Le carrousel des vanités

Le carrousel des vanités

Dans nos sociétés prétendues modernes, les hommes, les femmes, et même les enfants sont entraînés dans un tourbillon d'émotions, d'envies, de convoitises qui les enivrent peu à peu et finalement les anesthésient.

Voilà bien une des ruses du Malin dans le fait d'inonder les sens de sollicitations. Pourtant il n'y a rien de nouveau sous le soleil; déjà l'Ecclésiaste pouvait constater que "l'œil ne se rassasie pas de voir, et l'oreille ne se satisfait pas d'entendre" (Ecclésiaste 1.8).

Mais entendre quoi et que regarder ?

Notre âme, notre esprit, notre corps sont assiégés de toutes parts, notamment par les médias qui sont les drogues des temps modernes auxquelles se sont accoutumées les masses. Submergés par les stimuli de tous bords, l'esprit est occupé des vanités mensongères, tandis que l'âme et le cœur sont souillés par cette course aux propres intérêts. Les gens ont soif. Il courent en effet d'une convoitise à la suivante, que la première ait été assouvie ou non. Que ce carrousel des vanités s'arrête et la peur s'installe, la peur de se retrouver seul avec soi-même, de se poser les questions essentielles sur son existence.

On peut être riche quant à la terre, ou espérer le devenir - ce qui n'exclut pas les moins nantis de cette recherche des biens temporels - alors que l'âme, ce que l'homme a de plus profond et précieux, est négligée pour son malheur présent et éternel. Il s'agit là d'un système où ce que l'on possède donne l'illusion d'être quelqu'un. Or tout cela est volatil, si même on tente de le maintenir par divers moyens et assurances. Mais qu'en est-il de l'assurance contre la mort? Aucune compagnie ne peut proposer un tel service dont personne d'ailleurs ne pourrait payer la prime. Seul Dieu donne la vie éternelle en son Fils qui a payé la prime unique à notre place.

Mais arrêtons-nous et, dans un silence salvateur à l'écart des vains bruits de ce monde, posons-nous la question de savoir si en tant que chrétien nous n'avons pas été gagné par une telle ivresse, ou du moins amorcé.

Ceux qui regardent aux idoles [vanités mensongères] abandonnent la grâce qui est à eux. Jonas 2.8 [9]

C'est à chacun de nous à répondre personnellement à notre Sauveur et divin Maître. Devant Lui, il n'est aucun subterfuge qui tienne, aucune chose que nous pouvons lui cacher dans les tréfonds de notre cœur.

Car encore que quelqu'un soit riche, sa vie n'est pas dans ses biens. Luc 12.15

Ceux qui sont tombés dans le piège de l'amour de l'argent et des richesses matérielles se sont transpercés de beaucoup de maux. (1 Timothée 6.9-10).

Gardons-nous donc de la course aux richesses et aux honneurs de cette terre desquelles nous n'emporterons rien ! Et si Dieu nous accorde quelques biens, n'y plaçons pas notre confiance (Psaume 62.10) et sachons en faire bénéficier nos frères et sœurs qui souffrent. Que nos entrailles soient "Miséricorde" et non "Égoïsme". A côté de l'amour de l'argent (Ecclésiaste 5.10), il est aussi d'autres sièges dans ce triste carrousel des vanités, à savoir envie d'être reconnu par les hommes, recherche du soutien humain (Psaume 60.11, 108.12), esprit de compétition et de jalousie (Ecclésiaste 4.4), débordement de rêves, d'activités et de paroles (Ecclésiaste 5.7), besoin de s'accrocher à des chefs de file, à des « icônes » (Esaïe 44.9), prétention à penser et à discourir savamment (2 Pierre 2.18), etc.

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