Vivre dans la joie de Christ

Vivre dans la joie de Christ

« Je vous ai dit ces choses afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite » (Jean 15 :11).

Quel sujet est plus béni que la lecture de  « la joie du Seigneur Jésus Christ demeurant en nous afin que notre joie soit parfaite » ? Parmi « ces choses » dont Jésus a parlé, nous n’avons pas seulement besoin de considérer les 10 premiers versets de ce chapitre, mais aussi ce qu’il a dit dans Jean 14 :27 : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Que votre cœur ne se trouble point. » Il parle de deux sortes de paix. La paix qu’il nous a laissée est cette paix que nous avons du Père à travers le sang du Seigneur Jésus. « Ma paix » est la paix de l'esprit, la tranquillité parfaite qu’il avait sur la croix quand il disait « Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font ». Il n’avait aucune dispute contre ceux qui l'ont cloué à la croix. Le monde ne sait rien d’une telle paix. Sous aucune circonstance devons-nous permettre à nos cœurs d’être troublés. La frustration ne doit nous saisir sous aucune circonstance.

Où trouvez-vous la joie du Seigneur Jésus Christ si vous avez un cœur rempli de frustration et de soucis au sujet des choses de cette vie ? Si les choses de ce monde peuvent vous distraire, alors vous n’avez pas compris la paix qu’il vous a laissé ou la joie du Seigneur Jésus Christ. Parmi ces choses concernant le port des fruits et l'obéissance, il a aussi parlé de l'amour, l'envoi du consolateur, et sa paix qui conduit à sa joie. Avez-vous la joie avec un cœur qui n’est pas rempli d’amour ? Si votre cœur est rempli d’anxiété et vos affections sont fixées sur les choses de ce monde, vous n’avez ni la paix de Christ ni la joie.

Jean 15 :7-10 dit, « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié et que vous serez mes disciples. Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour. »

Il décrit le fait de continuer dans son amour comme garder les commandements de son Père. Il nous amène dans une comparaison avec la relation qu’il a avec son Père. Nous obtenons sa joie et sa paix en marchant dans Son Esprit d’obéissance humble et inconditionnelle. Nous vivons dans Son amour et Sa paix et nous entrons dans Sa joie. Vous ne pouvez pas entrer dans Sa joie sans être entré dans Sa paix. Vous ne pouvez pas entrer dans Sa paix sans être entré dans Son amour. Nous voyons Son amour révélé en ce qu’Il a gardé les commandements de Son Père et a vécu dans Son amour.

Quels sont les fruits de l’Esprit ? « l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, » comme nous le voyons dans Gal 5 :22. Après avoir parlé de Sa paix, qui est le fruit de l’amour (aimer Dieu de tout notre cœur, âme et esprit, et notre prochain comme nous-mêmes), Il continue maintenant en parlant de la joie qu’on doit trouver dans « notre travail d’amour. » Le Seigneur veut voir l’amour dans nos cœurs. Le Seigneur est jaloux de ces commandements, et Il surveille attentivement l’attitude de notre cœur envers ces commandements d’amour.

Dans 1Thes 1 :2-4 nous lisons, « Nous rendons continuellement grâces à Dieu pour vous tous, faisant mention de vous dans nos prières, nous rappelant sans cesse l'œuvre de votre foi, le travail de votre charité et la fermeté de votre espérance en notre Seigneur Jésus-Christ, devant Dieu notre Père. (voyez la connexion entre cette œuvre d’amour et l'appel de l'évangile) ; nous savons frères bien-aimés de Dieu, que vous avez été élus ». Dieu notre Père a les regards sur ce travail d’amour, et c’est là qu’Il est si enchanté. Il attend une réponse, un retour à Son travail d’amour.

Il met en exergue la connexion entre le travail d’amour et la connaissance de notre élection de Dieu. Voulons-nous savoir ou non si nous sommes l'un des élus de Dieu ? Alors nous devons examiner nos cœurs pour ce travail d’amour. Comprenons-nous ce que cela signifie d’entrer et de demeurer dans l'amour, la paix et la joie de Christ ? Si nous le comprenons, alors nous connaîtrons notre élection de Dieu.

Quelle est notre élection de Dieu ? Dans 2 Thes 2 :13 nous lisons, « Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l'Esprit et par la foi en la vérité ». Réalisons-nous combien il est important de croire en la vérité ? Quand nous entendons les gens prendre le nom de Dieu en vain, utiliser le mot enfer comme un proverbe, pensons-nous réellement qu’ils croient la vérité de la solennité du courroux de Dieu ? Non, ils n’ont aucune conception de ce dont ils parlent.

