Que nous enseigne l'huile de la veuve ?

 Que nous enseigne l'huile de la veuve ?
Question d'un Internaute : "Que nous enseigne l'épisode de la vie d'Élisée, où il a multiplié le peu d'huile qui restait à une veuve ? "

2 Rois 4.1-7 nous rapporte une histoire navrante qui finit bien, grâce à Dieu. Un des jeunes gens rassemblés autour du prophète Élisée pour recevoir un enseignement spirituel, et qu'on appelait "fils des prophètes", meurt en laissant sa femme et ses deux fils dans une situation matérielle difficile. À cette époque, avoir une dette était une sérieuse affaire. Les créanciers avaient des droits exorbitants : "… on lui en amena un qui devait dix mille talents. Comme il n'avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu'il fût vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu'il avait, et que la dette fût acquittée." (Matthieu 18.24-25).

Une ruine totale, matérielle et familiale menace cette veuve et ses deux fils, déjà durement éprouvés par le deuil. Tout ce que cette pauvre femme possède est un vase d'huile. Elle s'adresse à l'homme de Dieu, Élisée. Dieu aurait pu faire apparaître la somme nécessaire de façon surnaturelle. Mais comme lors de la multiplication des pains (Matthieu 14.16-21), il va utiliser les faibles ressources humaines pour les transcender miraculeusement.

Toutefois il prépare le côté public : les vases des voisins seront nécessaires, et pas en petit nombre. Les ménagères qui vont prêter leurs vases vont devenir curieuses, et voudront en savoir le pourquoi !

Mais il y aura le côté secret : "Tu fermeras la porte sur toi et sur tes enfants". Dieu n'est pas un entrepreneur de spectacles. Il veut que nous rendions témoignage de sa puissance, mais ne veut pas cultiver l'attrait du spectaculaire, si naturel aux humains.

Et le miracle s'accomplit : l'huile du petit vase coule sans cesse, jusqu'à ce que le dernier vase soit plein. Alors, elle s'arrête. La femme pourra vendre cette huile et payer sa dette !

Cette huile est, dans la Bible, le symbole du Saint-Esprit (Luc 4.18). Dieu est toujours capable, au 21ème siècle, de résoudre nos problèmes, et c'est aussi pour cela qu'il nous a envoyé l'huile précieuse du Saint-Esprit. Mais rappelons-nous que nous avons aussi besoin des vases des autres. Le Royaume de Dieu n'est pas celui des "cavaliers seuls".

Et puis ne craignons pas de demander un service à ceux que nous voulons gagner pour Christ. Il est bon de rendre service. Mais demander un service ouvre mieux le cœur des autres, car ils se sentent valorisés. L'histoire ne nous le dit pas, mais je suis convaincu que nos braves ménagères prêteuses de vases n'étaient pas peu fières d'avoir participé à cette grande aventure de leur voisine, et ça ne m'étonnerait pas qu'on en parle encore dans les chaumières chez leurs descendants !

"Quand un malheureux crie, l'Éternel entend, et il le sauve de toutes ses détresses. " (Psaume 34.6)


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