La culpabilité et la grâce 2/10 - (Message)

La culpabilité et la grâce 2/10 - (Message)

La Bonne Nouvelle de la grâce - 2è partie (2/10)

Jac 2.10

Tom Holladay

 

" En effet, celui qui désobéit à un seul commandement de la Loi, même s’il obéit à tous les autres, se rend coupable à l’égard de toute la Loi."

I. QU’EST-CE QUE LA CULPABILITE ?

" Mes fautes s’élèvent bien au-dessus de ma tête, elles sont un poids bien trop lourd pour moi."

La culpabilité, c'est ______________________________

Il existe deux sortes de culpabilité

* ______________________________ Culpabilité

* ______________________________ Culpabilité

" Manquez-vous à ce point d’intelligence? Après avoir commencé par l’Esprit de Dieu, est-ce en comptant sur vos propres ressources que vous allez parvenir à la perfection?"

Comment distinguer entre les deux sortes de culpabilité ? Qu'est ce qui y compte le plus ...

Les Hommes ou Dieu ?

Vague ou Spécifique ?

Règlements ou Relations ?

 

II. NOS METHODES POUR NOUS DEBARRASSER DE LA CULPABILITE

"... Alors ils se firent des pagnes en cousant ensemble des feuilles de figuier... l’homme et sa femme se cachèrent de l’Eternel Dieu …' j’ai eu peur, car je suis nu'… C’est la femme qui m’a donné du fruit de cet arbre, et j’en ai mangé.." Gen 3.7-12 (SEM)

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III. LA METHODE DIVINE POUR NOUS LIBERER DE LA CULPABILITE :

" Si nous reconnaissons nos péchés, il est fidèle et juste et, par conséquent, il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout le mal que nous avons commis."

 

1. Confessez ______________________________

* Dites ______________________________

" O Dieu, tu sais combien je me suis égaré, et mes actes coupables ne te sont pas cachés."

 

* Ayez ______________________________

" Approchons-nous donc de Dieu avec un cœur droit, avec la pleine assurance que donne la foi, le coeur purifié de toute mauvaise conscience."

 

* Acceptez ______________________________

" Celui qui met sa confiance dans le Fils de Dieu n’est pas condamné."

 

 

" Je t’ai avoué ma faute, je n’ai plus caché mes torts, j’ai dit: "Je reconnaîtrai devant l’Eternel les péchés que j’ai commis." Alors tu m’as déchargé du poids de ma faute."

LA CULPABILITE ET LA GRACE

Bonnes nouvelles concernant la grâce - 2è partie (2/10)

Jac 2.10

Tom Holladay

 

Un article dans le San Diego Union. Cela se passe au Tribunal de Grande Instance de San Diego. Deux hommes sont poursuivis pour vol à main armée. Le Procureur se lève pour interroger un témoin oculaire cité à la barre. D'abord il demande au témoin, "Etiez-vous présent lors du vol?" Oui, répond le témoin. "Avez-vous vu partir un véhicule en grande vitesse?" Oui. "Avez-vous vu les personnes à l'intérieur de ce véhicule?", demande le Procureur. Oui. Puis, d'une voix retentissante, d'un style typique pour un procureur, "Et ces deux hommes, sont-ils présents dans cette salle aujourd'hui?" A ce moment tout fût joué pour les accusés. Ils levèrent la main.

Autant l'admettre. Nous allons parler aujourd'hui de la culpabilité. La vérité, c'est que chacun d'entre nous, à un moment ou l'autre dans notre vie, nous avons eu à reconnaître, honnêtement "Je l'ai fait." Nous sommes tous passés par là. Nous sommes tous dans le même bateau.

Jac 2.10 " En effet, celui qui désobéit à un seul commandement de la Loi, même s’il obéit à tous les autres, se rend coupable à l’égard de toute la Loi." (SEM)

Apparemment, lorsqu'on essaie d'évaluer la culpabilité, il s'avère que différents degrés de culpabilité existent. Certaines personnes ont commis des crimes et méritent que "cela" leur arrive. Ce n'est que justice.

Mais nous voulons parler de la justice de Dieu. Reconnaître le fait que, peu importe s'il y a un seul péché ou beaucoup de péchés dans notre vie, nous avons tous dérapé, nous sommes tous des pécheurs, tous dans le même bateau. Regardons ensemble notre situation en face et reconnaissons que Dieu a une réponse.

Ce matin nous allons parler sur ce que la culpabilité est réellement. Quelle est la différence entre la vraie culpabilité et cette autre sorte, la fausse culpabilité ? Nous allons parler du fait que nos façons pour gérer la culpabilité sont très différentes de la manière dont Dieu gère la culpabilité. Nous allons entendre le récit d'un homme dont la vie était presque submergée par la culpabilité, avant qu'il ne trouve la réponse.

 

1. QU’EST-CE QUE LA CULPABILITE?

 

Nous connaissons tous ce sentiment. Ce verset dans la Bible nous rappelle comment on se sent, " Mes fautes s’élèvent bien au-dessus de ma tête, elles sont un poids bien trop lourd pour moi." Nous connaissons tous ce sentiment qui nous envahit et nous pèse. Le sentiment de, "Pourvu que personne ne le découvre." Mais, la culpabilité, n'est ce pas plus que cela ? Est-ce ça que Dieu a voulu que ce soit? Est-ce une sorte de punition qu'Il envoie dans ma vie/votre vie, lorsque nous avons fait quelque chose de mal ? Il dit "Bon, tu as fait quelque chose de mal. Maintenant tu n'as qu'à subir ceci pour un certain temps !" Veut-Il vraiment que nous restions dans cette condition, un bout de temps ou tout le restant de nos jours ? Non.

L'objectif de la culpabilité n'est pas uniquement de vous mettre mal à l'aise. Elle a un objectif bien plus grand que cela. La culpabilité est en fait une petite lampe qui s'allume. On peut la représenter comme ça. C'est un témoin qui s'allume pour signaler, "Quelque chose ne va pas. Quelque chose doit être réparé." C'est comme le témoin lumineux sur le tableau de bord de votre voiture, ça s'allume pour dire que quelque chose ne marche pas bien.

Est-ce utile de casser ce témoin lumineux pour l'arrêter ? Non, cela dit que quelque chose a besoin d'être réparé.