Le prophète Esaïe est tombé sur sa face quand il est entré dans la présence du Seigneur, et a dit « qui suis-je ! car je suis un homme aux lèvres impures ». Il a compris quelle belle chose c’est que de venir dans la présence de Dieu. Qu’est-ce que cela signifierait de se mettre sous Son courroux et de penser qu’une personne dirait qu’elle croit la vérité et peut parler légèrement des menaces de Dieu concernant l'enfer, penser qu’une personne pourrait faire peu de cas du salut de Dieu ?

Nous sommes appelés, nous sommes choisis à travers la sanctification de l'esprit et la croyance à la vérité. Le Seigneur est éternellement satisfait de l'amour que notre Sauveur nous a commandé de manifester en son nom les uns aux autres, « que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimé » comme il est écrit dans Jean 15 :12.

Il est important que nous voyions la liaison entre notre œuvre d’amour et l'entrée dans la joie de notre Seigneur. Dans Héb 6 :10-12 nous lisons, « Car Dieu n’est pas injuste pour oublier votre travail et l'amour que vous avez montré pour son nom, ayant rendu et rendant encore des services aux saints. Nous désirons que chacun de vous montre le même zèle pour conserver jusqu’à la fin une pleine espérance, en sorte que vous ne vous relâchiez point, et que vous imitiez ceux qui par la foi et la persévérance héritent des promesses ». Nous voyons ici l'accent mis sur les deux tables de la loi. Nous démontrons notre amour pour Dieu en montrant et rendant l'amour aux saints. Voyez la liaison entre ceci et le salut. Nous ne méritons rien, mais si ces liens de connexion manquent, ne réclamez pas le salut parce que ceci est notre évidence le concernant. Si nous nous mordons et nous dévorons les uns les autres en réclamant le salut, Satan est en train de chauffer ses mains dans le feu de l'enfer pour vous. Il n’y a rien de semblable que d’avoir des inimitiés, la haine et l'amertume contre notre prochain et de réclamer le salut.

Pour devenir participant de la joie du Seigneur, nous devons aussi marcher dans Son Esprit. Entrerons-nous dans son amour et ne ferions-nous pas la volonté de Son Père ? Ceci serait une contradiction. Voulons nous savoir ce que c’est que de vivre dans un esprit de réjouissance avec la plénitude de la joie de Christ dans notre cœur ? Nous le trouverons dans notre travail d’amour. Nous le trouverons en servant le Seigneur. Nous ne pouvons pas participer à Sa joie pendant que nous marchons en dehors de l'Esprit de Christ.

Sa paix n’a rien à avoir avec nos circonstances présentes. Nous pouvons avoir tout ce qu’un cœur peut souhaiter. Comme il est écrit dans Ps 73, Asaph était jaloux des orgueilleux en voyant tout ce qu’ils ont, mais rien de cela n’a quelque chose à avoir avec cette sorte de paix. Cette paix est la paix que Christ a. Nous ne connaîtrons jamais la plénitude de la joie jusqu’à ce que la joie de Christ entre en nous et nous ne connaîtrons jamais la joie de Christ en marchant en dehors de Ses empreintes, servant Son Père et Lui.

Jean 15 :12 dit : « C’est ici mon commandement, aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés ». Est-ce facile de s’aimer les uns les autres ? Attendez jusqu’à ce que l'un de vos frères vous offense. Pouvons nous réagir avec amour ou avons-nous besoin d’un peu de grâce pour faire cela ? Sommes-nous capable d’aimer celui qui nous a offensé comme Christ nous a aimé ? Pouvons-nous demander au Seigneur « Pardonne lui car il ne sait pas ce qu’il fait » ? Nous pouvons avoir cet amour seulement si l'amour de Christ habite en nous. Ceci n’est pas naturel.

Même si en entrant dans la paix de notre Sauveur (Jean 14 :27), il nous donne le privilège d’entrer dans son amour, « que ma joie demeure en vous, afin que votre joie soit parfaite ». Plusieurs personnes pensent que la dépression est la piété, et rien n’est plus éloigné de la vérité. La piété c’est la joie et la paix dans le Saint-Esprit. C’est la joie, la paix et l'amour en Christ. La dépression et l'anxiété, et la frustration ne sont rien d’autre que les fruits de la non croyance.

Nous trouvons notre Sauveur exprimer Sa plus grande joie en plaisant à son Père, en faisant Sa volonté et en glorifiant son nom par son œuvre d’amour. Nous entrons dans Sa joie en faisant ces choses qui lui plaisent. Jean 4 : 34 dit « Jésus leur dit ma nourriture (la plus grande joie) est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre ».

