La puissance Et l'impact d'une réprimande bienveillante

La puissance Et l'impact d'une réprimande bienveillante

Dans le monde d’aujourd’hui, les avantages de la culture dominante de la “tolérance” ont été grandement gommés par un piège significatif. C’est devenu chose courante – et disons même populaire – d’accepter les individus et les problèmes avec lesquels ils se débattent, sans chercher à les corriger. «Qui suis-je, moi, pour oser juger?», voilà la réponse typique que l’on entend de ceux qui sont témoins de quelqu’un qui se débat dans une attitude destructrice. En fait, il ne s’agit pas de «juger» les autres mais plutôt de s’intéresser suffisamment à ces gens qui, à l’évidence, se font du mal à eux-mêmes ainsi qu’à leur entourage.

Dans notre quête de la “tolérance”, il est devenu extrêmement rare de rencontrer quelqu’un qui est prêt à rendre les autres responsables de leurs actions, ou même à réprimander une personne qui n’en fait qu’à sa tête. Certains disent qu’il doit en être ainsi et que nous n’avons pas à nous mêler des affaires des autres, quels que soient les tourments qui les agitent. C’est pour ça que j’ai été intrigué le jour où un ami m’a raconté un épisode qui constitua un tournant de sa vie.

Cet homme, que j’appellerai Jim, avait évoqué plusieurs fois sa lutte contre l’alcool à un groupe d’hommes dont il faisait partie; il disait qu’au lieu de contrôler sa propension à boire, c’était la boisson qui semblait le contrôler. Il ne parlait pas d’un verre ou deux à l’occasion d’une rencontre à caractère social; il était devenu convaincu que la boisson était devenue une idole – une puissance qui créait une dépendance dans sa vie. Chaque semaine il s’en plaignait auprès de ses ‘partenaires en responsabilité’ et leur disait qu’il voulait vraiment arrêter de boire, mais qu’il continuait à se saouler.   

Après l’avoir entendu se plaindre pendant plusieurs semaines, l’un de ses partenaires en responsabilité – que j’appellerai Robert – finit par en avoir assez des promesses vides et des soi-disant bonnes intentions de Jim.

Robert décida de confronter Jim et lui dit ceci: “Jim, veux-tu vraiment arrêter de boire? ». Jim lui assura que c’était bien là son souhait. Alors, après une brève pause, Robert se mit à défier son ami: «Je ne sais pas ce que tu fais concrètement. Chaque semaine, j’entends la même rengaine, sans voir de résultats tangibles. Laisse moi te poser une question: As-tu de l’alcool chez toi?»

Jim hésita mais finit par répondre par l’affirmative.

C’est alors que Robert lui asséna le coup le plus fort: “Comment penses-tu que tu peux arrêter de boire si tu ne te débarrasses même pas de la source de la tentation que tu gardes dans ta propre maison? Il te faut enlever la moindre goutte d’alcool qui se trouve chez toi. A moins d’être prêt à cela, je ne crois pas que tu sois vraiment sérieux en ce qui concerne ton intention d’arrêter de boire ».

Ça a l’air culotté, n’est-ce pas – et pas vraiment très “tolérant”. Est-ce que vous auriez le courage de faire face à quelqu’un de façon aussi directe, que l’enjeu soit la boisson, le jeu, la malhonnêteté, ou toute autre attitude contre-productive? Robert le fit et, grâce à Dieu, sa réprimande sévère tout autant que bienveillante eut l’effet escompté. Jim rentra chez lui ce soir-là, vida toutes les bouteilles d’alcool, jusqu’à la dernière goutte, et procéda même à la destruction de chacune de ces bouteilles. C’était le début de la fin de la lutte de Jim contre l’alcool. Aujourd’hui, il fête plusieurs années de sobriété – et une vie libérée de l’esclavage de l’alcool.

Dans la Bible, Proverbes 28 :23 nous enseigne ceci: «Celui qui reprend son prochain gagnera finalement sa faveur, plutôt que l’homme au langage flatteur». Est-ce que vous tolérez de mauvaises attitudes dans votre environnement de travail, sous couvert de faire preuve de tolérance? Si c’est le cas, examinez donc la sagesse de ce verset et l’expérience qu’a vécue Robert. Une réprimande donnée dans l’amour et en étant sincèrement préoccupé du bien-être de l’autre personne aura pour conséquence une plus grande faveur que la flatterie, et en plus cela épargnera peut-être à d’autres personnes d’être atteintes.


 

© MANNE DU LUNDI est un article hebdomadaire de CBMC INTERNATIONAL, un ministère évangélique à but non lucratif qui a pour objet de servir les gens d’affaires et les professionnels qui veulent suivre Jésus, de présenter Jésus-Christ en tant que Seigneur et Sauveur auprès des autres gens d’affaires et professionne



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