Chaundel et moi, nous avons parfois des conversations en voiture un peu comme celle-ci. Nous roulons tranquillement quand elle dit, "C'était quoi? J'ai entendu un bruit au moteur. Un bruit de quelque chose qui n'est pas normal." Je réponds, "Je n'ai rien entendu du tout." Elle a l'ouïe fine. D'habitude elle entend vraiment quelque chose de pas normal. Mais comme je sais que si ce n'est pas normal, je vais devoir l'arranger, mon choix est "Je n'entends rien"! Pour moi, le moteur doit vraiment s'arrêter avant pour que j'admette qu'il y a réellement quelque chose de pas normal.

C'est de la même façon que nous traitons la culpabilité la plupart du temps. Nous essayons de l'ignorer ou nous prétendons qu'il n'y a rien. Nous pouvons traiter de différentes manières ces témoins lumineux que Dieu envoie dans notre vie.

Mais il n'est pas moins vrai que, si quelque chose n'est pas normal, il vaut mieux le réparer. Je pourrais essayer de réparer la voiture moi-même mais je ne m'y connais pas trop. Donc je dois l'amener au concessionnaire, chez le constructeur.

C'est aussi ce que nous devons faire avec notre vie. C'est pourquoi ce témoin lumineux est là. Le témoin dit, "Tu as besoin de passer du temps avec Dieu. Tu as besoin de Dieu pour arranger cela." Voilà le témoin lumineux que Dieu met dans notre vie.

Mais avant de regarder la différence entre notre façon de traiter ce témoin lumineux et comment Dieu peut le traiter, entre notre réparation et Sa réparation, nous devons faire une importante distinction concernant la culpabilité. Il y a deux sortes de culpabilité.

D'un côté, il y a la vraie culpabilité. La vraie chose. Nous avons tous eu à traiter cela, cette culpabilité qui vient du fait que nous avons fait des choses mauvaises qui ont fait du mal, à nous-mêmes, aux autres, et au cœur de Dieu. C'est simplement la réalité. A moins d'être parfait (et nul d'entre nous n'est parfait) nous avons tous eu à gérer ce genre de culpabilité. C'est le sentiment d'une véritable culpabilité.

Il y a une autre sorte de culpabilité qu'il faut savoir distinguer si on veut la dépasser et trouver la grâce de Dieu au milieu de cette situation. C'est le faux sentiment de culpabilité. C'est comme penser qu'un témoin lumineux pourrait bien s'allumer et s'en inquiéter tellement qu'on finit par se sentir coupable. C'est le sentiment qui dit, "Si un témoin s'allumait, que dirait-on de moi ?" Beaucoup de personnes vivent avec ce genre de fausse culpabilité. Je ne pourrais pas compter le nombre de fois que j'ai entendu des personnes me dire quelque chose comme, "J'ai ce lourd sentiment de culpabilité. Je ne sais pas d'où cela me vient. Je ne vois pas pourquoi, je ne peux pas en indiquer la raison. C'est simplement que je me sens mal." Si vous êtes dans cette situation de fausse culpabilité, il est fort probable que vous envoyez à vous-même régulièrement du courriel mental. Leur contenu est du style, "Tu penses que cela suffit….Tu appelles cela acceptable .... Mais regarde un peu tout ce que tu n'as pas achevé. ... Tu as déçu les personnes autour de toi." Voilà le genre de choses qu'on entend mentalement quand on est piégé par la fausse culpabilité.

Nous devons comprendre que le problème de fausse culpabilité contre lequel certains d'entre nous ont à lutter, est bien souvent la conséquence d'incidents pour lesquels nous ne sommes pas coupables. Certaines personnes ont à se battre contre la fausse culpabilité parce qu'elles ont été, à un moment ou l'autre dans leur vie, prises dans les rouages du péché d'autrui. C'était peut-être un parent, un ami, un abus physique, psychologique ou émotionnel. Même si c'était à un âge très jeune, vous avez été pris dans les rouages du péché d'autrui et maintenant vous vous sentez incapable de vous en sortir. Peut-être il s'agit même d'un de vos propres enfants. Vous avez l'impression que ce que eux, ils ont fait, retombe sur vous.

Pour d'autres, la fausse culpabilité est là parce que vous ne laissez pas le passé être le passé. C'est ce que je comprends souvent lorsqu'on me décrit ses sentiments. "J'ai demandé mille fois à Dieu de me pardonner mais je n'arrive pas à me sentir pardonné." C'est l'incapacité de passer outre votre passé.

Probablement, tôt ou tard, nous avons tous connu la fausse culpabilité d'une façon ou d'une autre. Il est important de comprendre que cette fausse culpabilité est monnaie courante parmi ceux qui viennent à l'église. Cela prend beaucoup de place dans l'église. Cela engendre un type de foi qui construit des murs plutôt que d'ouvrir des portes. Il n'y a pas de porte de sortie. Les portes se ferment sur vous. Ca a été un problème depuis longue date, pour ceux qui cherchent la vérité de Dieu.

Déjà dans le Nouveau Testament, dans l'épître aux Galates, Paul s'adresse à des personnes qui, victimes de fausse culpabilité, essaient de se sentir mieux à force de faire de bonnes oeuvres. Il écrit à ceux en Galatie disant, "Manquez-vous à ce point d’intelligence? Après avoir commencé par l’Esprit de Dieu, est-ce en comptant sur vos propres ressources que vous allez parvenir à la perfection?" Voilà ce qui se passe lorsque nous sommes en proie de fausse culpabilité. Dans l'impossibilité de se sentir pardonné par Dieu, nous essayons de plus en plus à améliorer notre condition par nos propres efforts.

Une des meilleures choses à faire, lorsqu'on parle de la culpabilité, c'est d'indiquer comment connaître la différence. Comment pouvons-nous distinguer entre la vraie et la fausse culpabilité ? Comment savoir si c'est Dieu qui vous parle ou si c'est plutôt votre grand-mère juive ou Sœur Marie de l'école paroissiale ou le frère Robert qui enseigne dans l'église fondamentaliste ? Comment savoir qui vous parle réellement ?

Trois tests. Trois tests sont là pour nous aider à déterminer si nous avons à faire à la vraie ou la fausse culpabilité.