La joie de notre Seigneur aussi s’étend à Sa récompense pour une telle humble obéissance inconditionnelle, qui était à jamais devant lui pendant qu’il marchait vers l’accomplissement du travail de Son Père. Ceci est tout ce pour lequel Il vivait. Heb. 12 :2 dit, « Ayant les regards fixés sur Jésus qui suscite la foi et la mène à la perfection ; en échange de la joie qui lui était réservée, il a souffert la croix, méprisé l’ignominie et s’est assis à la droite du trône de Dieu ». Nous pourrions aussi entrer dans cette joie du pays promis. Pouvons-nous, vous et moi, pour la joie d’être capable de servir dans la perfection, à travers l’éternité, endurer la croix ? Nous avons besoin de le suivre dans le chemin de la croix. Nous avons besoin de prendre notre croix et de le suivre et de bon cœur. Allons-nous, vous et moi aller dans le chemin de la croix, murmurant et rouspétant au sujet de toutes petites choses que le Seigneur envoie sur nous et entrer dans Sa joie ? C’était par la voie de la croix qu’Il est entré dans Sa joie finale.

Vous et moi souffrirons la honte pour Son nom. J’ai visité un camarade, il y a quelques temps de cela et j’ai été présenté à un homme que je n’avais jamais rencontré, mais j’ai entendu dire que c’était un homme qui servait le Seigneur. Dans ma présentation, je lui ai dit,  « j’ai entendu de mauvaises choses vous concernant ». Il a dit, « oh, qu’est-ce que c’est ? ». J’ai dit, « j’ai compris que vous portez un reproche. » « Quel reproche est-ce ? » a-t-il répliqué. J’ai dit « Je comprends que vous portez le reproche de Christ. Je comprend que vous marchez à travers cette vie portant Son reproche. » Il a dit que jamais quelqu’un l’avait approché de cette manière auparavant.

Nous sommes en joie dans les tribulations. Nous sommes en joie dans les choses qui sont contre la chair aussi longtemps que cela est pour Sa gloire. Partager Son trône avec Lui devrait remplir nos cœurs de joie. Ceci devrait nous aider à être capable de mépriser la honte, afin que nous soyons à mesure de porter la croix que nous avons à porter. Nous devons prendre notre croix et crucifier toute chose de la chair si nous voulons entrer dans la joie de notre Seigneur. Nous avons besoin de cette paix de Christ dans notre cœur en faisant ainsi.

Cette double joie d’obéissance et de communion est ce dont David a parlé d’une manière prophétique dans Ps 16 :8-10. « J’ai constamment l’Eternel sous mes yeux : quand Il est à ma droite je ne chancelle pas. Aussi mon cœur est dans la joie, mon esprit dans l’allégresse, et mon corps repose en sécurité. Car Tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts ; Tu ne permettras pas que ton bien-aimé voit la corruption ». Dans les circonstances les plus éprouvantes, nous avons quelquefois la plus grande joie.

Cette joie dont David a prophétisé en rapport avec notre Seigneur était aussi sa joie comme nous le voyons dans Ps 16 :11 « Tu me feras connaître le sentier de la vie : il y a d’abondantes joies devant ta face, des délices éternelles à ta droite ». David a compris ce que c’était que d’entrer dans cette joie. Toute personne a un talent, et le Seigneur nous regarde pour savoir si nous utilisons notre talent pour Son service et pour Sa gloire ou enterrons-nous notre talent dans la saleté ? Si nous voulons entrer dans la joie du Seigneur, nous devons mettre notre talent à l’œuvre dans son service.

Mat 25 :20-21 dit, « Celui qui avait reçu les cinq talents s’approcha, en apportant cinq autres talents, et il dit : Seigneur tu m’as remis cinq talents ; voici, j’en ai gagné cinq autres. Son maître lui dit : c’est bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de chose ; je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître ». Allons-nous enterrer tout ce que nous avons dans les choses de cette vie et espérer avoir la joie de notre Seigneur ? Cela est contraire aux enseignements de l’Ecriture.

« Ces choses », dont notre texte dit que Jésus nous a parlé, se réfère au maintien de la communion avec Christ, et les conditions dans lesquelles il peut être réalisé. Nous ne maintenons pas cette communion en le servant un jour par semaine et le monde six jours par semaine. Nous devons le servir de tout notre cœur toujours.

