Ah ! Il faut souffrir pour être beau ou belle !

Ah ! Il faut souffrir pour être beau ou belle !

Cette expression m’a toujours fait sourire, parce que la souffrance pour son apparence physique ou sa vitalité est bien moindre, comparée à celle qui est nécessaire pour que notre âme (notre cœur) soit trouvée pure aux yeux de Dieu.

  • 3 h chez le coiffeur, dans le brouhaha et la chaleur ? Trop facile !

  • 2 h de footing par semaine pour affiner sa silhouette ? Petit(e) joueur(se) !

  • 100-125 g de féculent à chaque repas ? C’est déjà pas mal, dis donc !

C’est ce que je me suis dit quand j’ai commencé à grimacer au bout de 3 mois. Si c’est ça souffrir, alors je remets le couvert. Car les douleurs engendrées pour devenir saint(e) comme Dieu sont bien pires ! Mais combien salutaires.

On est prêt à faire beaucoup d’effort pour sa santé physique, mais que sommes-nous prêts à faire pour entretenir l’état de son âme, de son cœur, de ses pensées ? Et de quelle manière traversons-nous “les diverses épreuves” qui sont parfois utiles pour nous “reprendre” ? 

En les considérant “comme un sujet de joie”, comme le souligne Jacques ? Ou en gémissant, pleurant et râlant ?

C’est quoi, la sanctification ?

Avez-vous déjà entendu beaucoup de prédications sur la sanctification ? Moi, oui, quand j’étais jeune fille et que mon papa était pasteur. À cette époque, je ne les comprenais pas. Je n’arrivais pas à faire la différence entre l’action de Dieu en moi, pour me purifier de ce péché qui m’éloignait de lui, et les conséquences de mes mauvais choix (compris et assumés bien des années après !). 

En réalité, je trouvais non seulement mon père-pasteur sévère, mais Dieu encore pire : punitif. “Alors, si je me conduis mal, pan, une punition ?” 

C’était ma définition de la “sanctification”. Et j’ai eu très longtemps une mauvaise vision du Père : fouettard et non amour ! Or, Dieu nous reprend vraiment dans l’amour et par amour… Il n’est que grâce…

La sanctification consiste à se laisser transformer par l’Esprit Saint dès lors que l’on devient enfant de Dieu.

Débarrassez-vous donc de toute méchanceté et toute ruse, de l'hypocrisie, l'envie et toute médisance, et comme des enfants nouveau-nés désirez le lait pur de la parole. Ainsi, grâce à lui vous grandirez [pour le salut],si du moins vous avez goûté que le Seigneur est bon.
Approchez-vous de Christ, la pierre vivante rejetée par les hommes mais choisie et précieuse devant Dieu, et vous-mêmes, en tant que pierres vivantes, laissez-vous édifier pour former une maison spirituelle, un groupe de prêtres saints, afin d'offrir des sacrifices spirituels que Dieu peut accepter par Jésus-Christ.
(1 Pierre 2.1-6)

Nos efforts sont bien inutiles et retombent vite à plat si nous ne sommes pas conscients que seul l’Esprit en nous peut nous délivrer du péché, des mauvaises habitudes, bref, de tout ce qui ne glorifie pas Dieu et l’offense et l’attriste en même temps.

Alors, pourquoi ces directives sur le mode impératif, comme si nous en étions capables ?

  • Débarrassez-vous 

  • Désirez 

  • Approchez-vous 

  • Laissez-vous édifier

En réalité, ces actions deviennent possibles lorsque nous nous soumettons à Dieu, dans une totale obéissance que produit notre amour pour lui. Même si nous n’y comprenons rien et que nous avons l’impression de vivre une véritable injustice. Lorsque nous acceptons ses “châtiments”, alors que dans un premier temps, elles nous font mal, nous serons alors en plein dans ce processus de sanctification nécessaire pour faire la volonté de Dieu. “Sans la sainteté, nul ne verra le Seigneur.” (Hébreux 12.14)

Est-ce nécessaire de souffrir ?!