1. Le regard de Dieu ou des hommes ? Dr. Paul Tournier dit, "La fausse culpabilité est celle qui résulte des jugements et des suggestions d'hommes." La vraie culpabilité est celle qui résulte de la prise de conscience du jugement divin sur la situation. Si vous êtes en proie à la fausse culpabilité, vous êtes constamment à la recherche de l'approbation des autres. Vous êtes dépendant et vous avez besoin de l'approbation des autres pour vous sentir bien dans votre peau. Vous avez besoin d'une dose de cela chaque jour. Et vous en avez toujours davantage besoin, pour vous sentir bien. Le vrai problème, c'est qu'on se fatigue en vivant sous la fausse culpabilité. Pourquoi ? Il est déjà assez dur de répondre aux exigences qu'on se pose à soi-même. Si en plus vous devez répondre aux exigences d'autrui pour obtenir leur approbation, vous allez vous épuiser. Beaucoup d'entre vous savent très bien de quoi je parle. Le regard des hommes ou de Dieu ?

2. Un vague sentiment ou quelque chose de précis? Parfois les gens vous disent quelque chose dans ce genre, "C'est comme un nuage de doutes... un brouillard de culpabilité..." et ils ne savent pas comment s'en débarrasser. Lorsque je leur demande quelle en est l'origine, où ils ont un problème, ils sont souvent incapables de mettre le doigt dessus. Ce vague sentiment de culpabilité, ce brouillard, c'est quasi toujours le diable qui vous parle, pas Dieu. Dieu par contre, s'Il veut nous dire que nous faisons quelque chose de mauvais, lorsqu'Il veut nous aider à rectifier le tir, Il agit comme un faisceau de lumière, pas comme dans un vague nuage. Si Dieu veut me parler sur un certain sujet, Il sait le faire de façon très claire. Il le fait peu importe où je me trouve. J'entends une prédication, et c'est sur ce sujet. J'allume la radio – j'entends prêcher ou chanter sur ce sujet. Je regarde une comédie et ça tourne autour de ce sujet ! Tout tourne autour de ce sujet. Ca, c'est la façon d'agir de Dieu. Alors, quel est le cas pour vous, est-ce un vague sentiment de culpabilité sans raison apparente ou est-ce un faisceau de lumière de la part de Dieu qui dit, "Voilà ce qui ne va pas et voilà comment il faut le réparer."

3. Des règlements ou des relations? Lorsqu'on est en proie à la fausse culpabilité, on sent, "J'ai transgressé le règlement." Si par contre vous avez à faire à la vraie culpabilité, vous sentez, "J'ai fait du mal à quelqu'un. J'ai fait du mal à mon épouse/mon mari/mes enfants/ au cœur de Dieu, en faisant ce que j'ai fait." Voilà la différence entre les deux. Le règlement devient plus important que les relations. On a à faire à une religion plutôt qu'à une relation. L'église devient contrainte plutôt que désir. La fausse culpabilité nous aveugle pour les œuvres miraculeuses de Dieu et nous attache aux règles minutieuses faites par les hommes. Lequel des deux préférez-vous?

Peu importe de quelle culpabilité vous souffrez – la vraie culpabilité/la fausse culpabilité – nous avons nos moyens pour nous en débarrasser et Dieu dispose de Ses moyens pour nous en libérer.

 

NOS METHODES POUR NOUS DEBARRASSER DE LA CULPABILITE

Retournons au témoin lumineux du tableau de bord : qu'allez-vous faire quand ce témoin s'allumera ? Comment allez-vous réagir ? C'est étonnant de voir que nous avons tous les mêmes réactions. On peut les retrouver chez le premier homme, la première femme, lors du premier péché. Les façons d'agir autour de ce premier péché sont encore très reconnaissables aujourd'hui. Probablement vous les reconnaissez toutes.

Dans Genèse 3, la Bible nous dit qu'ils ont commencé par se fabriquer des ceintures pour se couvrir, en cousant des feuilles de figuier. Puis ils se sont cachés loin de la face de l'Eternel. Lorsqu'Il l'appela, Adam dit, "J'ai eu peur parce que je suis nu. Elle m'a donné un fruit de l'arbre et je l'ai mangé." Dans leur réaction, nous reconnaissons trois façons de réagir qui nous sont communes encore aujourd'hui.

1. Nous réagissons souvent par la honte. On se sent mal. Si vous avez pensé que se sentir assez mal pour ces mauvaises choses faites a quelque part le pouvoir de les réparer, vous avez probablement aussi découvert que ce n'est pas le cas. Je l'ai constaté en tout cas. La honte n'y fait rien du tout. Ils ont cousu ensemble des feuilles de figuier et ils se sont cachés.

2. Se cacher. Ils se cachèrent dans les buissons, comme si Dieu ne pouvait les voir. C'est comme mettre sa main devant ce témoin lumineux du tableau de bord, pour faire semblant que tout va bien. Mais cela ne marche pas. Tout de même, c'est ce qu'ils ont essayé. Ils se sont cachés.

3. Dire que c'est la faute à quelqu'un d'autre. C'est une méthode très populaire. C'est quelque part la tragi-comédie de ce qui se passe dans le livre de la Genèse. Il y a Adam et Eve et le serpent ensemble, puis Dieu arrive. Dieu demande à Adam, "Est-ce que tu as mangé de cet arbre ?" Adam a assumé cet acte en disant que c'était la faute à sa femme. Il montre Eve du doigt, "C'est elle qui l'a fait. C'est de sa faute. Elle m'a donné ce fruit." Voilà maintenant Eve aussi sur le banc des accusés. A son tour, elle montre du doigt le serpent, "Le serpent m'a séduite." Bien sûr le serpent n'avait aucune excuse à fournir...

N'est-ce pas facile de dire que c'est la faute de quelqu'un d'autre, pour ne porter la culpabilité de ce qui a mal tourné ? Nous le faisons tous.

Je me souviens de ma première voiture lorsque j'étais à la fac, un '64 Dodge Dart. Un jour, en conduisant cette voiture pour aller à l'église, à 20 minutes d'où je logeais, j'entendis un bruit terrible venant de derrière. Je me suis rangé sur le bas côté et j'ai regardé. Tout semblait en ordre. J'ai appelé un mécanicien que je connaissais qui m'a dit que ce n'était pas bon du tout, "Tu ferais mieux de l'amener à quelqu'un qui s'y connaît de suite." Mais comme je connaissais un autre mécanicien qui habitait quelques 15 km plus loin sur cette route, et comme la voiture me semblait en bon état, j'ai décidé d'aller jusque chez lui, parce que cela allait me coûter moins cher. Je n'avais même pas fait 2 km quand j'ai perdu une roue. Quoi faire, quand la roue est partie ? J'avais regardé, j'avais dit, "Tout a l'air normal et je peux aller plus loin." Puis ça ne marchait plus.

