Proverbes 24:16 dit: «Le juste tombe 7 fois et il se relève»   Amen !

Pour apprendre aux autres à se relever il faut commencer par leur confesser humblement que nous chutons aussi ! Car là est la clef: Au lieu d’enseigner aux croyants ou à nos enfants à ne jamais tomber, objectif qui relève d’un voeu pieux et hypocrite, enseignons-leur plutôt à reconnaître les domaines dans lesquels ils auront à combattre et à s’abandonner entre les mains de leur Sauveur pour mieux se relever victorieux !

Romains 8:28 nous dit que «toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu...»

Toutes! Ce qui signifie que même de nos difficultés, Dieu peut se servir dans nos vies pour nous enseigner et nous permettre ensuite d’apprendre à d’autres le chemin à suivre pour se redresser.

Dans Luc 22:32 Jésus dit à Pierre: «Simon, Simon, Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le froment. Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas, et toi, quand tu seras revenu, affermis tes frères».

Jésus pria pour que Pierre reste ferme et pourtant il tomba ! Dieu le Père refusa-t-Il d’exaucer Jésus, ou y a-t-il une autre explication ?

Jésus savait que Pierre tomberait, et voyait déjà plus loin, au jour où non seulement il se relèverait mais serait aussi rendu capable grâce à son expérience, d’aider les autres qui comme lui, connaitraient une chute.

Oui, Dieu peut transformer le mal en bien, et plus encore: Il peut et veut toujours nous utiliser même si nous sommes tombés !

Pierre et David sont parmi d’autres, les incroyables exemples de cette grâce de notre Dieu. Tous les personnages de l’Ecriture, à l’exception de Christ, ont failli d’une manière ou d’une autre. Néanmoins, Dieu choisit de les utiliser et de nous les laisser en exemples afin que nous ne découragions pas, mais que nous relevions la tête !

Est-ce un laissez-passer pour faire n’importe quoi et nous livrer au péché ? Certainement pas !

Ce qui est important n’est pas ce qui nous disqualifie, mais le fait que seul l’amour de Christ nous justifie pour un quelconque service.

Il nous faudra parfois arriver à la fin de notre propre justice, de nos «je ferai encore plus» pour trouver le repos et la délivrance qui sont en Christ.

Ce qui compte, n’est pas de nous dire «si seulement je n’avais pas...», mais plutôt, «maintenant, avec l’aide de mon Dieu, je me relèverai !»

Ne soyons pas connus pour avoir été des experts de la loi: «ne fais pas ceci, fais cela» mais plutôt des experts de la grâce sans limite de Christ, que nous aurons su distribuer tout autour de nous, à tous ceux et celles qui comme nous, marchent avec Christ.

Le livre de Rachel Miquel Dufour est sorti !

A l’heure où le mot « sexe » est utilisé pour vendre tout et n’importe quoi et que beaucoup se posent des questions sur comment aborder le sujet en couple, en famille et même entre amis, Rachel Miquel Dufour nous offre une vision de la sexualité équilibrée, avec un angle novateur… Sexualité et spiritualité pourraient donc être associées (?!). Découvrez "Hourra pour le va-jay-jay" (en partenariat avec Paul et Séphora)

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