Quand nous nous écartons de Son service pour servir le péché, la communion est brisée, et Sa joie est perdue comme nous pouvons l’entendre de David après qu’il ai péché. Ps 51 :12 dit, « Rends-moi la joie de ton salut ; et qu’un esprit de bonne volonté me soutienne ». Le salut comprend beaucoup plus de choses que juste aller au ciel. Le salut c’est être délivré du pouvoir et la tyrannie du péché. Le salut doit être restauré dans le service de notre Seigneur, et David était déchu de cela. Il est devenu desséché. Ses fruits étaient secs. Il ne demeurait plus en Christ. Sa joie serait restaurée en entrant de nouveau dans Son service, en se repentant du péché et en retournant au Seigneur. Nous n’aurons pas la joie du salut pendant que nous servons la chair et le péché.

David ne priait pas pour le salut comme s’il était mis en question, mais la joie de marcher dans Son service était perdue, juste comme nous le voyons pour Pierre dans Luc 22 :62, « Et Pierre sortit et pleura amèrement ». Pierre ne marchait pas maintenant dans cette joie parce qu’il avait renié son Seigneur. Son cœur était maintenant rempli de chagrin et de regret.

C’est si important de réaliser que nous avons besoin de Christ dans notre vie de tous les jours juste autant que nous le faisons pour l’éternité. Beaucoup d’enseignements disent que le salut est quelque chose qui arrive après que nous mourrons. Cela n’est pas vrai. Nous avons besoin du salut chaque jour. Nous avons besoin de cette paix parfaite de Christ dans nos cœurs dans toutes les circonstances.

Le Père veut être glorifié par notre sanctification dans cette vie aussi bien que par notre salut pour l’éternité. Jean 15 :8 dit, « Si vous portez beaucoup de fruits, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples ». Quand le Père est glorifié, nos cœurs seront remplis de joie, de paix et d’amour. Ceux-ci sont les fruits de l’obéissance. Le fruit est la preuve d’un bon ou mauvais arbre. Notez Mat 7 :18-20, « Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez ». Sommes-nous de bons arbres ? Avons-nous été plantés dans le jardin du Seigneur ? Alors nous ne pouvons pas porter de mauvais fruits.

Dans le but d’entrer dans la joie de notre Seigneur, nous devons suivre Ses traces. Le terrain de cette plénitude de joie ne peut être trouvé dans aucun mérite, dans quoique ce soit en nous, mais peut seulement être trouvé dans la personne de Christ et Son œuvre accomplie.

Phil 4 :4 dit, « Réjouissez vous toujours dans le Seigneur : je le répète réjouissez-vous ». La racine de notre joie est dans le Bienfaiteur qui nous a donné la robe de justice et nous donne notre couronne. La mesure de cette joie est déterminée par notre marche quotidienne dans les empreintes de Christ, et notre amitié et notre communion avec Lui comme nous voyons dans 1Jean 1 :3b-4, « Or, notre communion est avec le Père et avec son fils Jésus-Christ. Et nous écrivons ces choses afin que notre joie soit parfaite ». Notre communion avec le Père et Son Fils s’éteint comme l’interrupteur d’une ampoule quand nous commençons à servir le péché, quand notre cœur s’éloigne de notre fiancé céleste, quand notre cœur commence à être fixé sur toute autre chose que lui.

Les versets suivants révèlent comment cette communion peut facilement se briser. 1 Jean1 :5-7,  dit « La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui et que nous marchons dans les ténèbres, nous mentons et nous ne pratiquons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son fils nous purifie de tout péché ».

La joie de Christ dont il est parlé dans notre texte n’est pas mesurée par notre bonheur ou succès dans les présentes circonstances comme pour le monde. La joie du Christ est assez indépendante de ceux-ci comme nous voyons dans Actes 16 :23-25. « Après qu’on les eu chargé de coups (Paul et Silas) , ils les jetèrent en prison en recommandant au geôlier de les garder sûrement. Le geôlier ayant reçu cet ordre, les jeta dans la prison intérieure, et leur mit les ceps aux pieds. Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu et les prisonniers les entendaient ». Ils avaient la joie et la paix de Christ parce que, ce qu’ils avaient souffert était en accord avec la volonté de Dieu. La paix et la joie de Christ ne se trouvent pas dans les choses tangibles.

L’entrée dans la joie de notre Seigneur souvent est mieux réalisée quand les circonstances sont pires. La prospérité dans ce monde est quelque fois accompagnée par la famine spirituelle. Vous verrez rarement un homme prospérant grandement aussi bien dans le monde que spirituellement. Es 54 :10 dit, « Quand les montagnes s'éloigneraient, Quand les collines chancelleraient, Mon amour ne s'éloignera point de toi, Et mon alliance de paix ne chancellera point, Dit l'Éternel, qui a compassion de toi ». Les choses de cette vie disparaîtront toutes. Quand les circonstances sont les plus éprouvantes, la paix de Dieu est la plus précieuse. Pendant les pires circonstances, nous sommes capable de tout remettre entre Ses mains.

