Pourquoi diverses dénominations ?

Pourquoi diverses dénominations ?

Question d'un Internaute :"Comment se fait-il qu'il y ait différentes dénominations chrétiennes ?"

L'unité de ses disciples était si importante aux yeux de Jésus qu'il pria en ces termes :

"Ce n'est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu'eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m'as envoyé." (Jn 17.20-21)

Nous savons tous que le monde évangélique se compose de diverses dénominations : Luthériens, Réformés, Méthodistes, Adventistes, Baptistes, Pentecôtistes, etc. Si vous relisez attentivement le chapitre 14 de l'épître aux Romains, vous découvrirez que même du temps de Paul, il existait des divergences d'opinion sur certains sujets.

De plus, l'église chrétienne s'est, au cours des siècles, écartée de plus en plus du modèle biblique, et de nombreux dogmes et pratiques contraires à l'Écriture s'y sont introduits. Des mouvements de réforme successifs ont été nécessaires pour tenter de revenir à la pureté de l'Évangile.

Tout cela explique la formation des dénominations, qui ne sont, en fait, que le regroupement naturel de ceux qui ont des doctrines et des pratiques semblables. J'ai d'ailleurs connu des chrétiens qui affirmaient péremptoirement que leur église "n'avait pas de dénomination". Tout comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, ces braves gens constituaient une dénomination en l'ignorant !

Le thème de l'unité est une question très actuelle dans le monde chrétien. Il a donné naissance à de nombreuses réflexions, dont certaines ont abouti à une sorte d'idéologie, l'œcuménisme. Insatisfait des nombreuses divisions parmi ceux qui se réclament du Christ, on a voulu créer une pseudo-unité, en mettant tout dans le même chaudron, en remuant bien, et en créant ainsi un magma informe dans lequel chacun est censé se retrouver.

Mais qu'en dit l'Écriture ? Si nous étudions attentivement Éph 4.1-16, nous découvrons que Paul parle de deux sortes d'unités : L'unité de l'Esprit et l'unité de la foi.

L'UNITÉ DE L'ESPRIT :

"... vous efforçant de conserver l'unité de l'esprit par le lien de la paix." v. 3

L'unité de l'Esprit n'est pas une œuvre humaine. Elle existe par le fait même que sont nés de Dieu tous ceux qui lui appartiennent en Jésus-Christ. Notre rôle, nous dit Paul, est de la conserver par le lien de la paix, qui ne peut exister que par l'amour vrai, et qui implique que nous cessions de nous combattre :

"... revêtez-vous de la charité, qui est le lien de la perfection. Et que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans vos cœurs." (Col 3.14-15)

L'UNITÉ DE LA FOI :

"Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l'œuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ, […] jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ…" (Éph 4.11-13)

Par contre, l'unité de la foi n'est pas un fait acquis, car Paul affirme que "nous connaissons en partie" (1Co 13.9), et que les ministères donnés à l'Église par Christ doivent contribuer à nous faire parvenir à cette unité. Les divergences de compréhension inévitables (dont Paul parle sans crainte dans Rom 14) qui sont à l'origine de nos diverses dénominations ne doivent pas nous effrayer, pourvu que nous mettions en pratique l'exhortation :

"Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d'un même pas." (Phil 3.16)

(Rediffusion TL – L'unité - 707 ; Pourquoi diverses dénominations ? - 889)



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1 commentaire
  • Hilaire Bahou Il y a 9 années, 4 mois

    Les dénominations participent par leurs multiplicités à donner à chacun la chance d'y retrouver ses préférences (au moins dans une de son choix) jusqu'à ce ce qu'il parvienne à la vérité par sa propre maturation.