Oh, La Belle Bleue…La belle rouge !

Oh, La Belle Bleue…La belle rouge !
« Oui, tu es ma lumière, ô Éternel ! L'Éternel éclaire mes ténèbres. »
2 Samuel 22/29


De toutes les couleurs, nous en avons vu de toutes les couleurs !
L’Hexagone s’est revêtu d’un manteau de feux d’artifice, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, en passant par le Centre.
C’est le 14 Juillet, la Fête Nationale ! (cf. lerdami 14 juillet 2010)
Mais c’est aussi la fête du village, celle du lopin de terre, de la rue et du balcon ; la fête de la lumière, de mille éclats !

Cette joie vient-elle toujours de la prise de la Bastille du 14 juillet 1789 ? Du beau défilé militaire (14 Juillet 1880) ? Ou vient-elle tout simplement d’envie de festivités d’où la profusion de bruit, de lumière ? De la soif, du désir de sortir de la morosité et de l’obscurité…
Jadis, le Siècle des Lumières (18e siècle) voit le triomphe de la raison sur la foi et la croyance. Mais ne philosophons pas car en 2 Corinthiens 4/6 Dieu dit : « La lumière brillera du sein des ténèbres ! » Il a fait briller la lumière dans nos coeurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ. Et puisque nous côtoyons le 18e siècle faisons un saut (retour) au 16e siècle où Jacques Amyot nous parle des lumières  dans son bon ‘François’: « Ce de quoy plus il s'esmerveilla, fut la multitude des lumieres et flambeaux suspendus en l'air et esclairans de tous costez, si ingenieusement ordonnez et disposez à devises les uns en rond, les autres en quarré. » Comme quoi ce n’est pas d’aujourd’hui que nous affectionnons la lumière !

Nos feux d’artifice sont de la pyrotechnie. C’est la science de la combustion des matériaux et de ses effets. C’est également l’art d’utiliser le feu. Sa base est la poudre noire ou poudre à canon !
Notre cœur n’était-il pas noir comme de la poudre à canon et prêt à exploser mais régénéré par le feu de l’Esprit n’est-il pas désormais, non pas un feu d’artifice passager, mais une lumière permanente ? « Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur ». Et l’art de l’utiliser : « Marchez comme des enfants de lumière! »
Ephésiens 5/8

En France, le premier vrai feu d’artifice a été tiré en 1615 sur la Place des Vosges, à Paris, alors Place Royale, pour un mariage… Royal. De nos jours, il est populaire !
Les feux de l’artifice sont éphémères. Ne dit-on pas d’un discours brillant mais sans fond que c’est un feu d’artifice ! ? Nous en savons quelque chose par les artifices de la mode ! (Sourire)
Nos feux d’artifice du 14 Juillet que nous apprécions, à juste raison, n’illuminent pas notre vie entière. Combien d’entre nous retrouveront les soucis journaliers…
Jean Follain a dit : « C'était quand les feux d'artifice étaient finis, quand la musique militaire s'était tue, avait terminé de jouer ses marches guerrières, que l'on percevait le silence des abîmes. » …Aussi 1 Jean 2/9 déclare : « Toute grâce excellente et tout don parfait descendent d'en haut, du Père des lumières, chez lequel il n'y a ni changement ni ombre de variation ».

Vladimir Jankélévitch (philosophe) pensait que le Créateur a donné à ses créatures le Paraître en même temps que l’Être car, comme l'artifice est une seconde nature, la manière d'être est un second Être. (sic !) Mais Claude Lévi-Strauss, Lui, dit que : « Ce qui empêche l'homme d’accéder au bonheur ne relève pas de sa nature, mais des artifices de la civilisation. »

La lumière des feux d’artifice et son spectacle rayonnant sont réjouissants mais ne sont que fugitifs. La joie durable (lumière ?) est dans la justice et la vérité. « Car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité. » Ephésiens 5/9
Et pour acquérir ou conserver la lumière il n’y a que : « Je suis venu comme une lumière dans le monde, afin que quiconque croit en moi (Jésus) ne demeure pas dans les ténèbres.» Jean 12/46.

Il est légitime de fêter le 14 Juillet et d’aimer ses festivités, ses feux d’artifice. Nos yeux peuvent se délecter de ces spectacles mais comme Matthieu 5/14 affirme que : « Vous êtes la lumière du monde. », notre joie doit être permanente, journalière. Il est vrai que la tristesse peut être notre partage mais néanmoins le chrétien doit refléter la joie d’appartenir à son Sauveur. Un Chrétien triste est-il un triste Chrétien ? Nous n’irons pas jusque là, mais pensons à Luc 1/47 :

« Et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur. »

A bientôt… en 2012 pour un autre 14 Juillet avec un feu d’artifice de bonne Humeur ! 

Robespierre déclara le 7 mai 1794 : « Rassemblons les hommes, nous les rendrons meilleurs. Invitons l'Être suprême à nos fêtes et qu’elles Lui soient consacrées; qu'elles s'ouvrent et qu'elles finissent par un hommage à Sa puissance et à Sa bonté. »

1 Corinthiens 10/31 « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu ».


Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

0 commentaire