A contre-courant, sans contrecoeur

A contre-courant, sans contrecoeur

" Il nous faut secourir les faibles et nous souvenir des paroles du Seigneur Jésus qui lui-même a dit : il est plus heureux de donner que de recevoir " Actes 20.35

Donner joyeusement, c'est vite lu et vite oublié, car cela touche une corde très sensible en moi : celle de l'instinct de possession ; et cela comporte un risque : celui d'amputer mes réserves.

Pourtant, j'ai bien lu : " Dieu aime celui qui donne joyeusement ". Donner passe encore, mais joyeusement, sans contrainte, c'est quelque chose qui ne m'est vraiment pas naturel.

En effet, dans nos civilisation occidentale, tout s'achète, tout se vend, rien n'est donné. C'est un monde où chacun désire recevoir davantage et accumuler ou dépenser pour sa propre satisfaction, un monde où triomphe l'égoïsme avec son cortège d'injustices et de rancoeurs. Dois-je m'en étonner quand je constate combien il m'est parfois pénible de donner, souvent difficile de le faire joyeusement ?

Voilà bien un domaine où s'implique l'exhortation : " soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence " (Rom.12.2). Mon ancienne manière de voir doit changer, l'ordre de mes priorités aussi. Le Seigneur m'aide à le réalise si je prends à coeur d'obéir à sa Parole. Je réalise progressivement qu'il est plus heureux de donner que de recevoir.

En apprenant à donner, je détourne mes regards de moi-même pour les poser sur les besoins de mon prochain et je jouis de l'approbation de mon Maître qui lui, a donné sa vie pour moi. Mais s'il voit de la tristesse, du regret en donnant, le don n'a plus aucune valeur morale.

Le contexte de ces versets montre qu'ils concernent nos biens matériels, mais leur portée peut-être étendue à tout ce que nous possédons, ou plutôt à tout ce qui nous est confié : notre temps, notre affection, notre sympathie, notre connaissance du Seigneur et de sa Parole, et bien d'autres choses. Et ne croyons pas que nous nous appauvrissons en procédant ainsi !
En allant ainsi à contre-courant des habitudes du monde, mais sans contrecoeur, nous sommes heureux parce que nous obéissons au commandement du Seigneur, et Dieu nous rend aussi au centuple ce que nous donnons par amour pour lui et pour les autres.

Extrait de la revue " Plaire au Seigneur "

En partenariat avec www.famillejetaime

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