Doit-on haïr sa vie ?

Doit-on haïr sa vie ?

Question d'un Internaute : "Comment expliquer les expressions « sauver et perdre sa vie », et « aimer ou haïr sa vie » ? Jésus veut-il que nous haïssions notre vie ?"

Marc nous rapporte ainsi les paroles de Jésus :

"Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera. " (Marc 8.35)

La nature nous présente souvent des paradoxes. "Les extrêmes se touchent" dit-on. La vie et la mort sont étroitement associées. La chenille qui s'enferme dans son cocon et devient chrysalide meurt à sa vie de chenille pour pouvoir renaître en papillon. Jésus nous montre qu'un tel paradoxe existe également dans le monde spirituel.

Dans l'évangile de Jean, Jésus exprime la même pensée en des termes différents :

"Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle. " (Jn 12.25).

En fait, il dévoile les motivations profondes pour lesquelles on sauve ou on perd sa vie : l'aimer ou la haïr.

Jésus serait-il porteur d'une philosophie morbide, prônant la vanité de la vie, qu'il conviendrait de haïr ?

Il n'en est rien. Sa réflexion est infiniment plus profonde et réaliste. Il sait que l'homme qui vit selon ses propres désirs est mort spirituellement (Éph 2.1-3 ; 1Tim 5.6) ; que sa prétendue liberté n'est qu'un esclavage : "… quiconque se livre au péché est esclave du péché." (Jn 8.34) ; que celui qui aime cette sorte de vie, et veut la sauvegarder va à la mort éternelle : "Car le salaire du péché, c'est la mort" (Rom 6.23).

Par contre, celui qui comprend son égarement dans le péché, et accepte la vraie liberté en Jésus : "Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres." (Jn 8.36) et qui renonce à sa vie de péché (car il la hait et veut la perdre), reçoit la vie éternelle, qui n'est pas seulement une vie pour l'Au-delà, mais la connaissance intime du Seigneur Jésus (Jn 17.3), avec toutes les bénédictions divines, pour le temps et pour l'éternité.

Ne craignons donc pas de "perdre notre vie", car en faisant cela, nous ressuscitons à une vie nouvelle infiniment meilleure :

"Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c'est par grâce que vous êtes sauvés) ; il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ, afin de montrer dans les siècles à venir l'infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ." ( Éph 2.4-7)

"Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d'en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d'en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire." (Col 3.1-4)

Rappelons-nous l'image de la chenille et du papillon !

(Rediffusion TL – Mourir pour vivre - 772)

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