Le grand souper

Le grand souper

"Un de ceux qui étaient à table, après avoir entendu ces paroles, dit à Jésus : Heureux celui qui prendra son repas dans le royaume de Dieu !

" (Luc 14.15)

Un jour de sabbat, Jésus est invité par un chef des Pharisiens à un repas qui rassemble des personnages importants : Pharisiens, Docteurs de la Loi, etc. Chez les Juifs de cette époque, la gloire du royaume messianique à venir était souvent liée à l'image d'un festin :

"L'Éternel des armées prépare à tous les peuples, sur cette montagne, un festin de mets succulents, un festin de vins vieux, de mets succulents, pleins de moelle, de vins vieux, clarifiés." (És. 25.6) ; "Or, je vous déclare que plusieurs viendront de l'orient et de l'occident, et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux." (Matt. 8.11)

Alors qu'ils sont à table, l'exclamation d'un convive va amener Jésus à proposer une parabole mettant en scène précisément un festin, avec une invitation adressée à "beaucoup de gens", comme nous le lisons dans Luc 14.15-24. À l'heure du souper, les invités vont s'excuser les uns après les autres : "J'ai acheté", "Je viens de me marier" . Ce sont des faits déjà accomplis, et qui ne constituent pas en soi une contrariété. L'obstacle vient de ce que ces événements suscitent plus d'intérêt que l'invitation au souper.

a/- Un champ acheté à voir : une propriété. Attachement aux biens terrestres. (On va voir avant d'acheter, pas après !)

b/- Cinq paires de bœufs à essayer : un moyen de travail. Attachement à la vie professionnelle. (On n'achète pas des bœufs sans s'assurer qu'ils sont capables de travailler !)

c/- Une épouse : un foyer. Attachement à la vie familiale. (Il fallait simplement amener sa femme !)

Cette attitude de mépris irrite le maître de maison ; il va alors ouvrir son banquet aux pauvres, estropiés, aveugles, boiteux, qui n'auraient jamais rêvé aller un jour dans un tel festin.

Jésus sait que tous ces gens religieux n'acceptent pas sa doctrine parce qu'ils sont trop bien installés dans leur vie terrestre. Ils croient pourtant qu'ils seront tout naturellement les premiers admis au grand festin du Royaume de Dieu, lorsqu'il viendra.

Mais Jésus invite à un Royaume de Dieu spirituellement présent dans le cœur, optique totalement différente de celle des Pharisiens :

"Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. On ne dira point : Il est ici, ou : Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous." (Luc 17.20-21)

Comme ils refusent cette invitation, ils s'excluent eux-mêmes du plan de Dieu. Les places sont donc données à ceux du dehors, qui acceptent avec joie.

Avons-nous accepté l'invitation : "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos." (Matt. 11.28), Ou sommes-nous trop occupés par nos biens, notre travail, notre famille ?



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