Jésus-Christ, mon refuge

Jésus-Christ, mon refuge

Dans le cadre du cours Théologie de l'Ancien Testament offert par le Révérend Patrick Saint-Onge diverses lectures nous ont été demandées. Le livre de H. Mahan, l'Ancien Testament parle de Christ de la Génèse à Job, m'a particulièrement marqué. Tout au long du livre, le lecteur est enseigné sur diverses typologies de Christ. Mahan, dans un style très constructif, a merveilleusement développé plusieurs passages de l'Ancienne Alliance parlant de Christ. Inspiré par son commentaire concernant la typologie des villes refuges de l'ancien Testament, je vous livre ma réflexion sur ce type de Christ un peu plus inhabituel.

Un refuge est un lieu où l'on se retire pour échapper à un danger, pour se mettre en sûreté. Nous pouvons nommer asile, lieu sûr, abri comme trois principaux synonymes de refuge. Le refuge est bien connu des alpinistes de haute montagne car il est une construction qui offre la possibilité de s'abriter en cas de mauvais temps. Le refuge est aussi ce petit trottoir ou emplacement spécial délimité au milieu de la chaussée pour permettre aux piétons de traverser en deux temps une rue ou avenue et de se mettre à l'abri de la circulation des autos.

La Bible nous parle aussi de refuge. Le psalmiste nous dit " Dieu est pour nous un refuge et un appui " Ps 46.2. " Le Dieu de Jacob est pour nous une haute retraite " PS 46.8;12.

Josué 20, Nombre 35 et Deutéronome 19 sont trois passages de l'Ancien Testament qui nous présentent les villes refuge. Étudions ensemble ces villes refuge et voyons à quoi elles servaient, où étaient-elles situées, quel en était le nombre et finalement que représentent-elles pour nous, croyants d'aujourd'hui.

Pour comprendre l'existence des villes refuge il nous faut rappeler la loi du talion qui prescrit d'infliger au coupable le même traitement qu'il a fait subir à sa victime, le châtiment s'accordant au crime. Oeil pour œil, dent pour dent, main pour main sont toutes des expressions qui nous sont familières. En règle générale, le parent le plus proche de la victime qu'on appelait le vengeur de sang pouvait donc aller jusqu'à tuer la personne coupable et cela même si la blessure, voire la mort avaient été causées accidentellement. Le coupable devait donc fuir pour ne pas mourir. Le seul salut pour lui désormais, était de se rendre dans une ville refuge. En Palestine, aucun endroit n'était trop éloigné d'une ville refuge.

Les villes refuge étaient au nombre de six et préfigurent, au même titre que l'agneau pascal, la manne ou le serpent d'airain, l'abri que le pécheur trouve en Jésus-Christ face au jugement de Dieu.

1. La ville refuge est désignée par Dieu

En Nombres 35.6, l'Éternel avait commandé à Moïse d'établir des villes refuge. C'est donc Dieu qui a désigné les villes refuge tout comme c'est Lui qui a désigné Jésus comme :

* Notre justice, Je 23 5-6;
* Notre rédempteur, celui qui rachète le pécheur à grand prix, Ga 4.4-5;
* Notre Sauveur, Jn 3.16-17.

2. La ville refuge est d'un accès facile

La localisation des villes refuge permettait à quiconque de s'y refugier sans difficulté. " Vous désignerez trois villes dont vous faciliterez l'accès pour que celui qui a tué une personne puisse y trouver refuge " Dt 19.3 - Bible SBC en français courant

En terme moderne il est facile d'imaginer cette ville refuge comme facile à trouver avec des panneaux indiquant le chemin et une belle route d'accès.

Jésus-Christ aussi est accessible, il n'est jamais loin. " Le Seigneur n'est pas loin de nous " Ac 17.27. " La Parole est près de toi dans ta bouche et dans ton cœur " Ro 10.8. La Parole de Dieu est cette route qui nous conduit vers Christ notre refuge.

Jésus-Christ n'est jamais loin de nous ni des situations difficiles de nos vies. L'accès à Jésus est facile.

