La sagesse (2/2)

La sagesse (2/2)

"L'Éternel donne la sagesse ; […] Car la sagesse viendra dans ton cœur, et la connaissance fera les délices de ton âme ; la réflexion veillera sur toi, l'intelligence te gardera, pour te délivrer de la voie du mal

" (Pr. 2.6-12)

Nous avons tous besoin de sagesse. Mais de quelle sagesse ? Il existe bien entendu une sagesse humaine positive, qui est le fruit de l'expérience. Celle ou celui qui a maîtrisé son impulsivité naturelle, et qui réfléchit avant d'agir fait preuve de sagesse. "Boire ou conduire, il faut choisir" exprime de la sagesse.

Mais certaines formes de sagesse humaine sont une folie pour Dieu : "Où est le sage ? où est le scribe ? où est le disputeur de ce siècle ? Dieu n'a-t-il pas convaincu de folie la sagesse du monde ?" (1 Co. 1.20). Inversement, la sagesse de Dieu peut paraître une folie pour l'homme : "Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent […] nous prêchons Christ crucifié ; scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu…" (1 Co. 1.18-23). Et Paul n'hésite pas à parler de la "folie de Dieu" : "Car la folie de Dieu est plus sage que les hommes" (1 Co. 1.25).

Cela me rappelle les études de violoncelle de notre fils. Après avoir décroché la plus haute distinction au conservatoire du Havre, il passa l'examen d'entrée en classe préparatoire au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Le fait qu'il en soit sorti avec un premier prix n'est pas mon propos. Ce que je veux souligner, c'est que le niveau le plus élevé du Havre était inférieur au niveau d'une classe préparatoire à Paris !

Sur l'échelle de valeurs de la sagesse, allant de la folie à la sagesse suprême, la plus grande sagesse des hommes est encore inférieure à la folie de Dieu !

Jacques nous parle de sagesse terrestre et de sagesse d'en Haut :

"Lequel d'entre vous est sage et intelligent ? Qu'il montre ses œuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse. Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n'est point celle qui vient d'en haut ; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique. Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. La sagesse d'en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d'hypocrisie." (Ja. 3.13-17)

Nous avons ici toutes les merveilleuses qualités de la sagesse d'en haut. Mais comment l'apôtre peut-il qualifier "le zèle amer et l'esprit de dispute" de sagesse ?

J'ai connu des gens dont le "ministère" principal était de reprendre les autres. Non pas qu'il ne faille pas le faire lorsque c'est nécessaire, mais il faut le faire comme Paul nous y exhorte : "… si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur." (Gal. 6.1). Mais ceux dont je parle, se croyant très spirituels, fustigent les contrevenants à leurs idées (souvent personnelles et plus ou moins tordues), en s'imaginant exercer une profonde sagesse. Jacques nous apprend que lorsque cette prétendue sagesse est faite d'un "zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions", et que cette pseudo-sagesse est "terrestre, charnelle, diabolique". Que Dieu nous en préserve !

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