C’est accompli !

Trois croix sont dressées sur un mont, l’une, celle du milieu, l’est pour mon salut.

Sur cette croix, Jésus Christ, le Fils de Dieu, prend sur lui les péchés du monde entier et en supporte le divin châtiment. Il est frappé par la justice de Dieu. Il subit à ma place toute la colère divine contre mes péchés. Le bras de Dieu n’est retenu en rien ... Il faut que justice soit rendue et que le mal soit condamné. Christ est celui qui paie à ma place le prix de ma délivrance. Il paie le plein prix ... Il n’y a rien à ajouter; et à la colère de Dieu qui l’atteint et à l'œuvre salvatrice par laquelle je reçois la rédemption, le pardon de Dieu.

Quand donc Jésus eut pris le vinaigre, il dit, C'est accompli. Et ayant baissé la tête, il remit son esprit..
Jean 19:30

Qu’est-ce qui est accompli ? Le plan de Dieu en grâce envers tous les hommes. Tous ne l’acceptent pas et en sont donc écartés de part leur incrédulité. Tandis que d’autres, par la foi qui est un don de Dieu, jouissent de ce si grand salut. Toutefois, combien en discernent chaque jour plus l’étendue et la grandeur ?

Sur cette croix où Jésus a porté mes péchés, je dois y voir que ma chair corrompue est crucifiée avec Christ. La Parole de Dieu me dit avec vérité et puissance qu’étant associé avec Christ dans la mort, je le suis dans sa résurrection (Romains 6). C’est là ce dont le baptême témoigne. Mais entre ce que Christ a accompli et ce que je manifeste en pratique, il y a souvent un fossé à combler.

Lorsque je regarde à la croix, je dois m'y voir crucifié avec Christ, et non seulement lui expiant mes péchés.

Je suis crucifié avec Christ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi; -et ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la foi, la foi au fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. Galates 2:20

Je suis donc sur la croix avec Christ !
Cependant, la connaissance de ce fait doit devenir réalité dans ma vie afin que j'entre, à travers l'affranchissement de mon « moi », dans la dimension du salut que Dieu a en réserve pour moi.

Vivre ce que Christ a fait pour moi et de moi, voilà la clef qui ouvre la voie de la liberté à laquelle j'aspire tant.

Dès lors, je saisis que rien n’est de moi, mais que tout est pour moi en Christ. Il m'offre la liberté de vivre complètement pour lui dans l'obéissance. Et je découvre que celle-ci ouvre en fait bien plus de portes qu'elle n'en ferme ! Ne plus être à soi, ne plus vivre pour soi-même (2 Corinthiens 5.14-15), revient à se donner tout entier à Christ, à le laisser choisir à notre place et à nous mouvoir dans la grâce qu'il nous accorde. Lui qui nous aime tant pourrait-il ne pas choisir et nous donner ce qu'il y a de meilleur ?

Cet affranchissement est donc à ma disposition depuis ma naissance à Dieu. Pourtant j'ai vécu tout ce temps comme un esclave du péché, un esclave qui, à intervalles plus ou moins réguliers, revenait repentant au pied de la croix.

Il est une histoire vraie qui raconte l’exécution d’un homme condamné à mort et qui le fut parce qu’il n’a pas voulu croire à la grâce qui lui était offerte. C'est une image frappante du refus de la grâce de Dieu et de la mort éternelle qui s’en suit. Mais, même si mon incrédulité ne porte pas à la même conséquence funeste, n’est-ce pas également un trait qui me caractérise?

Dieu me dit que je suis mort et ressuscité avec Christ. Je lis, j'entends ces paroles divines, je les reçois, mais dans mon for intérieur, elles ne trouvent pas la foi pour les accepter pleinement, de telle sorte que je n'en vis pas les effets bénis. J'ai été libéré et je me comporte comme s'il n'en était rien!

Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. Jean 8:36


Ainsi, à la question de savoir comment être délivré du péché dans ma vie quotidienne, la Bible répond que Jésus a vaincu pour moi. Il m'associe à lui dans sa mort et dans sa victoire. Il a tout accompli. Il m'a délivré de mon “moi” pour que je puisse sonner la fin des « je », des « hélas » et des « si ».

Rien ! Rien ! Rien ne doit m'empêcher de vivre la liberté à laquelle Christ m'invite. Il a brisé les chaînes qui me retenaient prisonnier de la chair et de ses convoitises (Galates 5.24). Christ est vainqueur, non seulement de la mort, mais aussi de mes atermoiements, de mes hésitations, de mon orgueil, de mon fatalisme coupable, de mon incrédulité quant à l'entière véracité et la pleine puissance de ses promesses. Il est temps d'arrêter de se battre avec soi-même - on ne se bat pas avec un mort, on le laisse dans son état sans s’en occuper - pour que la vraie liberté commence !

Il faut parfois bien du temps pour enfin vivre ce qui était possible dès le début. Mais, ne regardons pas en arrière, retenus et de nouveau enchaînés par des remords stériles. Dès maintenant et jusqu'au bout, vivons libres, courons, déliés de toutes les entraves de la chair, transmettant cette précieuse vérité de l'affranchissement au plus grand nombre et à la génération qui peut-être terminera la course du salut.

4 commentaires
  • Sandra Il y a 1 mois, 1 semaine

    Alléluia! Je crois que l'Esprit m'a amenée à lire ce message aujourd'hui pour que je prenne conscience de ce que la croix a abolit dans ma vie au nom de Jésus Christ sois béni frère Sébastien
  • Claude Calu Il y a 7 années, 6 mois

    Amen !!! Inutile de se battre avec un mort !!! je suis crucifiée avec Christ ! et c'est sa vie qui coule en moi ... Gloire à toi Seigneur !!! Tu as tout accompli !!!
  • koutouangermain Il y a 7 années, 6 mois

    C'est accompli! Christ-Jesus l'a fait! Il faut arrêter de se battre contre soi-même pour que commence la vraie liberté dès que nous prenons conscience du transfert et de la transaction accomplis et signés par DIEU CHRIST-JESUS à la croix! Par conséquent, je marche en vainqueur,en homme libre et accompli par Dieu Christ-Jesus, mon Sauveur, mon libérateur! C'est une méditation profonde! DIEU NOUS BENISSE!
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