Dire que c'est la faute à un autre, avoir honte, ce sont toutes des façons de réagir face à la culpabilité. Que faites-vous dans un cas pareil ?

Dieu a une façon bien différente des nôtres pour nous libérer de la culpabilité.

 

LA METHODE DIVINE POUR NOUS LIBERER DE LA CULPABILITE : LA GRACE

Quand j'étais tout juste devenu chrétien – il y a 23, 24 ans de ça – un des premiers versets de la Bible que j'ai appris pour m'instruire concernant cette nouvelle vie que Dieu me donnait, c'était 1Jn 1.9 "Si nous reconnaissons nos péchés, il est fidèle et juste et, par conséquent, il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout le mal que nous avons commis." Entourez "si nous reconnaissons nos péchés" – cela est nécessaire pour être libéré de la culpabilité. C'est un élément pourvu par la grâce divine. Encerclez "Il est fidèle et juste" – se rendre compte de cette vérité fait aussi partie de l'efficacité de la grâce. Entourez "Il nous pardonnera".

Voilà comment nous devons nous libérer de la culpabilité qui nous rend malades, nous confond et nous détériore.

1. Confessez vos péchés. Dites, "Dieu, je l'avoue. Je te confesse mon péché." Non pas uniquement notre besoin – notre péché. Non pas uniquement notre frustration – notre péché. Non pas uniquement nos problèmes – notre péché.

Que signifie le mot péché ? Il existe bien des définitions. Je le comprends le plus facilement en me referant à la lettre du milieu, le C de "centre". Le péché se définit par qui est au centre. Si je suis au centre, c'est comme si je disais à Dieu, "Excuse-moi, mais je vais vivre ma vie de ma façon. J'ai mes propres projets." C'est comme quand je regardai la voiture qui venait de faire ce bruit et que je disais "Ca me semble en ordre, donc j'ignore ton conseil." Cela résume bien la nature du péché. Peu importe si vous agissez de façon morale ou immorale, dans les deux cas vous pouvez avoir votre moi au centre de votre vie. Laissant Dieu de côté.

Voilà ce qu'est le péché. Dites à Dieu, "Dieu, je T'ai laissé de côté. A cause de cela, j'ai tout gâché, j'ai gâché ma vie."

Face au péché, nous avons deux possibilités – se cacher ou le regarder en face. Nous essayons de le cacher et de faire semblant que cela n'existe pas, ou on peut faire face. Si vous décidez de faire face, la première chose à faire c'est de dire à Dieu que nous voulons faire face. Comment pouvez-vous confesser votre péché ? Parlez-en à Dieu. Autant Lui dire, de toute façon, Il le sait déjà. Il sait déjà tout, donc où est l'intérêt de le cacher ? Pourquoi ne pas être honnête ? Psa 69.5 "O Dieu, tu sais combien je me suis égaré, et mes actes coupables ne te sont pas cachés." Rien n'est plus difficile que d'essayer de cacher quelque chose qu'il est impossible de cacher. Rien n'est aussi fatigant, rien d'autre ne coûte autant d'énergie. Pourquoi essayer de le cacher devant Dieu ? Racontez-Lui tout. Soyez honnête envers Lui.

En parler à Dieu – Lui confesser ses péchés – c'est bien davantage que simplement admettre. Le mot confesser veut dire, littéralement, "dire la même chose sur un sujet". Vous dites à Dieu, "Je suis d'accord avec Toi sur ce point. C'était mal et cela a fait de la peine. Je suis d'accord avec ce que Tu penses de ce péché. Je suis d'accord avec ce que Tu penses au sujet du mal que j'ai fait."

Comment pouvez-vous faire cela ? Comment pouvez-vous le dire à Dieu ? Vous le faites dans une prière. Vous pouvez parler à Dieu. Même juste maintenant, là où vous êtes assis, vous n'avez qu'à commencer à Lui en parler. Il écoutera. Parlez-Lui des choses que vous avez faites. Enumérez les choses qui vous reviennent à l'esprit. Peut-être certains d'entre vous voudraient le faire d'une façon plus visible. J'ai découvert que c'est sain de le faire ainsi. Asseyez-vous devant une feuille de papier et écrivez les péchés dont vous vous souvenez, peu importe si c'est de la vraie ou de la fausse culpabilité, simplement écrivez tout. Quand vous avez fini cela, faites quelque chose de symbolique. Prenez ce verset -- 1Jn 1.9 – et faites le glisser sur chaque péché écrit. Ensuite, brûlez la feuille où vous aviez écrit. Cela vous montre de façon visuelle, "Dieu a pardonné ces péchés. Il veut pardonner ces péchés. .." Sa grâce couvre mes péchés. Parlez à Dieu.

La Bible nous encourage aussi d'en parler à un ami en qui nous avons confiance. Faire cela a un effet restaurateur. Regardez Jac 5.16 qui dit, "Confessez vos péchés les uns aux autres et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris." Peut-être vous en avez parlé cent fois à Dieu, mais jamais à personne d'autre. A cause de cela vous êtes encore en proie à des sentiments de culpabilité concernant ce péché. En parler à un ami en qui nous avons confiance aide à nous guérir. Il faut que ce soit la bonne personne, mais dès que vous parlez de ce péché qui semble si énorme tant qu'il est caché, il va retrouver sa véritable dimension. Vous en parlez à quelqu'un et il peut dire simplement, "Oh, oui, j'ai eu des problèmes avec ça aussi." Tout à coup vous réalisez, "Je ne suis pas seul ! Et ce péché ne m'impressionne plus. Ou ne me déprime plus. Je me rends compte que nous avons tous à mener les mêmes combats." C'est guérissant de se rendre compte, "Je ne suis pas le seul dans ce cas. Nous connaissons tous ces luttes. Nous avons tous besoin du pardon de Dieu." Voilà un des effets guérissant d'en parler.

Donc, parlez-en à Dieu, parlez-en à un ami. Cela fait partie de la méthode divine de nous libérer de la culpabilité qui s'est installée dans notre vie.

