Journée internationale de la femme

Journée internationale de la femme

C’est aujourd’hui la journée internationale de la femme. Personnellement, depuis plusieurs années, je suis avec intérêt cet événement dans les journaux car j’y trouve une mine de bons articles sur la condition de la femme dans le monde. Je me souviens avec émotion encore de cet article sur une jeune femme bangladaise qui avait été rattrapée par les atrocités de son pays d’origine, en plein cœur de Montréal : elle avait été défigurée à l’acide vraisemblablement par un prétendant éconduit ou une histoire de dot non payée. Il ne fait pas bon être une femme dans toutes les parties du globe et la condition féminine est le parfait reflet de l’endurcissement et du péché dans le cœur de l’homme.

On a souvent entendu dans les milieux chrétiens critiquer avec conservatisme les excès des combats pour la libération de la femme, mais dans toute révolte, il y a un effet de balancier, et il faut arriver à discerner le bon du mauvais sans tout rejeter d’un revers de manche. Quand j’étais encore étudiante, nous étions en plein dans l’époque de la femme des années 80 qui  arrachait les dents serrées sa réussite brillante dans un monde d’homme. J’avais des amies qui fumaient le cigare pour que leur voix devienne plus grave, car la voix fluette de femme ne «faisait pas assez sérieux». Si elles voulaient obtenir des postes à responsabilité, il leur fallait agir, penser, s’habiller, et réagir comme des hommes. On a confondu égalité et identité. On commence doucement à revenir à une attitude plus équilibrée où les femmes ne sont plus obligées de singer les hommes pour que leur valeur soit reconnue.


En tant que chrétienne, notre prise de position n’est pas facile : que faut-il prendre et que faut-il laisser dans toute cette confusion ? Dieu dans sa sagesse parfaite a bien pris soin de distinguer l’homme de la femme. Nous jouissons de l’égalité dans nos droits, nos devoirs, dans l’amour que Dieu nous porte et dans la responsabilité que nous avons envers notre génération. Mais nous ne sommes pas identiques à eux. Il nous faut prendre du recul avec sagesse par rapport au mouvement désordonné du monde qui veut que toute place soit pour tout le monde. La clé de toute organisation gagnante c’est que toute chose ait une place et que chaque chose soit à sa place. Dieu a une place pour chacun et chacune. Les femmes sont précieuses dans « l’organisation de Dieu ». Nous avons souvent une sensibilité aux choses spirituelles plus forte que les hommes, nous « voyons » et ressentons des choses que les hommes ne voient pas. Les qualités spécifiques que Dieu nous a données sont des trésors et c’est une grosse perte quand l’église n’exploite pas ces richesses. Je vous invite à en faire un sujet de prière pour que chacune trouve sa place et que l’église de Christ puisse jouir enfin de tous ses trésors.

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