Chocolatine ou pain au chocolat ? đŸ€”

Chocolatine ou pain au chocolat ? đŸ€”

C’est quoi ce titre pourri ??? OK, je m’explique !

Cette interrogation revient depuis plusieurs années dans les médias français, quand ils sont en panne d’infos qui buzzent ou pour abaisser momentanément le niveau anxiogène des infos. C'est peut-être juste une question franco-française, encore que…

Remarque : si ce sujet ne vous intéresse pas, (ce que je peux tout à fait comprendre), vous pouvez aller directement à la deuxième partie de cet article. Qui, elle, est intéressante, en toute objectivité, bien entendu !

Mais de quoi tu parles ?

  • Les chocolatines n’existent pas, les pains au chocolat non plus. On devrait dire “croissants au chocolat”.

  • Je n’ai jamais entendu l’expression “croissants au chocolat” et les chocolatines existent, car depuis toujours, les boulangers charentais en fabriquent et en vendent !

J’ai eu deux fois ce dialogue hautement intellectuel avec mon petit-fils de 13 ans !

Pufff : les chocolatines n’existent pas, alors pourquoi on en fabrique et on en mange ??

Suite à ce deuxième “dialogue de sourds”, où nous étions chacun campé sur nos positions, j’ai quand même fait une recherche sur Internet. Et là grosse surprise : mon petit-fils a (partiellement) raison ! Je ne lui ai pas encore dit. Promis, je le fais dès que je le revois đŸ˜‰ !

Définition et historique

Le pain au chocolat, aussi appelé chocolatine, couque au chocolat, croissant au chocolat ou encore petit pain et petit pain au chocolat, est une viennoiserie constituée d'une pâte levée feuilletée, identique à celle du croissant, rectangulaire et enroulée sur une ou plusieurs barres de chocolat. (Wikipédia)

Alors là, je ne savais pas…

Quand je suis arrivée à Limoges, il y a quelques années ( je ne les compte plus !), les boulangers ne connaissaient pas ce terme. J’ai pensé que c’était peut-être une appellation locale charentaise, comme la “since” (serpillère) qui existe bel et bien ! Je me suis adaptée, je ne l’emploie plus beaucoup. D'ailleurs maintenant la génération suivante de boulangers limougeauds le connaît et l’emploie même parfois ! Comme quoi…

Historique en résumé (je vous passe les détails)

Les premières viennoiseries de ce type ont été apportées en France au milieu du XIXè siècle, par un boulanger autrichien, Zang August. L’appellation “Schokoladeen croissant”, croissant au chocolat, a ensuite donné “chocolatine” (le D s’entend T en autrichien), remplacé peu à peu par “pain au chocolat” dans la plus grande partie de la France.

Et dire que je ne m’étais jamais posé la question, ni même intéressée au sujet !

Bon, comme le disait une institutrice à ses élèves : “vous vous coucherez moins bêtes ce soir !”

Question suivante : mais qu’est-ce que ça vient faire sur un site chrétien ??

Bon, déjà, je ne l’ai pas traitée en question taboue, car ça ne ferait vraiment pas sérieux  !

J’en retire plusieurs leçons simples et importantes :

  • les évidences ne sont pas toujours LA vérité

  • dans un “dialogue de sourds”, les deux partis ont souvent partiellement raison

  • même quand on est sûr de soi, on peut quand même approfondir son sujet

  • on peut alors être très étonné du résultat, ou bien trouver de nouveaux arguments pour appuyer nos convictions !

Les évidences

Elles sont souvent liées à notre histoire. Nos cinq sens y ont une part importante. Dans mon exemple : j’avais entendu le mot, vu, touché, senti et goûté l’objet. Donc il ne pouvait qu’exister. Point barre. Discussion close !

Comme les autres ne partagent ni notre expérience ni notre histoire, alors forcément, ils n’ont pas les mêmes évidences !!!

Un dialogue de sourds

Par définition, ce n’est pas un dialogue, mais plutôt deux monologues conjoints. Chacun est campé sur sa position, souvent hermétique aux arguments de l’autre, fermement décidé à ne pas se laisser déstabiliser, mais au contraire à amener l’autre dans sa direction, sur son terrain. 

Mauvaise nouvelle : ça ne marche pas ! En plus c’est désagréable, ça laisse souvent un goût amer et c’est une perte de temps inutile. Dans des cas extrêmes, on peut même y perdre des amis de longue date. Alors que souvent, comme dans mon exemple, “le jeu n’en vaut pas la chandelle”. 

Faire une recherche sur le sujet et se laisser bouger

Même (et surtout) quand on pense avoir raison sur un thème quelconque, la curiosité et l’honnêteté intellectuelles devraient nous pousser à approfondir notre sujet. 