Je sais que certains d'entre vous se disent, "Je l'ai fait. Vous ne savez pas combien de fois j'ai confessé ce péché. Ca a eu lieu il y a peut-être bien 20-25 ans. J'en ai parlé souvent à Dieu mais je ne me sens toujours pas pardonné."

Avant de voir deux autres choses dont nous avons besoin pour sentir le pardon de Dieu, je veux vous laisser écouter l'histoire de Dave Borelli de notre église, pour qui la culpabilité avait presque détruit sa vie, avant qu'il ne trouve la grâce de Dieu.

Dave:

Je voudrais dire que la culpabilité a commencé à contrôler ma vie dès mon plus jeune âge. Cela faisait partie de mon éducation. Je me souviens encore, étant adolescent, de la pression que je subissais de la part de mon beau-père qui était un officier de marine. Il gérait la maison comme il aurait géré une unité de la marine à Camp Pendleton. J'avais l'impression de ne jamais parvenir à m'élever au-dessus du rang du plus humble soldat, et je me rappelle que ma mère et moi n'arrivions jamais à répondre à ce qu'il attendait de nous. Je commençais aussi très jeune à avoir des sentiments de culpabilité dans le domaine de la religion. Je me souviens de mes premières années au catéchisme et de toutes les cérémonies religieuses auxquelles je participais. Je me rappelle que j'allais à la confession le samedi, toutes les deux semaines, afin d'être purifié. Dès l'âge de huit ou neuf ans, le sentiment de culpabilité qui m'envahissait en prenant la communion le dimanche après avoir commis un véritable péché commençait à me ronger. Rapidement j'ai appris à repousser ces sentiments. J'allais me confesser, je confessais ce que je voulais que le curé entende, et je repartais. Je prenais une attitude de ne pas m'en faire, que cela me laissait indifférent. Je n'avais rien compris au sujet du Dieu vivant ni au sujet de la grâce. J'avais l'impression que l'église m’avait laissé tomber. L'amertume s'installait en moi. Pendant de longues années je n'allais à l'église que pour des mariages ou des obsèques. Je vivais avec le sentiment qu'un beau jour Dieu allait me terrasser pour cela.

Après le lycée, j'ai rencontré ma première épouse et un an plus tard nous nous sommes mariés à l'église. Après notre mariage je n'allais pas à l'église. J'étais endurci à l'égard de l'église et de Dieu, tel que je Le concevais. Je croyais qu'il suffirait d'être bon comme être humain. La culpabilité était toujours là, mais je me suis désensibilisé et j'ai rejeté cela hors de ma vie. Certaines choses dans ma vie me rappelaient l'amour de Dieu. Je me rappelle avoir pensé que Dieu était pour quelque chose dans l'adoption de notre fille Carla. Je ne savais pas du tout comment, mais je sentais qu'une intervention divine avait eu lieu. Mais en dehors de ces quelques évènements, ma vie était malheureuse et vide. Je suis parti avant les autres membres de ma famille vers la région de Bay, ayant été promis une meilleure position. Je disais à mon épouse que je la ferai venir une fois bien installé. Lorsque je n'ai pas eu l'emploi promis, je me suis découragé et j'ai commencé à m'apitoyer sur mon sort. Je me suis lancé à boire et faire la fête pendant plus de deux mois. C’est pendant cette période que j'ai annoncé à mon épouse que je ne voulais plus d'elle. J'avais honte de moi-même, pas d'estime pour moi-même : mon épouse et Carla s'en sortiraient mieux sans moi.

Au cours des trois années suivantes je suis devenu VRP, j'avais du succès et une vie sociale très remplie, bien qu'au fond de moi il y avait toujours ce vide, ce manque. Je me suis retrouvé à reproduire les mêmes comportements que j'avais connus lors de m'enfance au regard de la culpabilité et de la honte. Je me souviens qu'un dimanche après-midi de février 1975, dans mon appartement à Menlo Park, Californie, j'ai tout d'un coup attrapé l'annuaire local et cherché la liste des églises. Je parcourais la liste du bout des doigts jusqu'à ce que je trouve une église près de chez moi. Je me suis dit, "Si je le fais, autant le faire comme il faut." Je ne savais pas du tout que c'était Dieu qui était à l'œuvre, j'avais l'impression que c'était ma propre décision. La paix m'a envahit. J'ai pris ma voiture, roulé jusqu'à l'église pour la réunion de 18H que j'avais repéré dans l'annuaire. J'ai attendu que la réunion commence pour pouvoir entrer inaperçu et m'asseoir à l'arrière. Ce que j'ignorais, c'est qu'on demandait à ceux qui visitaient pour la première fois de se lever et de se présenter. Impossible de rester anonyme !

J'ai survécu à cette épreuve, et peu de temps après j’acceptai Jésus comme mon Seigneur et Sauveur. Oui, le fardeau était enlevé de mon épaule, mais ce sentiment de culpabilité ne m'avait pas quitté. J'essayais de réarranger ma vie. J'ai demandé à mon épouse et ma fille de venir habiter avec moi dans la région de Bay. Dans les églises où nous sommes allés ces années là, on s'est toujours retrouvé très occupés. Je m'occupais des enfants, des ados, et je suis devenu diacre. Mais malgré toutes mes activités dans l'église, je n'ai jamais pris le temps d'apprendre à connaître le Dieu de la grâce. Il n'avait certainement pas la première place dans ma vie, ni la deuxième ou la troisième. Nos relations dans le couple étaient tendues, c'est le moins que je peux dire. Je me sentais pris au piège, j'étais fâché et confus. J'ai commencé à douter de mon salut. Je voulais abandonner ce mariage et la famille de l'église. Je voulais partir !

Je me rappelle avoir discuté avec des autres croyants au sujet d'une transformation de la vie. Oui, j'avais connu un certain changement, mais ma culpabilité ne se laissait pas endormir malgré tout mon activisme. Si j'étais un chrétien, pourquoi cette transformation miraculeuse n'avait-elle pas lieu dans ma vie ?

Je continuais à faire les mêmes erreurs. J'ai à nouveau quitté ma famille et je suis retourné au style de vie que j'avais connu à San Francisco, seulement j'avais maintenant plus d'argent. Je savais que Dieu détestait le divorce et je croyais vraiment être marqué à vie. J'ai dû entendre de la part de ma fille tout ce que je lui avais fait subir. J'ai refusé la culpabilité en me jetant sur le travail. En regardant en arrière, je vois combien c'était peine perdue. J'ai essayé toutes les façons pour se libérer de la culpabilité, comme Tom nous a expliqué ce matin. La honte, la religiosité, me cacher, et évidemment aussi, mettre en cause les autres. Rien à faire. Ma façon de gérer la culpabilité était en train de me voler ma vie.

