Peur de mal faire ?

Peur de mal faire ?

Question d'un Internaute :

"J'ai toujours peur de ne pas bien faire, et cela me rend intransigeant, pour moi-même et pour les autres. Que puis-je faire ?"

L'Écriture nous enseigne l'équilibre dans tous les domaines, loin de tous les extrémismes qui sont, en général, inspirés par l'orgueil. Elle nous dit :

"Ne sois pas juste à l'excès, et ne te montre pas trop sage : pourquoi te détruirais-tu ?" (Eccl 7.16)

Voilà un texte bien étrange. Peut-on vraiment être trop juste ou trop sage ? À première vue, il semblerait que non. La justice est une valeur qui ne peut être que tout ou rien. Peut-on être à moitié juste ? La sagesse, elle, connaît des degrés divers. On peut être plus ou moins sage, mais le mieux est naturellement d'être le plus sage possible !

"Être juste à l'excès" et "être trop sage" semblent donc être deux expressions impropres. Pourtant l'Écriture ne parle jamais pour ne rien dire. Ce texte s'adresse à certaines personnes qui vivent dans une crainte perpétuelle de ne pas être "à la hauteur". Elles sont atteintes de ce que j'appelle la "scrupulite", l'excès de scrupules. Elles ont constamment l'impression de ne pas être assez justes ; elles appréhendent de prendre des décisions, craignant de manquer de sagesse. Leur problème est la crainte, qui est l'opposé de la foi.

Quatre-vingt-quatorze fois la Bible nous exhorte à ne pas craindre. Jésus dit : "Ne crains pas, crois seulement" (Marc 5.36 ; Luc 8.50). Se torturer l'esprit dans la crainte de n'être pas assez juste, ou se montrer d'une rigueur maladive dans une prétendue sagesse qui mène à un zèle amer et un esprit de dispute (ce que Jacques appelle une sagesse terrestre, charnelle, diabolique : Ja 3.13-18), est une voie assurée vers l'autodestruction. Le même apôtre nous donne un excellent conseil :

"Si quelqu'un d'entre vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. Mais qu'il la demande avec foi, sans douter ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d'autre. Qu'un tel homme ne s'imagine pas qu'il recevra quelque chose du Seigneur : c'est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies." (Ja 1.5-8)

Nous sommes appelés à vivre dans une confiance totale en Celui qui nous a "rachetés de notre vaine manière de vivre" (1Pi 1.18), et qui nous transforme "par le renouvellement de l'intelligence" (Rom 12.2), et non dans une crainte perpétuelle de mal faire. Et s'il devait nous arriver de mal faire, le Seigneur saurait bien le révéler à notre conscience renouvelée. David avait bien compris cela, lorsqu'il dit :

"Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Éprouve-moi, et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l'éternité !" (Ps 139.23-24)

(Rediffusion TL – La scrupulite - 613)



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