Pas obligatoirement, non, mais la souffrance nous permet de réfléchir, d’être sincère devant Dieu et de s’aligner à nouveau sur sa volonté, sa Parole. Alors, que “quand tout va bien”, en réalité, on ne prend pas le temps de se poser, de se remettre en question. Dieu agit avec nous vraiment comme des parents envers leurs enfants quand ils se conduisent mal, transgressent la discipline ou les règles de vie familiales !

“Car le Seigneur corrige celui qu’il aime, Et frappe de verges tout fils qu’il agrée. Toute correction, il est vrai, paraît être au premier abord un sujet de tristesse et non de joie ; mais plus tard elle procure un paisible fruit de justice à ceux qu’elle a formés.” (Hébreux 12.6 et 11)

Quel est le but de cette sanctification ?

Ce n’est jamais amusant, une épreuve. On ne dit pas tout d’abord : “Chouette, Dieu est en train de m’apprendre quelque chose !” Non, on gémit, on pleure, car on ne prend pas toujours conscience que l’on vit ce processus de sanctification, bien plus important que notre ligne ou notre santé qu’on a peut-être négligées. Mais notre corps est aussi et surtout le temple du Saint-Esprit, pas seulement cette enveloppe charnelle qui nous permet d’exister sur Terre !

Quelles sont ces ronces qui ont fini par nous envahir ?

Elles poussent et se propagent vite si on les laisse prendre de l’ampleur, elles arrivent de par :

  • Notre bouche : par un flux de paroles négatives ou des critiques, on pollue notre âme.

  • Un péché récurrent

  • Une mauvaise habitude

  • Une addiction

  • Un problème de non pardon

  • Un problème de comportement, d’attitude

👉 Un défi : quelle est la dernière fois où nous avons critiqué quelqu’un ? Tant qu’on ne s’en rappelle plus, c’est bon signe, sinon, c’est de l’amnésie ! Alors, engageons-nous à nous retenir pour une journée, puis deux, puis trois, jusqu’à ce que nous soyons capables de brider notre langue, parce que dès les premiers mots, le Saint-Esprit tire la sonnette d’alarme ! Véridique ! Essayez !

Plusieurs buts à cette sanctification :

  • Pour que Dieu s’approche de nous (Jacques 4.8)

  • Afin de ne pas nous priver sa grâce (Hébreux 12.15)

  • Afin d’accomplir les œuvres qu’il a préparées d’avance car nous avons été créés dans un but (Éphésiens 2.10)

  • Afin de bien le servir (Romains 12.11)

  • Afin de lui offrir nos vies comme des sacrifices vivants (Romains 12.1)

  • Afin de devenir des “hommes faits” (Jacques 1.4)

Les raisons sont nombreuses mais elles se résument bien en celle-ci : 

Soyez saints car moi, je suis saint. (1 Pierre 1.16)

Nous sommes un jardin que l’Esprit visite

Dans un jardin mal entretenu se cachent de vilaines bêtes. Dangereuses pour notre santé spirituelle, néfaste pour les autres, nous l’avons vu plus haut.

Ces ronces ou ces herbes envahissantes peuvent :

  • Nous étouffer et nous priver de forces dans l’épreuve 

  • Remplir notre âme de tristesse dans la maladie

  • Nous garder captifs dans l’amertume face aux offenses

Si notre jardin est propre, le Saint-Esprit peut circuler sans difficulté pour l’arroser au bon endroit, faire fructifier les fruits un peu verts, arracher les mauvaises herbes. De sa main experte, alors, il devra tailler ce qui l’empêche d’œuvrer en nous pour que nous soyons des ouvriers efficaces pour le royaume de Dieu.

Parfois, des coupes plus sévères s’imposent. Mais la finalité est tellement magnifique ! Être saint(e) comme notre merveilleux Seigneur.

Quand au début d’une difficulté la plainte aurait tendance à remonter comme un bouchon dans la marre, alors je pense en souriant, un peu comme un arc-en-ciel durant une averse : “Tiens, Jésus fait du jardin…”

Après la maison, dans quel état se trouve votre jardin ? 

N’oublions pas que le Saint-Esprit aime “se promener” et agir en nous non seulement pour notre bien, mais aussi pour les autres.

🙏 Prions ensemble pour que nous ayons le réflexe chaque jour de rejeter tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement, afin de courir avec persévérance l'épreuve qui nous est proposée. Amen ! (Hébreux 12.1)



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