En 1984 les choses ont petit à petit commencé à changer. Je buvais nettement moins. Il n'y avait plus de drogue dans ma vie. Je me suis marié avec Angela, une des meilleures choses qui s'est jamais produite dans ma vie. Elle cherchait Dieu, et moi je cherchais à nouveau après Dieu. Les quelques fois que nous sommes allés à l'église ensemble, nous avons entendu parlé du Dieu de grâce. C'était nouveau pour nous deux. Mais nous arrivions toujours à être pris par d'autres choses. Et je continuais par mes propres forces.

Un jour en août 1995, un de mes clients m'a parlé de l'église de Saddleback. Angela et moi y sommes allé le dimanche suivant et y avons assisté à un premier culte. Nous étions ravis par la musique et le message, mais ma vieille nature s'en mêlait. Je me suis dit à moi-même, "Parfait! Cette église est tellement grande que je peux y rester anonyme, venir le samedi ou le dimanche et puis c'est tout." Cela allait parfaitement de pair avec mon travail et mes loisirs. Ca pouvait marcher ! Mais Dieu avait d'autres projets.

En décembre 1995, Angela a accepté le Christ comme son Seigneur et Sauveur. Angela a été baptisée par Pasteur Rick en février 1996. Nous avons fait les cours bibliques 101, 201, et 301 ensemble. On s'est habitué à se voir servir de la pizza après la classe ! Angela continuait à grandir dans sa nouvelle vie en Christ et devenait ainsi un exemple vivant, juste devant mes yeux, de l'amour divin inconditionnel et de Son don gratuit de grâce. Parce que Angela montrait, dans notre couple, l'amour, le pardon et la grâce de Dieu, j'ai finalement compris ! Vous pouvez dire que je suis lent à comprendre. Mais grâce soit rendue à Dieu pour le fait qu'après tant d'années passées dans la culpabilité, j'étais enfin prêt pour accepter le don divin de la grâce.

La croissance que je commence à vivre dépasse l'imagination. Cela ne peut venir que de Christ. Etre libéré de la culpabilité m'a permis de faire des choses dont je ne me croyais pas capable. L'an dernier j'ai pu re-entamer le dialogue avec mon ex-épouse. J'étais capable d'assumer ce que j'avais fait auparavant et de lui demander pardon pour ma part de responsabilité dans l'échec de notre mariage. Je ne peux trouver les mots pour exprimer comment le fait de faire cela a enlevé de mes épaules le fardeau d'années de culpabilité. Parce que j'ai choisi la voie de Dieu et demandé pardon à mon ex-épouse, Dieu a pu à nouveau me prendre à Son service. Je suis maintenant responsable du ministère de la communication et Angela s'est engagée pour aider dans Adventure Land. Mais maintenant, nous faisons les choses à la manière de Dieu, pas la mienne. J'ai trouvé en moi le désir d'apprendre à mieux connaître Dieu, au lieu d'en avoir peur. Angela et moi, nous allons aussi aux réunions de mi-semaine, nous y mangeons toujours de la pizza et bénéficions des études bibliques de Pasteur Tom. Cet automne nous nous sommes inscrits pour le cours Perspectives de Vie afin de grandir ensemble dans la Parole de Dieu. Pour la première fois dans ma marche, je peux enfin comprendre et accepter la grâce que Dieu donne gratuitement. Alors qu'auparavant je ne connaissais qu'un Dieu de colère, qui n'aimait pas, je connais maintenant, dans mon cœur, un Dieu d'amour. Je n'ai plus le sentiment que Dieu regarde par dessus mon épaule mais je sens Ses mains sur mes épaules, et Il me guide parce que je cherche Sa volonté pour ma vie et je partage la bonne nouvelle de Jésus Christ.

 

Je suis sûr que vous avez compris à travers ce récit de Dave combien c'est essentiel d'apprendre à connaître qui est Dieu réellement, pour comprendre ce qu'est la grâce.

La deuxième partie du verset 1Jn 1.9 nous rappelle que pour avoir une réelle expérience de ce qu'est la grâce de Dieu, qu'il faut non seulement confesser nos péchés mais aussi ...

2. Avoir confiance dans le caractère de Dieu. Beaucoup de gens confessent leurs péchés mais n'apprennent jamais à connaître qui est ce Dieu qui les pardonne. A cause de cela, ils ne sentent jamais la qualité du pardon qu'Il veut leur donner. "... Il est fidèle et juste..." Vous pouvez compter sur Dieu. Vous pouvez compter sur Sa fidélité. Je connais beaucoup de personnes qui pensent qu'elles ne peuvent pas s'approcher de Dieu parce qu'elles ne se sentent pas pardonnées. C'est un piège, car la vérité c'est que, plus vous vous approchez de Dieu, plus vous vous sentirez pardonné. Lorsque vous et moi, nous nous approchons de ce Dieu qui nous aime, qui a donné Sa vie pour nous en Christ, c'est là que nous ressentons ce qu'est réellement le pardon. Alors aussi longtemps que vous garderez Dieu à distance, vous n'arriverez jamais à sentir Son pardon.

Regardez Son invitation dans Heb 10.22. "Approchons-nous donc de Dieu avec un cœur droit, avec la pleine assurance que donne la foi, le cœur purifié de toute mauvaise conscience." Jésus nous libère d'une mauvaise conscience. Voilà toute la signification de la croix. Voilà pourquoi Il a donné Sa vie pour nous. Une fois ce don accepté, l'invitation est, "Viens tout près de Moi." Lorsque vous vous approchez de Dieu, comprenant Sa grâce sous un nouveau jour, cela vous libère pour devenir la personne qu'Il veut que vous soyez. Ce n'est pas la culpabilité qui opère ce changement. Vous ne deviendrez jamais celui/celle que Dieu veut que vous soyez, à travers la culpabilité. Vous devenez celui/celle que Dieu veut que vous soyez, à travers Sa grâce.

