Religieux ou spirituel : les différences N°10 L'esprit religieux rend les pharisiens méprisants

Religieux ou spirituel : les différences N°10 L'esprit religieux rend les pharisiens méprisants

En voici quelques échantillons:

- A propos du peuple: «Mais cette foule ne connaît pas la loi de Moïse, ce sont des maudits!» Jean 7:49
- A propos de Jésus:«Nous savons que cet homme est un pécheur.»
- A propos d'un homme guéri: «Ils l'injurièrent et dirent: "Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance et tu veux nous faire la leçon?" Et ils le chassèrent de la synagogue.» (Jean 9:24, 34)
«Le pharisien, debout, priait ainsi en lui‑même: O Dieu, je te remercie de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont voleurs, mauvais et adultères; je te remercie de ce que je ne suis pas comme ce collecteur d'impôts. Je jeûne deux jours par semaine et je te donne le dixième de tous mes revenus...» Luc 18:11

L'esprit religieux n'a pas d'autorité spirituelle

«On amena alors à Jésus un homme qui était aveugle et muet parce qu'il était possédé d'un esprit mauvais. Jésus guérit cet homme, de sorte qu'il se mit à parler et à voir. La foule était remplie d'étonnement et tous disaient: «Serait‑il le Fils de David?» Quand les pharisiens les entendirent, ils déclarèrent: «Cet homme ne chasse les esprits mauvais que parce que Béelzébul, leur chef, lui en donne le pouvoir!» Mat. 12:22-24.

Il semble que, quand l'homme religieux est confronté au pouvoir miraculeux de Dieu, sa seule explication est de l'attribuer au diable. Pourquoi? Parce que n'étant lui-même que rarement exaucé, incapable de faire fuir les mauvais esprits, fataliste devant la maladie tout en se proclamant serviteur de Dieu, il s'y sent obligé pour sauver la face.
Ici, reconnaître Dieu en Jésus serait discréditer tout le système établi. Quand la réputation, la profession, le salaire et les relations y sont liés, c'est une révolution que peu sont prêts à affronter; on préfère attribuer l'action au Malin... Cependant, quand eux-mêmes sont réellement confrontés à des forces mauvaises, ils n’ont aucune autorité spirituelle. Par exemple, lorsque les sept fils d'un grand prêtre tentent de délivrer un homme possédé, «L'esprit mauvais se jeta sur eux et se montra plus fort qu'eux tous; il les maltraita avec une telle violence qu'ils s'enfuirent de sa maison nus et couverts de blessures» Actes 19:13-16

L'esprit religieux esquive les responsabilités

De nos jours, certains disciples de Christ, plutôt que de se remettre en question quand ils ne sont pas exaucés, accablent les personnes qui auraient dû bénéficier de leur ministère. La personne souffrante, ou sa famille, est plus ou moins ouvertement accusée de manquer de foi, de persévérance ou de consécration.* Cette attitude, face aux parents d'un enfant handicapé par exemple, peut engendrer des années de culpabilité et de souffrances. Ces «pharisiens» auront prié quelques instants, puis auront lié un fardeau, parfois à vie, sur une famille déjà éprouvée.

*Ce sujet est traité dans le livre "Comment prier pour les malades"

Mise en page de Marianne Dubois

Carlo Brugnoli
est disponible pour enseigner dans votre groupe de jeunes, votre église, votre région. Cet enseignement est gratuitement à votre disposition en vidéo sur le site: www.carlobrugnoli.net
0 commentaire