Comme vous pouvez vous en douter, j’ai des convictions et j’ai tendance à les défendre ! Mais contrairement aux apparences, je cherche souvent à comprendre et à approfondir un sujet. Et je suis très souvent bluffée et enthousiasmée par ce que je découvre. C’est le travail que je fais quand je traite une question taboue, et c’est passionnant. C’est aussi une prise de risque, car il m’arrive régulièrement de nuancer certaines de mes affirmations, voire même de répondre : “je ne sais pas”. 

Je précise quand même : pas sur des questions que je considère comme essentielles. Dans ces cas-là, je trouve souvent des arguments supplémentaires pour étayer mes convictions. 

A moi ensuite de les utiliser au bon moment, en respectant mon interlocuteur et en acceptant d’emblée qu'il ne bougera peut-être pas dans ses affirmations. Mais au moins, je l’aurai informé et il pourra plus tard, si le coeur lui en dit, faire sa propre recherche et en tirer ses propres conclusions. Souvent sans que je n’en sache rien… Je n’ai d’ailleurs pas à revenir sur le sujet, sauf à sa demande, mais je peux prier pour que le Saint-Esprit le visite et lui parle directement.

Conclusion

Je suis partie d’une histoire de viennoiserie pour en arriver à traiter d’une attitude chrétienne, et donc respectueuse, dans le dialogue. Dialogue avec d’autres chrétiens, sur des questions théologiques ou autres. Dialogue aussi et surtout avec des gens qui ne partagent pas notre foi, qui y sont peut-être carrément opposés ou qui formulent des théories qui nous paraissent invraisemblables.

Veillons donc à notre attitude quand nous “partageons” notre témoignage ou quand nous formulons nos convictions ! Si nous agressons les gens, nous ne leur donnerons pas envie d’en savoir plus sur notre merveilleux Seigneur…

Ô Timothée, garde intact le dépôt de foi qui t’a été confié. Ferme tes oreilles aux discours creux et impies, aux arguments contradictoires de ce qui s’appelle science ou connaissance, mais n’en mérite pas le nom. Ne t’occupe pas des objections et des subtilités de gens qui se targuent à tort de leur savoir ou de leurs illuminations, car elles sont contraires à la foi.
Pour s’y être attachés, plusieurs se sont égarés bien loin de la foi et ont fini par manquer le but. Que la grâce soit avec vous tous !
1 Timothée 6.20-21

Au fait !

Et pour vous, ce sera chocolatine ou pain au chocolat ? đŸ€Ł

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Retranscrit par les mains d’Elisabeth, ce récit rend la vie des siens dynamique et pétillante. Il nous fait passer des rires aux larmes, des concepts les plus rudimentaires à la philosophie de la vie...

L’ouvrage pourrait s’intituler carpe diem tant Elisabeth, malgré les difficultés traversées et communes à beaucoup d’entre nous, a su puiser de l’espoir dans sa foi, son goût de vivre et ses amis.

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3 commentaires
  • Johanna Il y a 4 semaines

  • Joyce Il y a 1 mois

    Team Pain au chocolat mĂȘme si j’aime Bordeaux et toute l’Occitanie. Oui en tant que ChrĂ©tien nous devons avoir l’esprit ouvert afin de pouvoir Ă©changer sur les sujets mĂȘme si on peut penser qu’on a raison.
  • rozange Il y a 1 mois

    Je suis partie d’une histoire de viennoiserie pour en arriver Ă  traiter d’une attitude chrĂ©tienne, et donc respectueuse, dans le dialogue. Dialogue avec d’autres chrĂ©tiens, sur des questions thĂ©ologiques ou autres. Dialogue aussi et surtout avec des gens qui ne partagent pas notre foi, qui y sont peut-ĂȘtre carrĂ©ment opposĂ©s ou qui formulent des thĂ©ories qui nous paraissent invraisemblables. Veillons donc Ă  notre attitude quand nous “partageons” notre tĂ©moignage ou quand nous formulons nos convictions ! Si nous agressons les gens, nous ne leur donnerons pas envie d’en savoir plus sur notre merveilleux Seigneur
 Ô TimothĂ©e, garde intact le dĂ©pĂŽt de foi qui t’a Ă©tĂ© confiĂ©. Ferme tes oreilles aux discours creux et impies, aux arguments contradictoires de ce qui s’appelle science ou connaissance, mais n’en mĂ©rite pas le nom. Ne t’occupe pas des objections et des subtilitĂ©s de gens qui se targuent Ă  tort de leur savoir ou de leurs illuminations, car elles sont contraires Ă  la foi. Pour s’y ĂȘtre attachĂ©s, plusieurs se sont Ă©garĂ©s bien loin de la foi et ont fini par manquer le but. Que la grĂące soit avec vous tous ! Amen!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!