Je me souviens quand j'étais juste au collège – en 6ème je crois – j'allais faire du patin sur glace pour la première fois. Il y en avait pour une demi heure de route (les collégiens derrière dans le car, les lycéens devant). A l’aller, les lycéens devant dans le car parlaient assez fort pour que nous puissions entendre derrière comment quelqu'un était tombé sur la glace la semaine auparavant et avait eu un doigt sectionné. Ils continuaient en racontant une histoire horrible après une autre de ce qui arrivait lorsqu'on tombait et comment les patins des autres vous entaillaient. J'ai pris la ferme décision, derrière dans ce car, "Je ne tomberai pas sur cette glace. Peu importe ce qui se passe, je ne tomberai pas!" Je peux dire que la première fois que j'ai patiné sur glace, je ne suis pas tombé. C'était parce que je restais cramponné aux bords de la piste tout le temps ! J'avais peur de m'avancer vers le milieu. Qu'est ce qui pouvait m'arriver ?

Parfois notre attitude vis à vis de la grâce divine ressemble à cela. Vous êtes sur la piste, vous savez que Dieu vous a pardonné, mais vous vous agrippez aux bords du légalisme, aux règles, comme si c'était la bonne voie pour prendre plaisir à sa relation avec Dieu. Ce n'est pas le cas. Je vous encourage, je vous lance un défi aujourd'hui. Aventurez-vous au milieu de la piste -- patinez! Dans la grâce de Dieu. Prenez plaisir à Sa grâce.

Vous pensez, "Je vais tomber!" Bien sûr vous allez tomber. Personne d'entre nous n’est parfait. Mais Il vous relèvera. Il renouvellera vos forces. Et vous allez patiner un peu plus loin la prochaine fois. Oui, vous allez tomber à nouveau. Mais Il vous relèvera encore et par Sa grâce, Il vous aidera à patiner encore un peu plus loin la prochaine fois. C'est un leurre de penser que vous allez pouvoir devenir tout ce que Dieu veut que vous soyez en restant agrippé aux bords de la culpabilité. C'est par la grâce. C'est la grâce qui vous rend capable, qui me rend capable de devenir ce que Dieu veut que nous soyons. Avancez-vous vers le milieu. Vous pouvez avoir confiance en Dieu. Il est fidèle. Il est juste.

3. Acceptez le pardon de Dieu. Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle, nous pouvons avoir confiance qu'Il pardonnera nos péchés, et le verset se termine en disant, "... et nous purifiera de tout le mal que nous avons commis." Il nous purifiera de tout le mal. Ce n'est pas, "Il nous purifiera de la plupart du mal, ou d'une bonne partie du mal commis." Mais Il nous purifiera de tout le mal. Quelle importance a ce petit mot de quatre lettres, pour exprimer ce que Dieu, dans Sa grâce, peut faire ! Pourtant, je connais bon nombre de gens qui demandent le pardon à Dieu, admettent que Jésus veut pardonner, mais qui, néanmoins, se sentent purifiés seulement d'une partie de leurs péchés et non pas de tous leurs péchés. Regardez la promesse de Dieu. Vous pouvez accepter le pardon de Dieu. Jean 3.18 "Celui qui met sa confiance dans le Fils de Dieu n’est pas condamné." Lorsque nous croyons en Christ et Son œuvre pour nous à la croix, la Bible nous déclare non coupable.

Si vous avez mis votre foi en Christ, si vous avez cru en ce qu'Il a fait, alors pourquoi continuez-vous à vous juger coupable, quand Dieu lui-même a dit, "Je ne te déclare plus coupable." Si vous n'avez pas encore mis votre foi en Christ, en ce qu'Il a fait pour vous, Sa volonté de vous pardonner – alors que Dieu dit, "Je veux pardonner ! Je veux te déclarer `Non coupable !' ", pourquoi ne pas accepter cette offre ? Nous avons tous en tête cette idée que c'est au moment où on se présentera au ciel à ces portes de perles que nous allons être jugés coupables ou non coupables. Ce n'est pas là que cela se passe. Cela se décide ici sur la terre, pas au ciel. Ici, et maintenant. Aujourd'hui. Vous pouvez régler l'affaire une fois pour toutes. Dieu est prêt, grâce à l'œuvre de Christ, à vous dire, "Je te déclare 'Non coupable !' " Pourquoi ? Parce que vous le méritez ? Bien sûr que non. Je ne le mérite pas. Vous ne le méritez pas. C'est par la grâce de Dieu. Acceptez le pardon de Dieu.

Est-ce que cela veut dire que vous ne ferez plus jamais de faux pas ? Que vous ne ferez plus jamais d'erreur ? Bien sûr que non. Mais cela veut dire que si vous le faites quand même, et que si vous confessez alors votre péché, vous admettez Son désir de pardonner, vous acceptez les conséquences et admettez que Sa grâce est suffisante pour vous aider justement aussi avec ces conséquences.

Accepter le pardon de Dieu, c'est un peu comme trouver dans votre boîte aux lettres une facture pour un séjour à l'hôpital. Peut-être vous avez eu une énorme facture, mais tout à coup il y a les mots "Réglé en totalité" écrits sur la facture. S'il est écrit "Réglé en totalité", allez-vous encore vous mettre en soucis pour cette facture ? Uniquement si vous avez l'impression, "Je ne l'ai pas vraiment payé." Ou le sentiment, "Un ordinateur a fait une erreur quelque part, et un de ces jours je vais recevoir un rappel." Je connais beaucoup de gens qui se sentent comme ça par rapport à leurs péchés. Leurs sentiments disent "Je sais ce que la Bible dit ce ’Réglé en totalité’, mais un de ces jours Dieu va quand même m'en reparler." Mais supposons qu'avec cette facture de l'hôpital il y ait, dans la même enveloppe, une lettre du directeur de l'hôpital, vous disant, "Nous avons décidé de payer cette facture entièrement, à votre place, et si jamais vous avez un problème avec le service comptabilité, vous n'aurez qu'à leur montrer cette lettre avec mon nom et ma signature en bas. Prenez la lettre et allez la montrer et ainsi ils seront convaincus que la facture est vraiment réglée en totalité." Cela ferait une différence ? Est-ce que vous aurez davantage confiance ?

Dieu nous a donné une lettre qui s'appelle la Bible. La Bible nous a été adressée parce que Dieu voulait nous dire clairement que la dette que nous avions envers Lui à cause de nos péchés a été entièrement réglée. La prochaine fois que le diable du service comptabilité vous appelle, montrez-lui cette lettre.

