Un temps pour rire

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Un temps pour rire

Bonjour Mon ami(e), 

« Il y a un temps…  pour rire ».
Ecclésiaste 3 v.4.

Tout, en Dieu, est une occasion de se réjouir, une invitation à la fête.

L’évangile est une fête.

Aussi, dans la Bible, la joie de Dieu se manifeste souvent par des rires et par des cris d’allégresse(1). On y lit partout que les victoires spirituelles sont célébrées par des manifestations exubérantes de joie que la Bible appelle des transports de joie(2).

L’amour aussi, lorsqu’il est répandu par un père ou une mère, par un époux envers son épouse, ou avec des amis, est exprimé sans honte par des effluves de joie, par des embrassades, par la fête et par la tenue de réjouissances. Venir vers Dieu, au tabernacle, devait se faire dans une ambiance de fêtes et de rires, avec des instruments bruyants, expressifs, qui annonçaient publiquement la joie du salut.

De la création jusqu’au moment où Christ ressuscite et avant cela, lors de l’annonce céleste de sa venue, lorsqu’il rejoint le Ciel dans Sa gloire ou lorsque l’Esprit-Saint est donné aux hommes à la pentecôte, lorsque le salut s’ensuit et que les captifs sont libérés, lorsqu’un malade est guéri, qu’un mort revient à la vie ou que quelqu’un se convertit, on observe que Dieu souhaite à chaque fois, se réjouir lui-même avec ses enfants et surtout, que tout le monde se réjouisse.

Je vous invite aujourd’hui à étudier le quinzième chapitre de Luc qui nous parle en 3 paraboles des choses perdues de notre vie, qui, une fois retrouvées, mènent les gens à la fête.  Il y a des brebis perdues que Dieu veut retrouver pour pouvoir se réjouir et faire la fête là-haut dans le Ciel, avec ses anges. Il y a de l’argent, des affaires et des biens perdus que Dieu veut nous aider à retrouver en passant, tout comme cette femme, un grand coup de balai dans la maison de nos erreurs. Il y a aussi des fils et des filles prodigues, perdus dans l’ivresse de leur rébellion qui, un jour, en se réveillant, se sentiront bien seuls et tristes, et devront pouvoir se sentir libres de revenir à la maison, vers Le Père de Grâce(3).

Il y a un temps pour rire

Dieu sait que nous n’avons que trop pleuré. S’il y a un temps pour pleurer, il y a aussi un temps pour rire.

Dans l’absolu, rire se réfère à la réjouissance, à la joie, à l’expression audible d’un sentiment intérieur profond. Si, dans la langue française on pense au mot « rire », on trouvera des expressions très savoureuses telles que : se bidonner, s'esclaffer, se fendre la pêche, la pipe, se gondoler, se marrer, pouffer, rigoler, crever, crouler, éclater, étouffer, s'étouffer, s'étrangler, mourir, pisser, pouffer, et se tordre de rire ! C’est dire !

En matière de rire, tout est permis aussi. On peut rire doucement, très fort, tout bas, tout haut ; rire sans sujet, hors de propos, pour un rien ; rire de surprise, d'un jeu de mots ; commencer, se mettre, se prendre à rire ; partir d'un éclat de rire ; ne pouvoir s'empêcher de rire ; s'arrêter, finir, faire semblant, avoir envie, donner envie de rire ; se mordre, se pincer les lèvres pour ne pas rire…

Il existe donc beaucoup de rires différents dans la vie comme il existe, pour celui qui s’y emploie moult raisons de rire ! Pessimiste, Jean de La Bruyère nous prévient « qu’Il faut rire avant que d'être heureux, de peur de mourir sans avoir ri »(4) alors qu’Alphonse Allais, l’un des plus fameux Honfleurais -ville où j’ai été pasteur d’une magnifique congrégation pendant 13 ans- s’amuse : « Le rire est à l’homme ce que la bière est à la pression » (5) !

A ceux qui prétendaient qu’il n’était pas spirituel d’être joyeux et encore moins de rire, Martin Luther répondait : « Si on ne peut pas rire au paradis, alors je ne veux pas y aller »(6) !

Apprendre la joie et le rire, c’est apprendre le langage du ciel. Si vous voulez vous y bien sentir, voici un bon conseil : Entraînez-vous ici-bas !

Les rires font l’ambiance du Ciel.

Prière : « Seigneur, je préfère être joyeux que triste. Merci que par Ton Esprit, cette atmosphère du Ciel peut déjà librement exister dans mon cœur, là où Tu résides, et qu’elle peut se répandre partout où je me rendrai. Apprends-moi à me réjouir dans ma vie et fais de mon existence un jardin de délices pour beaucoup. Amen ».

Références :
(1) Psaumes 47 v2 : « Acclamez Dieu par des cris de joie ».
(2) 2 Chroniques 29 v.30 : « et ils le célébrèrent avec detransports de joie »
  Sophonie 3 v.17 : « L'Éternel, ton Dieu, est au milieu de toi, comme un héros qui sauve ; Il fera de toi sa plus grande
joie ; Il gardera le silence dans son amour ; Il aura pour toi detransports d'allégresse ».
(3) Luc 15 v. 5 : « Et quand il l’a retrouvée, avec quelle joie il la charge sur ses épaules pour la ramener ! ».
 Luc 15v.24 : « car voici, mon fils était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et je l’ai retrouvé ». Et ils commencèrent à festoyer dans la joie.
 Luc 15 v.10 : « De même, je vous le déclare, il y a de la joie parmi les anges de Dieu pour un seul pécheur qui change ».
(4) Jean de La Bruyère (1645-1696) – Philosophe, écrivain, moraliste Français. 
(5) Alphonse Allais (1854-1905) – Écrivain, humoriste Français.
(6) Martin Luther (1483-1546) – Écrivain, Théologien, Professeur et Pasteur, père de la Réforme Protestante.

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