Bible et commerce : y a-t-il un rapport ?

Bible et commerce : y a-t-il un rapport ?
La Bible a-t-elle vraiment quelque chose à dire sur le sujet du commerce ?

Ne nous parle-t-elle pas plutôt du salut et de la vie avec Dieu ?

La foi n’est-elle pas une affaire privée qui ne doit pas intervenir dans des questions « neutres » comme le commerce ?


Pas si vite !


LA BIBLE PARLE DE COMMERCE !

De nombreux passages de la Bible parlent de commerce :
  • Le péché que la Bible dénonce se manifeste aussi dans une manière injuste de faire du commerce : « La balance fausse est en horreur à l’Eternel… » (Proverbes 11.1)
  • « Marcher humblement avec son Dieu », cela concerne tous les domaines de la vie : « … le poids juste a sa faveur. »
Nous sommes tous, que nous le voulions ou non, engagés dans des échanges commerciaux. Nous allons tous acheter des produits dans des magasins.
Beaucoup d’entre nous sont engagés professionnellement dans des activités plus ou moins directement liées au commerce.

Refuser de réfléchir au lien entre Bible et commerce, c’est faire du commerce un domaine de notre vie dans lequel Dieu n’a pas son mot à dire.


Dans une société dont les valeurs sont la consommation, le pouvoir d’achat, l’augmentation de la richesse, quelle attitude la Bible nous pousse-t-elle à adopter ?
Allons-nous simplement nous « conformer au monde présent » en matière de commerce ?


ORGUEIL, VIOLENCE ET MALHONNETETE

La Bible parle du commerce quand elle nous raconte la vie quotidienne des hommes ou la manière de se conduire des peuples.
Dans le livre du prophète Ezéchiel, on trouve un long passage sur la ville de Tyr et sur son souverain (27.1 – 28.19).
Tyr était une cité commerçante, extrêmement riche et florissante.

Trois péchés particuliers en lien avec le commerce mené par le souverain de Tyr, sont dénoncés :
  • L’orgueil (28.5)
  • La violence (28.16)
  • La malhonnêteté ou l’injustice (28.18)

Lorsque le commerce réussit, on est tenté de se confier dans ses richesses et de devenir orgueilleux. On est aussi tenté de se réjouir de l’échec de ses concurrents et de n’avoir aucune pitié pour eux s’ils traversent une passe difficile.
C’est ainsi que la ville de Tyr s’est réjouie de la chute de Jérusalem (Ezéchiel 26.2).

Plusieurs passages de l’Ecriture décrivent différentes malhonnêtetés qui peuvent intervenir dans les échanges commerciaux :
  • L’utilisation d’une balance fausse, qui permet de tricher sur ce qu’on vend.
  • Dévaloriser un produit pour l’acheter moins cher : « Mauvais ! mauvais ! dit l’acheteur tout en s’éloignant, puis il se félicite. » (Proverbes 20.14)
  • Exploiter quelqu’un en profitant de sa situation de faiblesse pour lui acheter sa terre à un prix trop bas. (Lévitique 26.14-18)
  • Vendre des produits de mauvaise qualité, le « déchet du blé ». (Amos 8.6)
  • Profiter de la pauvreté de son prochain pour « acheter les indigents pour de l’argent, le pauvre pour une paire de sandales… » (Amos 8.6)
Le riche peut si facilement profiter de la situation pour exercer sa domination sur ceux qui sont démunis, voire pour imposer sa volonté par la force…

Le commerçant est souvent tenté par la malhonnêteté (la tentation de ne pas déclarer tout ce qu’il gagne par exemple), mais le consommateur l’est aussi. (Les réclamations des clients insatisfaits ne sont-elles pas exagérées dans un certain nombre de cas ?)

Le commerce, surtout lorsqu’il réussit, devient une source de tentations. Même des croyants peuvent s’y laisser prendre : la Bible voit d’un mauvais œil certaines activités commerciales de Salomon, par exemple. (Comparer 1 Rois 10.28-29 et Deutéronome 17.16)

Pourtant le problème n’est pas tant dans le commerce que dans le cœur de l’homme, qui devient orgueilleux.


ET EN TANT QUE CHRETIEN ?

Y a-t-il une bonne manière de pratiquer le commerce ?

Oui ! Si la balance fausse est en horreur à l’Eternel, le poids juste a sa faveur. Dieu aime que nous cherchions à lui plaire, y compris dans notre manière de pratiquer le commerce.

Comment ferons-nous ?

  • D’abord en étant honnête, aussi bien si nous sommes commerçants que lorsque nous achetons.
  • Ensuite en apprenant à nous fixer les bonnes priorités dans la vie. Acheter, vendre et consommer ne sont pas les choses les plus importantes au monde.
    Au contraire : « Que […] ceux qui achètent [soient] comme s’ils ne possédaient pas et ceux qui usent du monde comme s’ils n’en usaient réellement pas, car la figure de ce monde passe. » (1 Corinthiens 7.30-31)

Les échanges commerciaux et le travail devraient permettre à chacun de pourvoir à ses besoins et d’aider ceux qui passent par des moments difficiles, tout en étant utile à la société humaine.


Jésus nous a libérés pour que nous accomplissions les œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance pour que nous les pratiquions, pas pour que nous soyons esclaves de l’argent !

Une suggestion pour finir : et si, en tant que chrétiens, nous cherchions à promouvoir une forme de commerce qui vise à inclure les producteurs défavorisés dont nous consommons les produits, pour qu’ils puissent vivre dignement du produit de leur travail ? C’est une démarche que l’on nomme « commerce équitable ».
Daniel Hillion
SEL


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