Discerner les vocations

Discerner les vocations

Cher Pasteur,

Nous connaissons tous l'injonction de Jésus : "La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson." (Matt. 9.37-38). Et je me plais à penser que nous le faisons, conscients que nous sommes des grands besoins de l'œuvre de Dieu.

Toutefois, je me suis souvent étonné de voir certaines églises, et non des moindres, qui ne semblent pas voir de nouveaux ministères éclore en leur sein. Car c'est bien là, au cœur de l'assemblée, que se situent les pépinières d'ouvriers pour la moisson. On vient au Seigneur ; on lui donne sa vie ; on grandit spirituellement, et bientôt on désire se rendre utile ; on commence à solliciter une place dans le corps de balais ; on se propose pour accomplir des tâches subalternes. Comme Élisée, on "verse l'eau sur les mains d'Élie" (2 Rois 3.11).

Souvent, bien avant que l'intéressé en prenne conscience lui-même, l'église se rend compte d'une vocation naissante. Le feu qui brûle dans le cœur ne peut guère resté caché. Et je me refuse de croire que cela ne se passe qu'exceptionnellement, dans des églises privilégiées et rares. Je me réjouis de voir que chaque année, de nouveaux ouvriers s'ajoutent à l'équipe de moissonneurs. Mais je dois avouer que je reste tout de même sur ma faim. Il devrait y en avoir beaucoup, beaucoup plus.

D'où vient-il donc que certaines églises demeurent stériles dans le domaine des vocations ? Il est facile de répondre : "parce que personne ne se lève". Est-ce là le reflet de la vérité ? Le Saint-Esprit aurait-il cessé d'appeler de nouveaux ouvriers ? Ou bien mon assemblée ferait-elle exception ?

N'est-ce pas plutôt moi qui suis aveugle ? Ne suis-je pas capable de percevoir ce que les membres de l église dont j'ai la charge ont vu depuis longtemps ? Quelle est la raison de ma cécité ?

Je n'ai pas un grand degré d'instruction ; aurais-je inconsciemment peur qu'un nouvel ouvrier issu de l'église me dépasse, lui qui a eu le privilège d'aller longtemps à l'école ?

Je suis actuellement le seul maître à bord après Dieu sur mon vaisseau ecclésial ; Craindrais-je d'avoir un second trop envahissant ?

Je suis un perfectionniste impénitent ; personne dans l'assemblée ne pourrait-il répondre à mes exigences de qualité ?

Ou bien, tout simplement, suis-je devenu un fonctionnaire de l'Évangile, imperméable aux directives du Saint-Esprit ?

Qu'on me comprenne bien. Je n'accuse personne. J'énumère simplement les pièges que j'ai dû moi-même éviter pour voir s'épanouir plusieurs ministères au sein de notre église. Et comme je sais que mes collègues, dont tu fais partie, sont faits de la même pâte que moi, j'essaie de comprendre les raisons du peu de vocations dans l'Église de Jésus-Christ.

À quoi nous sert-il de prier le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson, si nous ne savons les reconnaître lorsque le Saint-Esprit les appelle ? Si nous voulons un réveil des vocations, ils nous faut nous réveiller nous-mêmes d'abord !



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