Tu ne seras plus la queue mais la tête !

Tu ne seras plus la queue mais la tête !
L'ADN de l'Eglise se révèle dans la ville essentiellement par ses membres au travail.

Le meuble révèle l’âme de l’ébéniste, la maison celle de l'architecte, le tableau celle du peintre...
L’âme de l’Eglise se révèle dans la ville essentiellement par ses membres au travail. Si ces derniers sont reconnus, envoyés, nourris de cette vision, ils en seront fiers et rechercheront naturellement l'excellence. Ils deviendront la tête, c'est-à-dire les modèles, les inspirateurs, les décideurs au sein de la collectivité.

S'ils continuent à considérer leur profession comme un mal nécessaire, une occupation provisoire en attendant que..., un manque de foi (sans quoi ils seraient déjà missionnaires en Mongolie), ils en auront plutôt honte. Certains végéteront sur leur lieu de travail comme une plante mal soignée. Ouvriers peu motivés, ils resteront dans le peloton ou à la queue de celui-ci. Rares seront ceux qui participeront aux nouvelles idées et orientations ; celles-ci seront presque entièrement sous l'influence de ceux qui ne connaissent pas Dieu.

Voulons-nous changer de mentalité avant qu'il ne soit trop tard ?

Dennis Peacocke, orateur apprécié parmi les hommes d'action, nous fait réfléchir quand il dit : «L’Eglise n’est pas une salle d’attente pour aller au ciel, mais un laboratoire de gouverneurs pour changer les nations

J'ai justement fait la connaissance d'un gouverneur à Madagascar. Au culte, il était revêtu d'une humble robe de diacre, passant inaperçu au sein de dizaines d'autres (deux mille personnes assistaient au culte). Le lendemain, je l'ai croisé à l'aéroport dans son uniforme officiel tiré à quatre épingles ; il était aussi galonné qu'impressionnant, mais toujours au service du même Seigneur. Tout disciple qui a donné sa vie, donc son temps à Christ, devrait se considérer «à plein temps» à son service.

Quand nos yeux s'ouvrent

Prenons l'exemple d'un chauffeur de taxi. Il arrivera qu'un client commence sa course découragé et la termine rasséréné ; mieux encore, un jour quelqu'un entrera dans le véhicule en étant sur le chemin de l'enfer et en ressortira sur le chemin du ciel !
Ce taxi peut devenir celui du Seigneur et ce chauffeur son ambassadeur. Cela ne signifie pas que ce dernier parlera à tort et à travers, ni qu'il négligera son métier, bien au contraire ! Cela signifie qu'il aimera ses clients au point de non seulement les servir au nom d'une compagnie ou de lui-même, mais au nom de son Seigneur.

De plus, à l'écoute de l'Esprit, il lui arrivera d'intercéder précisément pour la ville qu'il sillonne : ses institutions, ses détresses, ses passants. Dans cette perspective, la dualité entre le fidèle du dimanche matin, chantant des cantiques et ponctuant la prédication du pasteur d'alléluias retentissants, et le chauffeur de taxi renfrogné du lundi matin, muet et insensible au Saint-Esprit, est brisée. Il se nourrit de Dieu au culte et le partage au cours de sa semaine. Il apprend sa volonté le dimanche et la met en pratique dans son taxi. Il est évident qu'elle inclura des valeurs usuelles comme l'honnêteté, la gentillesse ou la patience, mais elle ira bien au-delà de cette limitation draconienne et injuste, car il est écrit :

«Employés, obéissez à vos patrons [...] comme si vous vous trouviez au service de Christ lui-même [...] En servant des hommes, faites-le de bon coeur [...] comme si votre service s'adressait au Seigneur seul.»
Ephésiens 6:5, 7

Cet article est tiré du livre “Comment s’épanouir dans son travail” que vous trouverez dans votre librairie ou sur le site : www.carlobrugnoli.net

L’auteur est disponible pour servir dans votre région ou communauté.

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