Dieu lève de nouveaux ministères dans le monde

Dieu lève de nouveaux ministères dans le monde
«Alors un ange du Seigneur apparut à Zacharie, et se tint debout à droite de l'autel des parfums. Zacharie fut troublé en le voyant, et la frayeur s'empara de lui. Mais l'ange lui dit: «Ne crains point, Zacharie, car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t'enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. Il sera pour toi un sujet de joie et d'allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance. Car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin, ni liqueur enivrante, et il sera rempli de l'Esprit Saint dès le sein de sa mère; il ramènera plusieurs des fils d'Israël au Seigneur, leur Dieu ; il marchera devant Dieu avec l'esprit et la puissance d'Élie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé. »(…) v 59 Le huitième jour, ils vinrent pour circoncire l'enfant, et ils l'appelaient Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole, et dit: «Non, il sera appelé Jean. Mais, lui fit-on remarquer, personne dans ta famille ne porte ce nom-là!» Alors ils interrogèrent le père, par des gestes, pour savoir quel nom il voulait donner à l'enfant. Zacharie se fit apporter une tablette et, au grand étonnement de tous, il y traça ces mots: Son nom est Jean. A cet instant, sa bouche s'ouvrit et sa langue se délia: il parlait et louait Dieu.»Luc 1/13-60

Il est important de comprendre toute la signification du rite de la circoncision dans la culture juive. En général celle-ci a lieu huit jours après la naissance. Lors de cette cérémonie, le père donne le nom de l’enfant et lui impose les mains. Mais bien plus encore, par ce geste le père va définir l’identité et le futur de l’enfant. La Bible nous dit que «tout le monde» voulait appeler l’enfant «Zacharie». Les amis, les proches, la famille, les voisins, les collègues de travail, souhaitent à l’enfant le même nom que Zacharie son père, car tout le monde veut pour lui, le même avenir.
En effet, Zacharie était le souverain sacrificateur, quel avenir plus glorieux à souhaiter à quelqu'un, que celui-ci ?
Dès sa naissance il y a une lutte pour la destiné de l’enfant.
Cependant Dieu avait un autre appel pour sa vie.

J’aimerais vous dire que les hommes peuvent avoir envisagé des plans sur vous, mais c’est toujours celui de Dieu qui réussira.

Au temple ou au désert ?
Comment s’est déroulée l’enfance, l’adolescence de Jean le baptiste? J’imagine un instant celle-ci. Un jour Jean s’interroge, à cause des nombreuses prophéties dites à son sujet et de sa naissance miraculeuse, il est conscient de l’appel sur sa vie, et de la responsabilité qu’est la sienne. Un matin, il s’interroge, prie, cherche des solutions, pour «entrer, démarrer », dans l’appel de Dieu. Je l’imagine encore, consulter un patriarche, un aîné dans la foi, comme il est coutume dans la culture juive. Jean aurait pu dire: «J’ai un fort appel de Dieu sur ma vie, j’ai la conviction qu’il m’appelle à le servir, que dois-je faire?».
Quelle réponse pouvait-il avoir de ses pères ?
Très certainement celle-ci: «Jean, tu es le fils de Zacharie, si tu veux servir Dieu, il faut que tu ailles au temple, étudier la Thora. Fais une bonne école pour étudier la Loi, aux pieds de Gamaliel, ou Hillel». C’est probablement ce que tout religieux de l’époque aurait recommandé à un jeune ministère débutant. Dès ce moment vient la vocation du temple, ou probablement d’autres jeunes de l’âge de Jean partaient se former. Il n’existe pas d’autre façon de servir Dieu en son temps et son époque, que celui d’être relié au temple. Le seul ministère populaire et reconnu, c’est servir Dieu au temple.
Depuis la tente d’assignation dans le désert, à la construction du temple à Jérusalem par Salomon, toute personne qui veut servir Dieu, est obligatoirement affiliée au temple.
On ne peut servir Dieu si ce n’est au temple. Comprenez-vous?
Tout le contexte immédiat autour de Jean, l’appelait à servir Dieu comme son père Zacharie, et à porter le nom de «Zacharie».
Dès que Jean reçut cette vocation du temple, Jean partit au désert.
Et c’est précisément dans ce même désert que « a parole de Dieu fut adressée à Jean».

Quand nous n’avons pas la bonne identité, nous nous dirigeons vers la mauvaise destinée.