Je sais que certains d'entre vous ont du mal avec ça. Ce n'est pas évident de reconnaître la grandeur de la grâce de Dieu. Vous pensez, "Vous ne savez pas combien est grand mon péché! Vous ne savez pas ce que j'ai fait. Vous ne savez pas quel est le crime que j'ai commis." Ca date d'années en arrière et personne n'est au courant ; je l'ai toujours caché. Vous ne savez pas combien j'ai abusé. Vous ne savez pas que la violence conjugale faisait partie de ma vie. Vous n'avez pas idée combien j'ai fait du mal à mes enfants, mon épouse, mes parents. Vous n'en avez pas la moindre idée. Comment Dieu pourrait-Il me pardonner ?

Si vous prenez ce livre, la lettre que Dieu nous a écrite, vous allez lire histoire après histoire le même message qui dit, "Oui, Dieu peut non seulement nous pardonner mais aussi nous utiliser." Lisez dans l'Ancien Testament l'histoire d'un homme appelé Abraham. Au début il adorait des idoles. Il avait du mal pour ne pas mentir. Néanmoins nous l'appelons maintenant le père de la foi. Vous pouvez lire l'histoire d'un homme appelé Moïse qui, au début de sa vie, était un meurtrier. Mais aujourd'hui nous le connaissons comme celui qui a fait sortir les enfants pour qu'ils entrent dans le Pays Promis. Vous pouvez lire l'histoire d'un homme appelé Jean Marc, c'était un lâche. Il a abandonné son voyage missionnaire parce qu'il avait quelque peu peur. Vous et moi, nous l'appelons maintenant l'auteur de ce livre dans la Bible connu comme l'Evangile de Marc. Vous pouvez lire l'histoire d'un homme appelé Paul. Au début, son nom était Saul. Il allait dans les églises pour persécuter les gens. Il était là quand on assassinait des chrétiens. Néanmoins vous et moi, nous l'appelons apôtre et il est un des écrivains du Nouveau Testament.

Dieu veut non seulement vous libérer de votre culpabilité, Il veut aussi vous utiliser d'une nouvelle façon. Ca c'est la bonne nouvelle de la grâce. Je comprends que pour certains d'entre vous, il n'a pas été facile d'écouter tout ceci. Pour certains d'entre vous, la culpabilité est étrangement devenue le meilleur ami dans votre vie. Un peu comme un ours en peluche avec des dents vénéneuses. Vous lui faites des câlins mais il finira par vous attaquer. Vous pouvez très bien vous être habitué à votre culpabilité. Cela vous motive le matin. Vous vous levez, prenez une petite dose de culpabilité comme petit déjeuner, une autre juste avant le coucher. Vous vous posez réellement la question, "Si je devais accepter le renouveau dans la grâce de Dieu, je crois que je ne resterais pas motivé. Je tomberais soudainement, si je faisais cela." Comme si votre culpabilité avait plus de force pour vous soutenir que la grâce de Dieu. Ce n'est pas logique, mais on peut le ressentir comme ça. Cela fait peur. Cela fait peur de marcher par la grâce de Dieu. Ca demande de la foi.

Pour d'autres parmi vous, la culpabilité est l'ennemi que vous fuyez depuis toujours. Vous prétendez que la culpabilité n'est pas là. Vous avez bien des trucs pour cela, il y a bien des façons que nous utilisons tous pour nous cacher, face à la culpabilité.

Peu importe quel est le cas pour vous, j'ai un verset pour vous. Psa 32.5 "Je t’ai avoué ma faute, je n’ai plus caché mes torts, j’ai dit: "Je reconnaîtrai devant l’Eternel les péchés que j’ai commis. Alors tu m’as déchargé du poids de ma faute." C'est incroyable ! Certains d'entre vous ont besoin de la première partie de ce verset, "J'ai enfin reconnu devant l'Eternel tous mes péchés, je n'ai plus essayé de les cacher..." Vous avez besoin de dire, "Dieu, je l'admets ! J'ai besoin de Ton pardon. J'en ai assez de faire toutes sortes d'efforts pour cacher mes fautes."

D'autres parmi vous ont besoin de la deuxième partie du verset. "... Tu m'as pardonné. Alors Tu m'a déchargé du poids de mes fautes." C'est dommage que certaines personnes ont besoin de 10, 15, 25 ans pour passer de la première à la deuxième partie du verset. Il ne faut pas que ce soit le cas pour vous. Reconnaissez qu'Il est le Dieu de grâce qui veut nous pardonner, nous envoyer la pluie bienfaisante de Sa grâce. Pourquoi ? Parce que nous le méritons ? Non. Parce qu'Il nous aime ? Oui.

Prière:

Prenez un moment pour parler à Dieu de ce dont nous avons discuté aujourd'hui. Admettez vos péchés à Dieu. Parlez-Lui dans votre cœur et dites-Lui quelque chose dans ce genre, "Père, je Te confesse mes péchés aujourd'hui. Je suis d'accord avec Toi. J'ai mal agi. Mes péchés m'ont fait du tort. Ils ont fait de la peine aux autres. Ils T'ont fait de la peine. J'en ai assez d'essayer de les réparer par moi-même. Veux-Tu me pardonner ? Merci d'avoir envoyé Jésus mourir sur la croix pour que mes péchés puissent être pardonnés. Merci parce qu'Il a payé le prix pour mes péchés. Je Te fais confiance. J'ai confiance en Ton caractère aujourd'hui. Tu es fidèle. Tu me pardonneras. Aujourd'hui, du mieux que je peux, j'accepte Ton pardon dans ma vie. Aide-moi à commencer à vivre par la grâce." Certains d'entre vous ont prié cette prière il y a déjà longtemps. Mais vous avez besoin de prier ce matin, "Père, aide-moi à vivre Ta vie par la grâce et non dans la culpabilité. Aide-moi à avancer dans le renouveau de Ta grâce aujourd'hui. Cela me fait bien un peu peur mais je veux me confier en Toi aujourd'hui, avancer sur Ta Parole et Te faire confiance. Toute ma culpabilité a disparu." Au nom de Jésus, Amen.

Psa 32.5 (SEM) Jean 3.18 (SEM) Heb 10.22 (SEM) Psa 69.5 (SEM) Gal 3.3 Psa 38.4 (SEM) Jac 2.10 (SEM)

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