Médire ou bénir : que choisir ?

Médire ou bénir : que choisir ?

Je me souviens d’un film militaire hollywoodien. Echappé de tous les nombreux que j’ai oublié, il est venu s’installer dans ma mémoire. Son souvenir est présent, grâce à la leçon qu’il m’a transmise. La scène se déroule dans les pleines du Vietnam, ou l’armée américaine se trouve en embuscade. Sous le crépitement des balles, entre le feuillage de la forêt amazonienne, se trouve un soldat chargé de la transmission radio. Son supérieur lui demande d’appeler la base, pour qu’un raid aérien au napalm, vienne les sortir de là. La tragédie, est que les positions communiqués furent trop rapproché de la cible. Ainsi, le déluge de feu s’abattit sur les soldats américains, faisant partie de la même équipe de notre « soldat radio». Le spectacle est bouleversant, car tous furent brulé. Notre ami infortuné pleure, incapable de parler, ses lèvres tremblent, l’angoisse le pétrifie, il demeure comme inerte, aucune vie ne l’anime désormais. La culpabilité le terrasse jusqu'à la mort. Au même instant, survient son chef de section, qui lui frappe le casque et lui dit « dis leurs de s’éloigner, tu as fait un bon boulot ». Notre officier ne pouvait que mieux constater l’échec du malheureux. L’insulter, ou vociférer n’aurait rien modifié, en pareille circonstance. A la nuit tombée, l’officier qui capable de conduire les hommes sur le champs de bataille, est le même homme qui est capable de venir encouragé ces ouailles tremblantes, les félicitant, les valorisant pour leurs remonter le moral. Cette image est saisissante, car Jésus agissait de la même façon. Le Christ est présenté comme « l’intercesseur, l’avocat » auprès du père, tandis qu’a la droite de ce même père céleste, se trouve « l’accusateur des frères ».

Nous avons toujours ces deux possibilités qui s’ouvrent devant nous, telles deux directions opposéses. L’une est chemin de vie, peu fréquenter et très escarpé. L’autre est une autoroute de mort, ou il y a un l’embouteillage, et les péages sont gratuits. « Bénédiction ou malédiction » que va t-il sortir de nos bouches ?
On peut tuer quelqu'un avec des mots, l’abaisser tel un animal, le diminuer plus bas que terre. Une des armes favorite dans le QG de l’enfer, s’est le découragement. Par des paroles dans la bouche de ses envoyés, Satan accable jusqu'à l’extrême les saints de Dieu. Le rôle de tout chrétien, qui transpire la mentalité de Christ, est d’encourager, bénir, motiver, valoriser, inspirer, faire le contrario de Satan lui même. Il nous arrive souvent de faire attention à l’orgueil des autres. Nous avons dans notre peuple, une fixation maladive de ne pas « glorifier la chaire ». Dans cette guerre à couteaux ouverts, nous cherchons l’orgueil de notre prochain. Mais pourquoi ne pas essayé de traquer l’orgueil dans notre vie personnel, avant de s’attaquer à celles des autres ? Est-il possible, que si on se repose la question de Jésus, « que celui qui n’as jamais péché, jette la première pierre », nous jetions celle que nous avions en main ?

Je pense qu’il est difficile de trouver un exemple plus parlant, en matière d’orgueil, que les disciples de Jésus eux même. La mère de l’un deux pensa bon, de suggérer à Jésus, la prochaine nomination aux poste politique dans le nouveau royaume. « "Ordonne que mes deux fils que voici soient assis dans ton royaume, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche" Matthieu. 20:21.»
La pédagogie de Jésus pour traiter « le grand problème de l’orgueil » chez ces disciples, fut de leurs laver les pieds, en leurs montrant un exemple d’humilité. Jésus n’a pas critiqué, repris durement, invectiver, injurier, médit. Rien de tout cela, il leurs à présenter son exemple d’humilité. Satan accuse le peuple de Dieu, jour et nuit, s’est dire à quel point, il y met de l’importance. Est-il possible que l’encouragement, le soutien, la valorisation de l’autre dans ses accomplissements nous soit difficile ?
« La gloire et l’honneur vont à Dieu », oui, mais l’encouragement de mon prochain me revient à moi.

Nous éprouvons de la difficulté à encourager quelqu'un dans son triomphe n’est ce pas ? Mais si nous n’arrivons pas à encourager notre prochain quand il fait quelque chose de bien, comment allons nous trouver un encouragement, quand celui ci admettra une faute, ou un échec qu’il a commis ?

Je ne parle pas de flatterie, car dans le Psaume 12, la bible nous mets en garde contre « les lèvres flatteuses ». Mais cette même bible nous invite à Romains 12 « comme les membres d’une même famille, aimez vous en frères, d’une affection vraie et profonde. Estimez vous mutuellement. Placez toujours l’autre au dessus de vous, et honorer le comme vous étant supérieur. »

Je crois que cela n’est pas dans notre culture d’encourager, de témoigner notre appréciation, de valoriser. Ce n’est pas quelque chose de spontanée de féliciter certains accomplissements qui ne sont pas toujours réussis. Mais peu être pas nos paroles encourageantes ces derniers, feront-ils mieux un jour ? Est-il possible que le fait de ne pas encourager, ou remercier quelqu'un pour des faits justes, nous donnions naissance à des individus potentiellement en proie à l’orgueil ? Dire un compliment pour certains, serait de la faiblesse. Pour d’autres cet exercice, reviendrait à se bruler en essayant. Mais Jésus nous inspire par son exemple.

Luc 6.31 « Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le pour eux pareillement. »

Une fois ces lignes lues, appeler quelqu'un pour l’encourager. La raison, est que Christ le ferait à ma place, alors que satan est déjà en ce moment, en train de l’accuser.

6 commentaires
  • somiatric Il y a 6 années, 7 mois

    Merci pasteur. je demande la grâce de lDieu pour demeurer dans cet esprit d'encouragement, de valorisation et de reconfort pour mes freres et même mes ennemis. Accordes moi cette faveur Seigneur!
    • Sharmion Il y a 5 années, 10 mois

      Merci pour ce partage, Vincent. Nous avons beaucoup appris, mais j'aurais bien aimé apprendre différemment!
  • gggg Il y a 10 années, 3 mois

    SEIGNEUR donne moi en toute circonstance de benir mon prochain
  • mamanlion Il y a 10 années, 4 mois

    C'est tellement facile de démolir quelqu'un et pourtant Toi Seigneur Tu nous aime et nous encourage à chaques instants et c'est vrai que l'accusateur c'est satan . Seigneur fait de moi une personne qui sache encourager et féliciter , qui sache aimer et pardonner être un exemple de Toi et de Ton Amour . Seigneur que Ton amour me remplisse !
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