La sagesse (1/2)

La sagesse (1/2)

"Si quelqu'un d'entre vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée...

" (Ja. 1.5)

Le début de ce texte me paraît particulièrement optimiste. En effet, il semble impliquer que le manque de sagesse serait une exception : "quelqu'un d'entre vous" ! Tous les autres auraient-ils donc toute la sagesse nécessaire ?

Mais que signifie exactement le mot traduit ici par sagesse ? Il dénote une excellence mentale au sens le plus élevé, exprimant une attitude autant qu'un acte de décision. Il implique également la connaissance et les meilleurs moyens de la mettre en œuvre.

Le livre des Actes nous parle de chrétiens ayant cette qualité indispensable pour les diacre, qui devaient être "pleins d'Esprit-Saint et de sagesse", comme l'était Étienne, dont il nous est dit que ses contradicteurs "ne pouvaient résister à sa sagesse et à l'Esprit par lequel il parlait." (Actes 6.3 ; 10). Nous voyons clairement que cette sagesse était étroitement liée au Saint-Esprit.

Les deux premiers chapitres de la 1ère épître aux Corinthiens opposent deux sortes de sagesses :

1. La sagesse du monde, ou humaine (1 Co. 1.20 ; 2.13), qui provient de la connaissance naturelle limitée et, comme l'exprime Pierre : "de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères" (1 Pi. 1.18).

2. La sagesse de Dieu (1 Co. 1.21, 24 ; 2.7), qui a sa source dans une révélation du Saint-Esprit : "Or nous, nous n'avons pas reçu l'esprit du monde, mais l'Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. Et nous en parlons, non avec des discours qu'enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu'enseigne l'Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. Mais l'homme animal ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c'est spirituellement qu'on en juge. L'homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n'est lui-même jugé par personne." (1 Co. 2.12-15)

Ce que dit Paul dans ce texte n'est pas l'apanage de quelques privilégiés, mais de tous ceux qui sont nés de Dieu, et qui vivent dans la communion du Saint-Esprit. Mais n'oublions pas que si nous voulons bénéficier des trésors de la sagesse divine, nous devons nous les approprier par la foi. Dieu a promis de nous donner la sagesse dont nous avons besoin. Si nous découvrons que nous fonctionnons encore trop selon la sagesse humaine, nous pouvons demander au Seigneur sa sagesse, et il nous l'accordera, si nous la demandons avec foi :

"… Mais qu'il la demande avec foi, sans douter ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d'autre. Qu'un tel homme ne s'imagine pas qu'il recevra quelque chose du Seigneur : c'est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies." (Ja. 1.6-8)



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