La Sainte insatisfaction

La Sainte insatisfaction

Mon crocodile en feutrine était enfin terminé. J’avais mis une pince à linge dans ses mâchoires et il avait l’air vraiment féroce à souhait. J’étais fière de mon travail. Pleine d’élan et de contentement, je l’apportai à mon professeur. Il le prit, le tourna sous toutes ses coutures et l’inspecta dans les moindres détails. Après un interminable moment de réflexion, le verdict tomba : « Es-tu satisfaite ?... ». Il n’avait pas critiqué, n’avait dit aucune parole sévère, il avait juste posé une question : « Es-tu satisfaite ? ». Maintenant qu’il me posait la question, je n’étais plus aussi sûre que mon travail fût un chef d’œuvre. Tout bien considéré, j’aurais pu faire mieux.  Sans qu’il ait rien d’autre à ajouter, une profonde insatisfaction envahit mon cœur, et je repartis aussitôt corriger les défauts de la bête, recentrer la pince à linge, arrondir les yeux et refaire la couture du côté.

Je parlais tout à l’heure avec une amie, passionnée comme moi de la Parole de Dieu et de la prière. Nous échangions avec enthousiasme et élan les projets que Dieu avait pour notre église. Soudain, elle réfléchit, s’arrêta de parler et me dit : « je ne sais pas comment l’exprimer, mais j’ai au fond du cœur une insatisfaction ». Je suis la première à encourager chacune à être satisfaite de son sort, car c’est un moteur essentiel pour rendre à Dieu les actions de grâce qu’il attend de nos bouches, mais quand elle me parla de son indescriptible insatisfaction, j’ai eu envie cette fois-ci de dire « Alleluia ! ».

Il y a selon moi deux sortes d’insatisfaction : celle qui nourrit l’amertume, qui pousse à se mettre de côté, à critiquer, juger et sombrer dans l’inefficacité spirituelle, et il y a la "bonne" insatisfaction, celle qui stimule à mieux faire, à rechercher le meilleur, pour sa famille, son travail, sa vie de prière, son église.

De quelle insatisfaction souffrez-vous ? Mon amie, pour sa part, souffre de la « sainte » insatisfaction, de celle qui pousse à chercher mieux encore la face de Dieu et sa volonté, à perfectionner son obéissance à La Parole, à rechercher l’excellence de son service et la Gloire de Dieu dans tout ce qu’elle fait. Elle voit notre église et sait que Dieu a encore mieux en réserve, elle écoute ses prières et sait qu’elle peut être encore plus proche de Dieu, encore plus imprégnée de sa pensée, de ses enseignements, de ses directions, elle regarde sa famille et sait que ça peut être encore mieux. Elle a soif de plus et de mieux.

Les choses ne s’améliorent pas toutes seules. Quand Charles G. Finney* a commencé à rechercher avec avidité le MIEUX, c’est qu’il était insatisfait. Il était insatisfait des prières qui n‘aboutissaient à rien, insatisfait du modèle de ses aînés dans la foi, au cœur racorni par la lassitude, la routine et l’ennui, et qui priaient sans y croire vraiment. C’est cette insatisfaction qui l’a poussé à rechercher avec une soif inassouvie la face de Dieu, et qui a déclenché le formidable réveil que l’on connaît  au 19e siècle au Etats Unis. Soyez insatisfaite ! De cette «sainte insatisfaction » qui propulse vers l’avant. Cherchez avec avidité le MIEUX, aspirez avec force à voir la Gloire de Dieu se manifester dans votre vie, dans votre santé, dans votre famille, dans votre église, dans votre pays. Il n’y a qu’à cette condition que vous trouverez ce que vous cherchez. Rappelez-vous toujours cette promesse que Dieu nous fait à toutes : « Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre coeur. » Jérémie 29.13.

* Voir "les mémoires de Charles G. Finney", aux éditions Ministères Multilingues.



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