Le sentier qui conduit dans cette parfaite paix et joie de notre Seigneur se trouve quand nous gardons les commandements de notre Sauveur. Ceci est tant opposé à la nature humaine. L’amour de Christ dans Ses chers enfants était sans malice, innocent, inoffensif, abnégation. Aimer les uns et les autres comme Il nous a aimés est l’accomplissement de la loi. Rom 13 :9-10 dit, « En effet, les commandements: Tu ne commettras point d'adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu'il peut encore y avoir, se résument dans cette parole: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L'amour ne fait point de mal au prochain: l'amour est donc l'accomplissement de la loi ».

La loi n’est pas abolie. Ces versets citent les six derniers commandements.

Christ est venu pour accomplire la loi dans un sen légal, et vous et moi devrons accomplir la loi dans une forme d’obéissance de l’évangile. Juste après que notre Seigneur Jésus ait commandé, « Aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimés », Il a continué en qualifiant l’étendue de cet amour. Jean 15 :13 dit, « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ».

Notre amour pour Dieu ou notre prochain est mieux mesuré par l’étendue du sacrifice que nous sommes prêts à accomplir pour exprimer cet amour. Abraham a tellement aimé Dieu qu’il était prêt à sacrifier son fils. Dieu enverra des circonstances pour tester si nous voudrons payer le prix pour obéir ou non. Christ a donné Sa vie pour ses amis pendant qu’ils étaient encore en inimitié contre lui dans leurs cœurs. Rom5 :6-8 dit, « Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. A peine mourrait-on pour un juste; quelqu'un peut-être mourrait-il pour un homme de bien. Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. » Pouvons-nous entasser des charbons d’amour sur la tête de notre frère quand il nous fait du mal, afin de dissoudre sa rébellion et de l’amener à la repentance ?

C’est pourquoi notre Seigneur nous dit dans Mat 5 :43-45 « Vous avez appris qu'il a été dit: Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes ».

Si cet Esprit de Christ ne demeure pas en nous, nous ne sommes pas les enfants de notre Père. Si nous montrons de l’amour seulement à ceux qui nous aiment, nous ne sommes en rien différents du monde. Mat 5 :46-48 dit, « Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous? Les publicains aussi n'agissent-ils pas de même? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d'extraordinaire? Les païens aussi n'agissent-ils pas de même? Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait ».

Quand nous montrons ces actes de gentillesse à notre prochain, nous avons besoin de garder notre cœur en rapport avec la première table de la loi, mobile par lequel nous faisons nos actes de compassion. La grande insistance dans les évangiles est la seconde table de la loi, mais nous sommes également mis en garde contre la rupture de la première table de la loi. Mat 6 :1 dit, « Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus; autrement, vous n'aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux ». Jusqu’à ce que nous accomplissions la seconde table de la loi, la première table de la loi n’est même pas prise en considération. Quand nous gardons la seconde table de la loi, alors le Seigneur examine notre cœur pour voir quel est notre mobile.

L’amour de Christ pour nous est révélé dans le sacrifice qu’il était prêt à accomplir pour notre compte. 1Jean 3 :15-16 dit, « Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu'aucun meurtrier n'a la vie éternelle demeurant en lui. Nous avons connu l'amour, en ce qu'il a donné sa vie pour nous; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères ».

Voyez comment l’apôtre de l’amour utilise le sacrifice de Christ pour nous pour illustrer ce que c’est que d’entrer dans la joie de notre Seigneur Jésus Christ ou l’assurance de notre salut en nous occupant des besoins de notre frère. 1Jean3 :17-19 dit, « Si quelqu'un possède les biens du monde, et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l'amour de Dieu demeure-t-il en lui? Petits enfants, n'aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité. Par là nous connaîtrons que nous sommes de la vérité, et nous rassurerons nos cœurs devant lui  » C’est là où se trouve le test. Nous honorons Dieu avec notre cœur, âme et esprit en montrant de la compassion pour notre frère. Voici comment nous connaissons l’assurance de notre salut, par notre attitude à l’égard de la loi d’amour de Dieu, et la pensée que nous avons dans notre vie à l’égard de notre prochain.

Quand la joie de notre Seigneur en servant Son Père demeure en nous, nous trouverons la plénitude de notre joie est décrite avec bénédiction dans Ps 112 :1, « Louez l'Éternel! Heureux l'homme qui craint l'Éternel, Qui trouve un grand plaisir à ses commandements ». Amen.

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