Des pères et des mères

Des pères et des mères

" Mon fils, reste attaché aux préceptes de ton père et ne rejette pas l'enseignement de te mère ! Serre-les constamment dans ton coeur, attache-les comme un collier à ton cou !
Ils te guideront quand tu voyageras, ils veilleront sur toi durant ton sommeil et s'entretiendront avec toi à ton réveil "
Proverbes 6 .20-22

Dans un livre récent sur le rôle des mères, un psychologue a exprimé le constat suivant : aujourd'hui, beaucoup de pères s'occupent de leurs enfants, mais ils le font comme des mères. Ainsi, même quand l'enfant a ses deux parents, ce sont les soins de la mère qui sont prépondérants, caractérisés par le désir de protéger, de répondre aux besoins. Or, pour acquérir sa stature d'adulte, l'enfant a besoin, à côté du soin maternel, d'un accompagnement paternel qui se caractérise par l'appel à la responsabilité.

Il serait insensé d'opposer ces fonctions maternelles et paternelles, ou même de les départager de manière trop absolue. Une maman peut bien faire appel à la responsabilité, tout comme un papa peut se montrer protecteur. Dieu lui-même, nettement présenté comme un père dans la Bible, est porteur de dimensions toutes maternelles dans ses rapports avec son peuple. Un verset d'Esaïe le démontre tout particulièrement : " comme quelqu'un que sa mère console, ainsi moi, je vous consolerai " (Esaïe 66.13).

Il n'empêche que les vocations maternelles et paternelles ne sont pas équivalentes, ni interchangeables. Elles sont complémentaires, et nécessaires toutes les deux. Cela nous parle de l'environnement de l'enfant dans le cadre de la famille. Cela nous parle aussi des ministères dans cette autre famille qu'est l'Eglise, où des enfants dans la foi doivent être accueillis et, peu à peu, devenir des adultes dans la foi.

Il est clair que le rôle d'un berger est constitué par des dimension maternelle et paternelle dont nous avons parlé : nourrir, protéger, mais aussi donner la direction, faire aller de l'avant. Le verbe " paître ", qui en grec, a la même racine que le mot " berger " (ou " pâtre " dans la langue littéraire), exprime à lui seul tout cela.
Il est précieux que le Seigneur Jésus se soit attribué cette vocation pour nous, mais aussi qu'il l'ait confié à ses apôtres, après lui et de sa part. Pas seulement adresser un appel, mais aussi protéger, nourrir ; pas seulement consoler, prendre soin, mais aussi exhorter, reprendre !
Quelle grâce... et quelle responsabilité !

Extrait de la revue " Plaire au Seigneur 2008 "

En partenariat avec www.famillejetaime.com



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