Une huile de joie

Sommaire
Une huile de joie

Bonjour Mon ami(e),

« Car l’Éternel m’a oint …
Pour leur donner…
Une huile de joie, au lieu du deuil ».
Ésaïe 61 v.3.

Il faut un acte fondateur puissant pour passer du statut « d’inconnu » à celui de « connu ».

Jésus, qui vient sur terre pour être et annoncer la Parole de Dieu aux hommes, pour restaurer l’amour, la joie, la paix, l’espoir et pour mourir sur la croix afin de s’offrir en rançon pour des humains en souffrance, commence son ministère terrestre en soufflant deux puissantes bourrasques.

Du balai !

La première prend la forme d’une grosse colère que Jésus fait éclater sans ménagement pour dégager l’esprit religieux de son temple(1). L’esprit religieux, c’est celui qui résiste toujours à l’onction, qui contamine la vie des gens de peurs paralysantes. Ce dernier, est un voleur, un voleur de tout, mais plus que tout, un voleur de joie. Il aime tenir les enfants de Dieu têtes baissées sous le joug d’une culpabilité permanente afin mieux les contrôler(2). Intrinsèquement méchant, il cherche toujours à accuser pour mieux pouvoir juger et pour, finalement, plus facilement condamner. Ceux que l’esprit religieux possède ne s’astreignent jamais aux règles qu’ils édictent pour les autres. C’est ainsi que ce fin tacticien véreux et insensible qui ne connaît pas l’amour, asservit les gens de fardeaux impossibles à porter(3).

Jésus, au contraire, est venu pour que ses enfants reçoivent par la grâce son pardon, pour payer leurs dettes, pour qu’ils puissent se défaire enfin du poids de leurs erreurs passées et pour qu’ils vivent dans la joie ; une joie parfaite que le monde ne connaît point(4).

L’allégresse est la puissance de Dieu qui te libère de ta détresse.

Le second coup de vent, plus ébouriffant encore pour le corpus doctrinal de l’époque, lui permet de contredire les théories qui font de l’Église, une nécropole, une catacombe, un cimetière. Pour cela, Jésus, oh quelle incurie, décide de faire son premier miracle en plein mariage, au beau milieu d’une fête, au moment où tout le monde rit et s’amuse, là-même où se réunissent familles et amis… et en plus, il fait cela… même pas à l’église(5)…

De fait, changer l’eau en vin après que les convives aient déjà tout bu est un signal fort que Jésus envoie à l’humanité perdue : Nul besoin de vous soumettre aux plaisirs mondains, dégradants et impurs, pour vous amuser ou pour être heureux. Lui, le Christ (l’eau vive), suffit aisément à changer l’eau saumâtre de vos chagrins, en vin délicieux, le meilleur qui soit, un nectar qu’on peut savourer même à la fin, lorsqu’on est déjà trop ivre de soi-même pour en sentir toute la saveur.

En outre, ce Jésus, qui nous change de vieilles outres en outres neuves, pour y déverser son vin nouveau, savait et sait encore faire la fête. Plus encore, il est notre pâque(6), notre fête, notre joie. Il a cette onction, cette puissance d’en-haut, qu’il multiplie à souhait pour nous oindre, si nous le voulons bien, d’une huile de joie au lieu du deuil.

Jésus, c’est l’oint qui nous mène plus loin.

La joie et l’allégresse ont disparu dans les vergers(7)

Tristement, la joie et l’allégresse sont souvent les grands absents de nos vies. En changeant le vin nouveau de la foi en vinaigre amer de la loi, la religiosité qui cherche à nous habiter à notre tour, a ranci le bon moult de la grâce en laissant pourrir la joie. Du coup, les gens pensent qu’être chrétien, c’est déborder d’ennui plutôt que de déborder de joie. Cherchant ensuite à se libérer de ces inflexibles cerclages doctrinaux qui les étouffent, ceux-ci décident donc de s’échapper à tout prix de ses cuves amères, devenues tonneaux de la mort, écueils à leur bien-être, cercueils de leur bonheur(8).

Seule la joie de Dieu fait le ravissement de l’âme.

Prière : « Seigneur, la joie de l’Esprit, Ta joie, est une force dont je ne peux plus me passer. La joie du Seigneur est ma force ! Oins-moi de cette joie, de ces rires, de ces bonnes attitudes qui feront du verger de ma vie, une terre d’abondance et d’amour. Amen ».

Références :
(1 ) Matthieu 21 v.12 : « Jésus entra dans le temple de Dieu. Il chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le
temple ; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons ».
(2) Romains 8 v.33 : « Qui accusera les élus de Dieu ? C'est Dieu qui justifie ! ».
(3) Apocalypse 12 v.10b : « Car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit ».
(4) Jean 15 v.11 : « Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite ».
(5) Jean 2 v.1-10.
(6) 1 Corinthiens 5 v.7 : « Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé ».
(7) Ésaïe16 v.10 : « La joie et l’allégresse ont disparu dans les vergers, et, dans les vignes, il n’y a plus de cris de joie, plus de réjouissances, on ne presse plus le raisin dans le pressoir. Je fais cesser les cris de joie ».
(8) Jérémie 48 v.33: « La joie et l'allégresse ont disparu des campagnes Et du pays de Moab ; J'ai fait tarir le vin dans les cuves ; On ne foule plus gaîment au pressoir ; Il y a des cris de guerre, et non des cris de joie ».

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

0 commentaire