Le nom «Zacharie» signifie: «L’Eternel se souvient, ou souvenir de Dieu».
Tandis que «Jean» signifie «Dieu pardonne, Dieu fait grâce, Dieu est rempli de miséricorde».
Le nom de Jean allait influencer toute sa vie. Plus encore, son nom va être le message de sa vie toute entière. Si Jean le Baptiste avait eu un nom différent, ou celui de son géniteur Zacharie, jamais il n’aurait accompli ce qu’il a réalisé en son temps. Pourquoi?
Parce qu’avec un nom vient toute la destinée, et une vie semblable.
Quand la voix de Dieu nous interpelle, celle-ci appelle une personne, une identité, une personnalité, un caractère, la singularité qui nous constitue. Si Dieu vous appelle à son service, il ne désire pas que vous ressembliez à quelqu'un d’autre. Dieu ne désire pas non plus vous dépersonnaliser, c’est lui qui vous a créé ainsi ! Au contraire, Dieu se sert de «ce qui vous caractérise» pour sa gloire. Jean a débuté dans son ministère hors de toute forme religieuse de l’époque.
Tout son contexte immédiat lui criait au visage: «Ce n’est pas comme ça que tu devrais faire, non ceci n’est pas conventionnel, non pas de cette façon, les traditions des pères disent ceci…»

Mes amis, aujourd’hui quelle est l’identité que Dieu vous a donnée? Respectez-vous celle-ci? Êtes-vous en paix avec vous-même? Qu’est-ce que Dieu vous invite à faire? Quel est l’appel de Dieu sur votre vie? L’accomplissez-vous?

Il y a une responsabilité qui vient avec l’Appel, c’est celle d’y répondre !

Faites-vous l’œuvre, dans «le pour quoi vous êtes appelé par Dieu» ?
Beaucoup répondent à l’appel, au service pour Dieu, mais peu deviennent véritablement performants dans «ce pour quoi» Dieu les a appelés. Nombreuses sont les personnes qui aiment Dieu passionnément, et le servent fidèlement, mais très peu d’entre elles acceptent aujourd’hui leur nom véritable donné par l’Eternel.

Pour Jean, sa mission était pleinement identifiable, l’ange Gabriel dit clairement le futur que Dieu désirait pour l’enfant: «Il sera un sujet de joie et d'allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance. Car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin, ni liqueur enivrante, et il sera rempli de l'Esprit Saint dès le sein de sa mère; il ramènera plusieurs des fils d'Israël au Seigneur, leur Dieu; il marchera devant Dieu avec l'esprit et la puissance d'Élie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé» Luc 1/13

En son époque, c’était une nouvelle façon de faire l’œuvre de Dieu, un nouveau style de prédication, Jean était un nouveau ministère. Aujourd’hui nous sommes devant la même situation.
Accepterons-nous de nouvelles choses ?

Nous avons un défi, c’est celui de changer dans un monde qui change.


Dieu travaille avec des hommes, des individus si différents dans le monde. L’uniformité est à l’encontre de son royaume, voici pourquoi il donna cinq ministères à son église. La Bible nous présente l’Eglise comme un corps, Dieu aime la diversité.

Si nous pouvions plutôt que de nous ressembler, nous rassembler autour de Christ ?

Loin de remettre en question nos valeurs et le message de l’Évangile qui reste incontestable, l’Éternel ne changera jamais. Mais, partout sur la surface de la terre l’Esprit de Dieu aujourd’hui œuvre différemment. En son temps et son époque, Jean n’était pas du tout conventionnel à la caste sacerdotale ou religieuse de son temps. Mes amis, nous devrions voir Jean comme une différence qui nous apporte une richesse, et non pas comme une menace.

Respectons les vocations différentes.
La crise que le monde traverse aujourd’hui, doit nous pousser à nous remettre en question, afin d’être davantage proches des gens, cohérents avec le message que nous proclamons, au milieu d’un monde dépourvu de tout regret et de sens des valeurs.
Respectons l’appel des autres. Gamaliel, farouche défenseur de la Loi et intrépide pharisien, sut manifester une ouverture quant aux apôtres. Pourquoi n’en ferions-nous pas autant ? Donnons-leur une chance.

Je crois aujourd’hui que Dieu appelle des leaders à œuvrer d’une façon différente que par le passé, peut-être même, à ouvrir des églises différentes, dans un format différent que celui que nous connaissons aujourd’hui. On peut plaider tout et son contraire, il n’en demeure pas moins que c’est la vérité, le monde autour de nous change, l’Eglise ne peut pas rester dans l’immobilisme ! Beaucoup d’individus non croyants, ont le sentiment que les églises en général dépensent leur énergie à autre chose qu’à répondre à leurs préoccupations. Dans cette nouvelle époque de crise, de questionnement, de peur, nous sommes défiés à donner une autre image de l’Eglise.

Je bénis Dieu pour le passé et l’œuvre grandiose qu’ont accomplie nos pères. Avec cette même admiration, je suis défié devant de nouveaux problèmes actuels de notre société. La hausse de la délinquance juvénile, le taux de divorce, la précarité, les phénomènes de violence, la drogue qui captive notre jeunesse, et la liste est longue….

Pourrions-nous avoir une église pour les «sans églises» ?
Pourrions-nous créer une église axée sur les gens?
Sur leurs problèmes?
C’est pour toutes ces raisons que Dieu appelle des leaders avec un nom différent, une identité différente, qui vont accomplir un ministère différent. Si vous êtes différent, n’essayez pas de ressembler à quelqu'un que vous n’êtes pas. Servez Dieu le plus fidèlement dans ce que vous êtes. Ne prenez pas le nom de Zacharie, si «Jean» est le nom de Dieu sur vous.


«Si vous marchez dans la voie de Dieu, Jésus vous approuve»
Durant son pèlerinage sur Terre, nous surprenons cette symbiose fusionnelle entre Jésus et son Père céleste. «Tout ce que je vois mon père faire, je le fais», «comme moi et toi nous sommes un..»

