Suis-je dans le non-jugement ?

Suis-je dans le non-jugement ?

Jean 3 : 20 - "Car quiconque fait le mal haït la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées ; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu'elles sont faites en Dieu" - 

A la lumière de ce passage biblique, je comprends mieux pourquoi certains êtres se cachent derrière des : "je ne crois pas en Dieu" ou "je ne veux pas entendre parler de Dieu" etc...  car Il est plus facile de nier Dieu que d'affronter ses « monstres »...

Certaines personnes portent de lourds secrets, il leur est souvent difficile d'en parler, et lorsqu'ils se décident à le faire, ils nous mettent souvent dans l'embarras ! Car sommes-nous aptes à recevoir des confidences ? Sommes-nous intègres ?
Ne sommes-nous pas dans le jugement, même parfois inconsciemment ?

Plus nous sommes proches de la personne, plus il est difficile de rester neutre.
Lorsqu'un de nos enfants ou un proche nous fait part de « problèmes privés » concernant son conjoint, savons-nous écouter ? Savons-nous aider ? Comment est notre regard ? Avons-nous des difficultés lorsque nous nous retrouvons face à ce conjoint  (qui sait que nous connaissons sa vie privée, même si nous n'en parlons pas...) Quel est notre comportement ? Arrivons-nous à le regarder de la même manière ? Les choses n'étant plus « comme avant », qu'en est-il de notre confiance ? Ne ressent-il pas un changement de notre part ? Et cela nous attriste-t-il ?

Suite à ce genre d'expérience de « confidences », je me rend compte qu'il est très difficile de « rester neutre » et de ne pas être « dans le jugement ».
Car « le jugement » peut prendre de bien différentes formes : Un simple sentiment de malaise envers la personne, peut-être aussi une manière de le juger. Un regard peut-être ressenti comme accusateur. Éprouver de la compassion, (qui est un sentiment de pitié) peut-être ressenti aussi comme un jugement.... ? Avoir une opinion déterminée sur cette personne, n'est-ce-pas le juger aussi ? Ne plus l'apprécier comme avant ou le sous-estimer est aussi une manière de le juger.

« Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés ; remettez, et il vous sera remis »
- Luc 6.37 -

Lorsque quelqu'un porte tord à ceux que l'on aime, par ses faiblesses ou sa négligence, notre réaction spontanée n'est-elle pas de le juger ? Prendre la défense de l'offensé, n'est-il pas ressenti par l'offenseur, comme un jugement de notre part ?

Le non-jugement est pour moi comme l'ascension d'une montagne !
Il faut prendre le temps de le franchir étape par étape, s'habituer à lui, l'apprivoiser, et le laisser nous apprivoiser, car SE CROIRE ARRIVER à son sommet risque de cacher bien des surprises.

Lorsque je serai capable de sourire et de rire de nouveau avec la personne, lorsque je pourrai l'inviter à ma table et refaire des projets ensemble, j'aurai « peut-être » franchi la barrière du « non-jugement » !



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5 commentaires
  • mdfbess69 Il y a 7 années, 12 mois

    Ecouter les confidences et les lourds secrets d'une personne sans jugement demande de notre part une préparation, voire même une formation à" l'écoute et à l'accueil dans la relation d'aide". Je suis convaincue qu'il est même dangereux de se confier ainsi à quelqu'un qui n'est pas un professionnel et qui par conséquent sera dans l'impossibilité d'accompagner la personne en souffrance. Parmi le peuple de Dieu, des conseillers conjugaux et familiaux sont à même d’accueillir, d'écouter et de tenir conseil avec tous ceux qui éprouvent le besoin de parler et de se libérer d'un lourd secret synonyme de souffrance. De plus, choisir un conseiller en dehors de notre entourage et de notre église sera préférable.
  • patoune0 Il y a 7 années, 12 mois

    Très bonne reflexion, chère Eveline, eh oui ce chemin est vraiment très difficile, et nous avons une tendance naturelle à juger, pas toujours en paroles, mais quelques fois dans notre comportement, ou notre indifférence...C'est pourquoi, nous avons besoin chaque jour de l'aide de notre Seigneur Jésus...Savoir écouter sans aucun doute! conseiller en accord avec la parole de Dieu mais avec amour, .... au moment opportun! oui vraiment pas facile sans l'aide de Dieu Sois bénie PATRICIA
  • geogui Il y a 7 années, 12 mois

    Eveline,tu évoques ici l'embarras de toute personne soucieuse d'impartialité.En effet,il faut se garder de "juger", préalable à condamnation!Qui sommes-nous pour condamner?Ne sommes-nous pas tous sujets à des "fautes"?C'est donc pour cela que nous devons nous "mettre dans la peau" de l'accusé et faire preuve de compassion. Mais, au regard du verset suivant:"Est-ce à moi de juger ceux qui vivent en dehors de l'Eglise...."(1 cor.5:12),nous sommes appelés à "juger", à se faire une opinion,à intruire une affaire,à charge ou à décharge...pour déterminer la vérité.La Bible nous explique d'ailleurs comment procéder( voir Deut.19:18).Quand Jésus prononça cette phrase:" Malheur à vous,scribes et pharisiens HYPOCRITES..."(Mat.23:13),par exemple,Il jugea bien ,ces derniers...mais avec l'intention,bien entendu,de leur donner à réfléchir sur leurs attitudes,avec l'espoir de les voir changer....Ainsi,à mon avis,oui pour" les confidences"; mais ne refusons pas de mieux comprendre une situation,pour nous faire une opinion,la plus objective possible et...pourquoi pas,aider "l'offenseur" à faire son méa-culpa. Salut,chère soeur!
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