3. Il ne faut pas attendre pour se réfugier dans la ville refuge

Le meurtrier qui avait tué par accident n'avait pas le temps d'attendre, de faire ses valises, de passer à la banque ou chez le coiffeur. Le vengeur de sang était à ses trousses. Le meurtrier n'avait pas le temps de retarder son départ pour la ville refuge.

Il en est de même pour nous pour aujourd'hui. Cela serait de la folie que d'attendre pour venir à Christ. L'ennemi de nos âmes, le diable, est à nos trousses tout comme l'était le vengeur de sang, dans le seul et unique but de nous détruire.

Sans plus attendre, réfugions-nous aujourd'hui, maintenant en Christ.

4. Le salut se trouve seulement à l'intérieur de la ville refuge

Être proche de la ville refuge ne suffit pas. Être à la porte de la ville ne suffit pas. Être au courant de l'existence d'une telle ville refuge ne suffit pas. Pour être à l'abri, être en sécurité, il faut être à l'intérieur de la ville refuge.

Connaître Jésus sur un plan intellectuel ne suffit pas. Savoir que ton père, ta mère, ta sœur ou quelqu'un d'autre proche de toi à la foi en Christ ne suffit pas pour que toi, tu sois sauvé.

Celui ou celle qui veut trouver un véritable refuge en Christ doit demeurer en Lui. Il faut tout faire pour être " à l'intérieur " de Jésus-Christ.

Demeurer en Christ signifie :

* Confesser et abandonner tout péché connu dans sa vie;
* Avoir des intérêts dans la vie pour lesquels Jésus est en accord;
* Vivre une vie que Jésus puisse approuver;
* Éviter de vivre dans le compromis;
* Ne rien tolérer dans nos vies qui nous sépare de Christ.

" Demeurez en moi et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit s'il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez pas non plus si vous ne demeurez pas en moi. Si vous demeurez en moi, vous porterez beaucoup de fruits " Jn 15.4-5

5. Il ne faut pas quitter la ville refuge

Le meurtrier ne devait pas quitter la ville. " Si le meurtrier sort des limites de la ville de refuge où il s'est enfui, et si le vengeur de sang le rencontre hors de la ville refuge et que le vengeur de sang tue le meurtrier, il ne sera point coupable de meurtre ". Nb 35.26-27

S'éloigner de Christ, de son amour pour nous, abandonner la marche avec Christ, est aussi synonyme de mort spirituelle.

L'image de la ville refuge est une formidable typologie de Christ. Cependant en étudiant de près les Écritures nous remarquons quelques différences au sujet de la ville refuge comme annonciatrice du Seigneur Jésus-Christ

* Il existait six villes refuge mais il n'y a qu'un seul Sauveur. " Il y a un seul médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ-Jésus qui s'est donné lui-même en rançon pour tous" 1 Tim 2.5-6;

* Un certain effort physique devait être fourni pour atteindre les villes refuge mais il est facile de venir à Christ par la foi. " C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, ce n'est point par les oeuvres afin que personne ne se glorifie. " Ep 2.8-9;

* La ville refuge était destinée à celui qui avait tué par accident ou par malchance mais Christ est un refuge pour tous.

Que le Seigneur soit pour vous lecteur, lectrice un refuge dans la montagne balayée par les tempêtes de votre vie.


Antoine Amico est diplômé de l'Institut Biblique du Québec. Il est pasteur principal de l'église Béthanie de Pentecôte de Longueuil au Québec et est le président fondateur des Ministères Danasheba Ministries www.danasheba.com qui a pour vocation l'intercession et la prière pour les hommes et les femmes influentes du Québec, du Canada et de toute la francophonie. Dans le cadre de son ministère, lui et son épouse Carole sont membres du conseil d'administration de la Chambre de Commerce Chrétienne Internationale de Montréal et particulièrement en charge du département d'intercession pour l'ensemble du Canada. Il est le papa de quatre enfants, lui et sa famille demeurent à Saint-Lambert au Québec.



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