La réponse du Seigneur à Anne

La réponse du Seigneur à Anne

Anne épanchait son cœur devant le Seigneur. Elle était stérile, et sa douleur était très grande. Pénina, sa rivale, la provoquait pour la pousser à s'irriter de ce que l'Éternel n'avait pas encore répondu à sa prière.

C'est ainsi qu'elle se rendit au temple. Le sacrificateur Éli, assis sur son siège, commença à l'observer. « Anne parlait dans son cœur, et ne faisait que remuer les lèvres, mais on n'entendait pas sa voix » (1 Samuel 1.13). Le sacrificateur Éli pensa qu'elle était ivre, et il lui dit : « Jusques à quand seras-tu dans l'ivresse ? Fais passer ton vin » (1 Samuel 1.14).

Imaginez la scène, et surtout ce que ressentit Anne. Trop souvent, nous sommes prêts à juger notre frère ou notre sœur, avec l'impression que nous connaissons tout de ce qui le concerne. Peux-tu savoir ce que vit exactement ton frère ou ta sœur ? Connais-tu les soupirs de son cœur ? Comprends-tu la détresse intérieure qu'il ou elle traverse ? Cependant, fort de ton savoir et de ta connaissance — toute relative — tu juges ! Éli était un sacrificateur, il fréquentait le lieu saint. Cependant ses pensées n'étaient pas inspirées par la bonté. Il se permettait de juger Anne sur les apparences, et était complètement indifférent à sa détresse.

Anne va alors se défendre : « Je suis une femme qui souffre en son cœur, et je n'ai bu ni vin ni boisson enivrante ; mais je répandais mon âme devant l'Éternel. Ne prends pas ta servante pour une femme pervertie, car c'est l'excès de ma douleur et de mon chagrin qui m'a fait parler jusqu'à présent » (1 Samuel 1.15-16). Ce complément d'informations montra à Éli combien son jugement avait été hâtif et erroné. Reprenant la parole, il dit à Anne : « Va en paix et que le Dieu d'Israël exauce la prière que tu lui as adressée ! ». Quelle merveilleuse prophétie pour l'avenir d'Anne. En effet, le texte précise au verset 20 : « Anne devint enceinte, et elle enfanta un fils, qu'elle nomma Samuel, car, dit-elle, je l'ai demandé à l'Éternel ».

Je suis particulièrement émue par ce récit. Il raconte la victoire de notre Seigneur en réponse à la prière de son enfant.

Peut-être es-tu comme « Anne », meurtri(e) par la vie, par les épreuves ? Traverses-tu un tunnel qui te semble interminable ? Tu n'en vois pas le bout. Tes larmes coulent le long de tes joues. Mais il y a une bonne nouvelle pour toi. Dieu est vivant. Dieu n'est pas sourd, et il entend le cri de ton cœur. Toi aussi tu entendras ces mots :

« Va en paix, car j'exauce ta prière »


Es-tu aussi comme une « Anne » entourée de « Pénina » (des méchants ou des méchantes) ? Que de peines traversées. Que d'incompréhensions as-tu rencontrées ? Prends courage, car le Seigneur se souvient des malheureux qui pleurent devant lui. Il est celui qui te fait justice. Nous ne méritons rien, mais Dieu est amour, et il a donné son fils unique pour que ta vie soit complètement restaurée, reconstruite. Bientôt tes larmes cesseront, les jours mauvais seront loin derrière, et tu pourras louer le Dieu d'amour qui t'aura fait justice.

J'ai le sentiment très fort que quelqu'un traverse une épreuve actuellement. Le Seigneur te dit :

« Prends courage, ne baisse pas les bras, je suis plus que vainqueur pour te délivrer ».

Je voudrais aussi avoir une pensée pour ceux qui jugent leurs frères (ou sœurs) dans la foi avec une grande sévérité. Repentez-vous, car le Seigneur connait les cœurs. Ne soyez plus une « Pénina » pour quelqu'un, mais plutôt un frère, une sœur, un(e) ami(e) qui sait écouter, comprendre, compatir, et soyez remplis de l'amour divin qui transforme le mal en bien.

Merci à notre Dieu pour l'exaucement de la prière d'Anne. Soyez tous bénis et persévérez dans le chemin du Seigneur. Je crois aussi que le Seigneur exauce nos prières. Alléluia.



Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

59 commentaires