Les paroles qui font mal N°22

La médisance: en quelques phrases, elle salit, parfois pour plusieurs années, l’image que nous avons de quelqu’un.

Les murmures: le peuple d’Israël venait de voir la mer se fendre et former comme des remparts pour le laisser passer à sec, et la puissance de Pharaon brisée. Pourtant, au lieu de demander une bonne nourriture à ce Dieu protecteur, il murmure, le soupçonnant de l'avoir emmené au désert pour le faire mourir de faim!
Il existe pourtant une bonne manière de communiquer ses besoins. Les veuves, négligées sur le plan de la nourriture dans l’Eglise naissante, n’ont pas été réprimandées, mais au contraire, se sont vues servies par sept hommes sages, nommés spécialement pour remédier à cette injustice.

Les querelles: se quereller avec un « mort » est non seulement inintéressant, mais impossible, car il ne répond pas. Etre mort à la querelle est une vertu à développer.(Voir 2 Timothée 2:24)

Les paroles grossières: elles salissent, en fait, celui qui les prononce.

Les paroles inutiles: avez-vous déjà été coincé dans un véhicule à côté de quelqu’un parlant sans arrêt? C’est une torture que je ne souhaite à personne. Le silence et la sensibilité en ce domaine sont des bienfaits précieux.

Les mensonges: tromperies et inventions mises à part, les exagérations, quand on cherche à défendre son opinion, sont une tentation réelle dans nombre de conversations et comités.

Les paroles méchantes, méprisantes, hautaines: elles sont haïes de Dieu. (Proverbes 6:16-19)

Les plaisanteries: pourtant, Dieu a de l’humour. Il suffit de regarder des chatons ou des canetons pour s’en convaincre. Il aimerait que nous soyons toujours joyeux. Que veut donc dire Paul quand il nous demande de nous abstenir de plaisanteries? Ce passage parle de joies blessantes, c’est-à-dire d’un humour qui cache des pointes méchantes ou humiliantes. (Ephésiens 5:4) C’est le cas pour une foule de plaisanteries sur les nationalités, les régions et les sexes. Tout le monde rit, ou du moins fait semblant, mais les blessures sont bien réelles.

«Si quelqu'un, en effet, veut aimer la vie et voir des jours heureux, qu'il préserve sa langue du mal et ses lèvres des paroles trompeuses.»
(1 Pierre 3:10)

Notre conduite confirme ou détruit nos paroles


Dans certains lieux de réception, on peut lire: «C’est bien agréable d’être important, mais c’est bien plus important d’être agréable.» D’autres l’ont exprimé ainsi: «Quand cet homme monte en chaire, on aimerait qu’il n’en redescende plus (tellement il parle bien); mais quand il en redescend, on aimerait qu’il n’y remonte plus (tellement il se conduit mal)!» Il n’est pas nécessaire d’être prédicateur pour qu’une telle citation nous concerne.

Soulignons quelques situations de la vie courante:

La polyvalence ou la disponibilité: un jeune venait d’achever son Ecole de Disciples. A la fin du culte, son pasteur s’adresse à lui:
- Veux-tu ranger les cantiques?
- Je prierai à ce sujet.
- Pendant que tu pries, je les rangerai moi-même...

La politesse: la vraie politesse, celle qui vient du coeur, aime honorer son prochain; tandis que la politesse de façade, celle qui n’est là que pour sa propre gloriole, s’estompe rapidement pour faire place aux comparaisons, revendications et conflits.

Les horaires: «Arriver en retard, c'est de l'orgueil!» (Don Stephens) Cela sous-entend que mon temps est plus précieux que le temps des autres: je peux faire encore ceci ou cela, les autres peuvent bien m’attendre...
J’ai observé que, dans plusieurs pays où il est communément admis que d’arriver à l’heure n’est ni culturel ni important, il existe des lois bien précises sur le sujet; le subordonné doit toujours attendre son supérieur et jamais l’inverse. Les élèves qui arrivent ne serait-ce que trente secondes en retard, qu’ils aient six ou dix-huit ans, garçons ou filles, reçoivent une correction immédiate qui fait frémir. J’ai encore relevé que, dans la même ville, on pouvait voir une église bondée trois minutes avant l’heure du culte, pour accueillir le pasteur et la chorale qui arrivent en cortège, alors que trois cents mètres plus loin, dans une autre communauté, les fidèles se présentent à la queue leu leu durant plus de soixante minutes après le début de la rencontre. Jésus nous dit que certaines personnes arriveront en retard même aux noces de l’Agneau!

Les finances: le pauvre et le riche sont appelés à être généreux.

La fidélité pour rendre, et rendre en bon état, ce que l’on emprunte et payer ce que l’on doit sans se faire prier est une pratique de savoir-vivre élémentaire. Elle épargne des épreuves sans nombre à notre prochain.

L'obéissance: nous savons tous, de manière innée, comment encourager ou saboter comités, répétitions, réunions de prière ou de travail, atmosphère en classe, au bureau ou à l’atelier. Nous aimons tous être soutenus quand la responsabilité nous incombe; soyons par conséquent d’inconditionnels encourageurs chaque fois que c’est possible. Des multitudes de responsables, en tous domaines, travaillent en gémissant, s’usent et disparaissent avant l’heure, à cause d’une opposition maladive, stérile, démoniaque.

Le respect des autres, le zèle dans le service, la maîtrise de soi, la disponibilité, et tant d’autres choses font la différence entre une vie de lumière ou de ténèbres.
Elles répandent bénédictions ou malédictions tout autour de soi.


Mise en page de Marianne Dubois

Carlo Brugnoli est disponible pour enseigner dans votre groupe de jeunes, votre église, votre région. Cet enseignement est gratuitement à votre disposition en vidéo sur le site: www.carlobrugnoli.net
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