Le prophète Michée s’indigne contre la corruption. Et nous ?

Le prophète Michée s’indigne contre la corruption. Et nous ?
« S’ils convoitent des champs, ils s’en emparent ; des maisons, ils les prennent ; ils saisissent le maître avec sa maison, l’homme avec son héritage. » (Michée 2:2) Dans une nation petite et apparemment sans importance, enserrée entre deux empires intimidants beaucoup plus puissants, une voix isolée mais persévérante s’élève : celle du prophète Michée.
Il faut du courage et une conviction impérieuse pour prononcer la condamnation de Dieu sur les personnes qui abusent de leur position d’influence pour un gain personnel :

- chefs politiques « qui méprisent la justice »,
- juges qui vendent leurs verdicts aux « plus offrants »,
- responsables religieux et maîtres à penser plus intéressés par un « marché florissant » et des « rémunérations élevées » que par la proclamation de la vérité de Dieu.

Michée les a tous interpellés et dénoncés pour leur complicité dans la corruption à grande échelle et la mauvaise gouvernance.

Comme toujours, c’étaient les personnes pauvres qui souffraient et Michée encore une fois n’y est pas allé par quatre chemins.
Ceux dont la tâche était de rechercher la justice étaient au contraire résolus à la faire dérailler, jetant en pâture ceux qui étaient trop faibles pour leur résister.

Privées de la protection de la loi, les personnes réduites à l’impuissance ne pouvaient que contempler la destruction de leurs moyens de subsistance, voire l’oppression de leurs enfants.

Les descriptions que Michée fait de l’oppression non contrôlée par la conscience ou le fait de devoir rendre des comptes, sont tout aussi pertinentes aujourd’hui que lorsqu’elles ont été prononcées la première fois.

L’abus de pouvoir et de privilèges continue de refuser aux personnes pauvres la possibilité de créer un avenir meilleur, en leur refusant l’accès à ce qui leur appartient légitimement, même aux droits fondamentaux comme le paiement d’un salaire journalier acceptable pour un travail journalier acceptable.

La question prophétique que l’auteur des psaumes a adressée, il y a bien des années aux gouvernants, reste tragiquement pertinente et actuelle :

« Jusques à quand défendrez-vous les injustes et prendrez-vous le parti des méchants ? »

De plus, l’ardent désir divinement inspiré du même chanteur doit lui aussi encore résonner aujourd’hui :


« Défendez le faible, l’orphelin, soyez justes à l’égard du pauvre et du malheureux, libérez le faible et le misérable, délivrez-les de la main des méchants. »

C’est un appel pressant à une bonne gouvernance, à une juste gouvernance.

C’est une insistance divine pour que les affaires des nations soient gouvernées selon des principes fondamentaux qui veillent à ce que celui qui est faible, celui qui est impuissant, soit traité avec la dignité qui lui revient légitimement en tant que personne créée à l’image même de Dieu.

C’est pour cela que le Défi Michée place au centre de son travail de plaidoyer un appel à une bonne gouvernance.


Steve Bradbury - Ancien Président du conseil d’administration international du Défi Michée
SEL

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