La recette de l’amour parfait !

La recette de l’amour parfait !

Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment pas et ne moissonnent pas, ils n'amassent rien dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ?  Matthieu 6. 26

J’ai grandi en pensant que l’amour se mérite, que l’amour est un travail quotidien qui doit être obtenu par nos efforts. J’ai grandi en remarquant qu’autour de moi, lorsque je faisais une erreur, j’en payais le prix fort dans mes relations. Si je ne me comportais pas correctement vis-à-vis de mes proches, si je ne répondais pas à leurs attentes, je récoltais alors critiques et punitions, allant de l’humiliation au rabaissement et à l’abandon.

L’amour avait pris la forme d’une nourriture empoisonnée, qu’il m’était impossible de cuisiner correctement. J’avais beau parcourir les livres de recettes, aucune d’entre elles ne m’expliquait comment aimer et se faire aimer, sans devoir mériter ce mets si précieux. À cette époque, l’amour était devenu amer et dès que j’entrevoyais une réussite dans mes relations, quelque chose finissait par tourner, cailler, au point où l’amour n’allait jamais sans la peur. J’étais arrivée à un stade où aimer et être aimée, me terrifiait. Je savais que la saveur, délicieuse à la première bouchée, ne cachait en vérité qu’un violent arrière-goût, à m’en donner la nausée.

Puis, tu t’en doutes bien, j’ai fini par trouver le livre des saintes recettes, celui que Dieu a créé. J’y ai découvert un chef cuisinier du nom de Jésus. Lui affirmait que l’amour était gratuit, qu’il avait conçu un banquet de mets aux saveurs éternelles, qui ne tourneraient jamais. Avec elles, pas de péremption. Dès cet instant je voulus suivre cet homme, ce Dieu à la recette miraculeuse, celle qui me procurerait la paix dans l’amour au lieu de la peur. 

Je m’étais alors approchée de lui, le cœur rempli de questions. Mais, ce jour-là, il ne s’était pas étendu en parole, il m’avait invitée à cuisiner. Parce que, pour lui, une bonne recette n’est approuvée que si on la pratique, tout comme sa parole, je trouverai mes réponses dans son livre saint, mais je les vivrai uniquement si je me mettais à les cuisiner.

Mettez en pratique la parole et ne vous contentez pas de l'écouter en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. Jacques 1.22

Alors nous y voilà, lui et moi étions autour de notre grande marmite, commençant la recette :

J’ajoutais tout d’abord un bon litre de pardon
Pardon à moi-même, car je m’étais traitée durement
et pardon à ces relations que j’avais aussi rendues amères par mon ignorance.
Puis je parfumais mon mélange avec quelques gouttes de confiance, récoltées avec mes larmes, que m’avait enseigné le lâcher-prise sur mon passé, afin de retrouver confiance en l’avenir.
Je saupoudrais la suite d’une pincée de foi, celle qui amenait
l’espérance dans l’amour que Dieu éprouve pour moi
et qui me pousserait à aimer les autres en retour.
Pour finir, j’incorporais au tout une bonne poignée de grâce
qui amènerait la paix dans mon cœur et celui de mes proches.

Cet ingrédient magique m’avait appris que la grâce me suffisait et c’est elle qui me rendait suffisante (2 Corinthiens 12.9).

Lorsque la recette fut achevée et sortie du four, je découvris un pain brioché doux et sucré. Les saveurs étaient réconfortantes. Mon cœur était réparé et attendri. En une seule bouchée, je comprenais que j’étais suffisante aux yeux de Dieu, peu importe ce que les humains pouvaient me dire. Je n’avais pas besoin de fournir un seul effort pour être aimée et mes erreurs, mes ratés étaient filtrés et tamisés par la grâce. Plus aucun grumeau ne se trouverait dans mon plat.

Maintenant que j’avais compris ce qu’était « l’amour inconditionnel » et comment il se cuisinait, Jésus me confiait cette brioche avant de m’ouvrir la porte de sa maison. Ma nouvelle mission était d’aller frapper chez mes voisins et partager son pain.

Maintenant, dit-il : « aime ton prochain comme toi-même »

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