Le missionnaire a besoin d’amis

Le missionnaire a besoin d’amis

Parmi les problèmes que rencontrent les missionnaires, il y a celui de la solitude. Celle-ci peut exister à cause d’un isolement géographique mais aussi par une volonté personnelle venant d’une conception erronée du ministère, c’est, en effet, une erreur de penser et d’enseigner que le missionnaire doit être à l’écart de tous, se tenir seul et sans amis. Certes, il y a toujours ce besoin de se retrouver seul dans le secret devant notre Dieu : « Mat 6:6 Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra ».

Que ce soit dans l’A.T comme dans le N.T, nous voyons l’exemple d’hommes de Dieu qui ont travaillé en équipe. Par exemple David a su s’entourer d’équipiers, Jésus envoyait ses disciples deux à deux dans les villes et villages : « Luc 10:1 Après cela, le Seigneur désigna encore soixante-dix autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller ».

Le missionnaire a besoin d’amis pour l’accompagner, l’aider, le conseiller, le soutenir, échanger, lisons encore ce passage dans l’Ecclésiaste 4:9-10 « Deux valent mieux qu'un, parce qu'ils retirent un bon salaire de leur travail. Car, s'ils tombent, l'un relève son compagnon; mais malheur à celui qui est seul et qui tombe, sans avoir un second pour le relever! De même, si deux couchent ensemble, ils auront chaud; mais celui qui est seul, comment aura-t-il chaud? Et si quelqu'un est plus fort qu'un seul, les deux peuvent lui résister; et la corde à trois fils ne se rompt pas facilement ».

Il est question dans ce passage du conjoint, qui reste le ou la meilleur(e) des amis, mais nous avons besoin aussi d’ami dans le ministère. Deux chevaux attelés ensemble tirent beaucoup plus de poids que deux chevaux travaillant individuellement.

Un ami se caractérise par sa fidélité en tout temps. Si nous avons des relations sans amitié, nous pouvons avoir de l’argent, mais c’est tout ce que nous aurons, de l’argent à dépenser. Mais le jour où nous viendrons à manquer ces relations feront défaut. Par contre si nous avons des amis ils seront toujours fidèles dans leur soutien quand nous manquerons de quelque chose, fidèles dans leur prière, leur conseil et leur collaboration.

Luc 16:9 « Et moi, je vous dis: Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu'ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles viendront à vous manquer ».

Les collaborateurs de Paul étaient bien plus que de simples collaborateurs mais ils étaient aussi ses amis, prenons l’exemple Prisca et Aquilas qui ont exposé leur vie pour celle de Paul : Romains 16:1 « Je vous recommande Phœbé, notre sœur, qui est diaconesse de l'Eglise de Cenchrées, afin que vous la receviez en notre Seigneur d'une manière digne des saints, et que vous l'assistiez dans les choses où elle aurait besoin de vous, car elle a donné aide à plusieurs et à moi-même. Saluez Prisca et Aquilas, mes compagnons d'œuvre en Jésus-Christ, qui ont exposé leur tête pour sauver ma vie; ce n'est pas moi seul qui leur rends grâces, ce sont encore toutes les Eglises des païens ».

Le missionnaire a donc besoin d’amis sur le terrain et aussi dans son pays d’origine et ailleurs. Ces amis, qui ne sont pas sur le terrain, seront pour lui précieux, comme l’arrière garde dans une armée.

Le missionnaire n’a pas besoin d ‘églises qui soient seulement en relation avec lui, mais il a besoin « d ‘églises amies » , nous en avons un exemple avec l’apôtre Paul et l’église des Philippiens qui se comportait vraiment en « église amie » cela ressort dans toute cette épître, lisons seulement ce passage :

Philippiens 4:10-19 « J'ai éprouvé une grande joie dans le Seigneur de ce que vous avez pu enfin renouveler l'expression de vos sentiments pour moi; vous y pensiez bien, mais l'occasion vous manquait. Ce n'est pas en vue de mes besoins que je dis cela, car j'ai appris à être content de l'état où je me trouve. Je sais vivre dans l'humiliation, et je sais vivre dans l'abondance. En tout et partout j'ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l'abondance et à être dans la disette. Je puis tout par celui qui me fortifie. Cependant vous avez bien fait de prendre part à ma détresse. Vous le savez vous-mêmes, Philippiens, au commencement de la prédication de l'Evangile, lorsque je partis de la Macédoine, aucune Eglise n'entra en compte avec moi pour ce qu'elle donnait et recevait; vous fûtes les seuls à le faire, car vous m'envoyâtes déjà à Thessalonique, et à deux reprises, de quoi pourvoir à mes besoins. Ce n'est pas que je recherche les dons; mais je recherche le fruit qui abonde pour votre compte. J'ai tout reçu, et je suis dans l'abondance; j'ai été comblé de biens, en recevant par Epaphrodite ce qui vient de vous comme un parfum de bonne odeur, un sacrifice que Dieu accepte, et qui lui est agréable. Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ ».

Certains missionnaires connaissent des difficultés et aussi l’isolement géographique mais quand ils reçoivent une aide d’une église cela met du baume dans leur cœur car ils savent que derrière des églises amies les soutiennent, et ils en bénissent leur Seigneur.

Il y a deux manières de soutenir la mission, soit la manière routinière, c’est à dire on soutient la mission, parce qu’on a l’habitude de la faire ( le premier dimanche du mois par exemple) mais sans grand intérêt pour la mission, et il y a la manière fidèle c’est à dire avec la vision de la mission comme priorité de l’église et dans un vif désir de soutenir la mission.

Que les églises locales où nous sommes deviennent des églises amies des missionnaires.

Que le Seigneur continue à faire grandir dans nos cœurs ce fruit de l’Esprit qu’est la fidélité afin que nous soyons en tout temps des amis.

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