Pour ce qui est de Jean, sous l’inspiration divine, il a ouvert une voie que Jésus a continué de suivre. Jésus n’a pas servi son Père céleste comme un Pharisien, ou un Saducéen ou un Zélote, ce qui était alors les trois grands partis religieux de son temps.
En se faisant baptiser par le «baptême d’immersion» que Jean a instauré, Jésus a emprunté et suivi la voie ouverte par Jean. Jésus est allé au désert là où Jean est allé premièrement.

Si vous marchez dans la volonté et la voie de Dieu, Jésus sera avec vous !

Quand Jésus demanda le baptême, Jean s’y opposa, car c’était un baptême de repentance. Or dans le Christ il n’y avait point de péché. Jean très confus dira: «c’est moi qui ai besoin d’être lavé par toi». Mais les paroles du Christ: «laisse faire», démontrent que Jésus a validé, approuvé, le ministère de Jean.

Mes amis, si vous portez le nom par lequel Dieu vous appelle, vous allez pratiquer ses œuvres, et ainsi vous allez avoir son cachet, sa marque, son sceau quand vous allez faire son œuvre.
Par son baptême, Jésus offrait le message suivant à Jean:
«Je reconnais ton travail, j’approuve la voie que tu as prise en obéissant à mon père, c’est à moi que tu obéis.»

Jean a commencé à baptiser des pécheurs dans une rivière de Palestine, parce que Dieu lui montrait que c’était ainsi, et de cette façon qu’il fallait commencer. Plusieurs commentateurs bibliques pensent que Jean hérita d’une influence des esséniens due à son séjour dans le désert, lesquels étaient de fervents adeptes des ablutions. Cependant, le «baptême de repentance» c’est une chose jamais vue ou connue, par aucun prophète avant Jean.

Comprenez-vous l’étendue de cet acte ?
Sous l’influence du St Esprit, Jean a débuté quelque chose qui n’existait pas avant lui.
Il est fort probable que lors des premiers baptêmes, les gens se moquaient de lui, ne comprenant pas l’appel de Jean. Mais quand Dieu appelle, nous voyons les résultats, la prédication de Jean eut un écho retentissant dans le cœur des multitudes de toute la Judée.

Le problème est que beaucoup d’hommes et de femmes ont eu sur eux la mauvaise identité, et ainsi ils vivent, se comportent, traversent leurs journées et végètent, avec une identité qui n’est pas la leur. Il faut de l’humilité, de la franchise, de l’honnêteté, et du courage, pour dire: «ce que je fais, ce n’est pas moi». Je sers Dieu mais pas de la façon qu’il me le demande, pas avec le bon nom, pas sous la bonne identité.

Mais le problème s’approfondit encore. Quand nous n’avons pas la bonne identité, nous nous dirigeons vers la mauvaise destinée. C’est incroyable de voir la lutte acerbe de l’environnement de Jean pour le dévier du nom de Dieu pour sa vie.
Peut- être êtes-vous dans une situation similaire ? Qu’allez-vous faire ?

«Découvrez qui vous êtes»

Jean connaissait son appel, son identité, son mandat. Quand plusieurs principaux religieux lui posèrent la question : « Est-ce toi le Messie ? » Il répondra sans hésiter : « je ne suis pas celui que vous attendez ». À la différence de Jésus qui dira : « Je suis ». Beaucoup de gens vivent ne sachant pas l’appel de Dieu sur leurs vies. Ils vivent et servent Dieu avec le nom de Zacharie, alors que Dieu les destinait à être des gens différents, avec un message pour aujourd’hui.

«Revenez à ce que vous êtes»

J’ai un ami, Luc, avec qui nous mangions ensemble, qui me compta une expérience riche en leçons spirituelles. Luc est un aventurier chevronné, sans cesse dans le désir d’escapades en montagne et de gravir un nouveau sommet, plus haut que le précédent. Il me raconte que lors d’une randonnée, pendant qu’il cheminait gaiement à travers bois, sur le beau sentier tracé, il décida de prendre un autre petit chemin, qui sortait clairement du sentier initial. Pensant prendre un raccourci, il s’engagea sur celui-ci. Au bout de quelque temps de marche, au milieu de nulle part, égaré dans les bois, il s’aperçoit qu’il est dans la mauvaise direction.
Comprenez-vous, qu’à ce moment-là, quelque soit la direction vers laquelle il décide de s’engager, à gauche, ou à droite, ce sera une mauvaise direction ? Pourquoi ?
Car il est déjà perdu, loin du sentier véritable. Ainsi Luc me disait que la seule façon pour lui de survivre à son égarement, fut de revenir au sentier initial.

Est-il possible qu’il y a des années, vous ayez quitté le sentier, le nom, l’appel que Dieu avait pour vous ?
Est-il possible que sous les pressions de votre entourage, vous ayez accepté une identité, «un costume», un ministère qui n’est pas vous ?

Aujourd’hui il n’est jamais trop tard, revenez à votre appel !
Faites une différence !




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