Comment concilier les textes ?

Comment concilier les textes ?

Comment concilier les textes : "Je me suis fait tout à tous" (1 Co. 9.22) et "les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs" (1 Co. 15.33) ?

Les deux propositions ne sont pas contradictoires. Paul écrit :

"Avec les Juifs, j'ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs ; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi (quoique je ne sois pas moi-même sous la loi), afin de gagner ceux qui sont sous la loi ; avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi (quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ ), afin de gagner ceux qui sont sans loi. J'ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d'en sauver de toute manière quelques-uns." (1 Co. 9.20-22)

À l'exemple de Paul, les chrétiens n'ont pas pour vocation de s'enfermer dans leur tour d'ivoire, ce qu'ils font malheureusement trop souvent. Jésus n'avait pas peur de "fréquenter" les gens de mauvaise vie, non pour s'acoquiner avec eux, mais pour leur apporter la Bonne Nouvelle. Ses disciples l'ont fait, et nous devons aussi le faire. Si nous sommes réellement convertis et remplis du Saint-Esprit, notre influence sera plus forte que la leur.

"les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs" est devenu un dicton populaire, qui est issu d'un texte de Paul :

"Si c'est dans des vues humaines que j'ai combattu contre les bêtes à Éphèse, quel avantage m'en revient-il ? Si les morts ne ressuscitent pas, Mangeons et buvons, car demain nous mourrons. Ne vous y trompez pas : les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. Revenez à vous-mêmes, comme il est convenable, et ne péchez point ; car quelques-uns ne connaissent pas Dieu, je le dis à votre honte." (1 Co. 15 : 32-34)

Il ne faut pas longtemps pour comprendre à qui s'adresse cette mise en garde : à des gens qui n'ont que des vues humaines, qui disent mangeons et buvons et profitons de la vie avant de mourir inéluctablement, des gens qui ne connaissent pas Dieu.

Il n'est pas interdit à un chrétien solide d'avoir une profonde affection pour des inconvertis, amis de longue date ou parents. Dire le contraire serait la négation de l'Évangile.

Mais avoir une préférence marquée pour les gens du monde et leur mentalité, souvent accompagnée d'un certain mépris pour les options "étriquées" des chrétiens, c'est être vulnérable aux mauvaises influences, et faire preuve d'une spiritualité de bas étage.

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