Jérusalem

Jérusalem

Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste…

" (Héb. 12.22). Je suis dans la joie quand on me dit : Allons à la maison de l'Éternel ! Nos pieds s'arrêtent dans tes portes, Jérusalem !" (Ps. 122.1-2)

Dans le livre des Psaumes, on en découvre un groupe de 15 qui forment un petit recueil spécial, allant du Ps. 120 au Ps. 134, et qui portent le nom de "Cantiques de Maaloth". Maaloth signifie "Montées", faisant probablement allusion aux Israélites qui "montaient" à Jérusalem pour les fêtes. Certains traduisent : "Cantiques des pèlerinages". Ce groupe est disposé d'une manière remarquable : Au centre, le Ps. 127 est de Salomon, et contient trois fois le nom de l'Éternel. 7 psaumes le précèdent et 7 le suivent, et ces deux groupes de 7 contiennent chacun 2 psaumes de David, et chacun 24 fois le nom de l'Éternel, soit 2 x 12.

Après ces quelques considération statistiques, arrêtons-nous sur le psaume 122, dont le thème est la ville de Jérusalem. Relisez-le, il n'est pas long. David rattache à cette ville six éléments que l'on retrouve dans "notre cité à nous dans les cieux" (Phil. 3.20).

La joie, v. 1-2 : C'est bien plus que le plaisir passager ou le rire (que Rabelais a dit être le propre de l'homme), qu'il soit sain et détendu ou hystérique et incoercible (que d'aucuns prétendent être le propre du Saint-Esprit !). La joie, dont la profondeur peut être ressentie même au sein de l'épreuve (Ja. 1.2 ; 1 Pi. 4.12-13).

L'unité, v. 3 : D'elle dépend notre crédibilité dans ce monde (Jn. 17.20-23). L'unité de l'Esprit est acquise, mais nous devons la conserver ; celle de la foi reste encore à acquérir, et c'est la raison des ministères dans l'église (Éph. 4.3 ; 11-16)

La louange, v. 4 : Louer Dieu, c'est vanter ses qualités et ses mérites. Nous sommes particulièrement sensibles à sa tendresse, sa miséricorde, sa patience, etc. Notre louange est donc très liée à l'action de grâces. Quand Paul nous dit : "rendez continuellement grâces pour toutes choses" (Éph. 5.20), il pense également que "toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu" (Rom. 8.28). Il élève notre perception des événements bien au-delà du visible, et ne fait pas de la louange une "méthode auto-agissante", comme le voudraient certains qui, dans cet esprit, citent volontiers : "Je m'écrie : Loué soit l'Éternel ! Et je suis délivré de mes ennemis." (Ps. 18.4). Rien à voir avec "Abracadabra" !

La Justice, v. 5 : Notre obéissance à l'Évangile nous conduit à la justice. "Il a été fait pour nous [...] justice... " (1 Co. 1.30). "... l'obéissance qui conduit à la justice... " (Rom. 6.16).

La paix, v. 6-8 : (Yerushalaïm = enseignement de paix, en hébreu). L'Évangile est appelé l'Évangile de paix (Éph. 6.15). Jésus nous a promis sa paix (Jn. 14.27). "Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ." (Phil. 4.7)

La prospérité, v. 9 : "Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l'état de ton âme." (3 Jn. 2). Dieu nous veut prospères, mais pas à n'importe quel prix. Notre bien-être matériel doit être en rapport avec notre prospérité spirituelle, sinon ATTENTION, DANGER !

Nous sommes citoyens de la Nouvelle Jérusalem, si nous avons accepté Jésus comme notre Sauveur. Là se trouvent tous ces trésors à notre disposition.



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