Rêve : réveil ou révolution (2)

Rêve : réveil ou révolution (2)
Rêve : réveil ou révolution ?
L’avenir de la francophonie est-il conditionné par les pensées des philosophes, politiciens et visionnaires de ces périodes ? Quel rêve pouvons-nous porter pour nos nations francophones ?
Si nous n’avons pas de rêve selon Dieu (réveils), verrons-nous encore des rêves sans Dieu (révolutions) ?
Une nouvelle religion : l’humanisme (2ème partie)
A la révolution, on s’est mis à parler de la vertu et non de la sanctification par la foi et la relation avec Dieu. Mais on a cru que la vertu était une possibilité pour l’homme. La franc-maçonnerie s’est aussi nourrie de cet idéal d’une religion sans Dieu, d’une fraternité sans Dieu. Cet idéal vise d’abord à changer l’homme. « Considérant à quel point l’espèce humaine est dégradée par le vice de notre ancien système social, je me suis convaincu de la nécessité d’opérer une entière régénération et …un nouveau peuple. »
Citation de Le Peletier pour son Plan de l’Éducation nationale.
Le plan pour une nouvelle sorte d’humanité : La révolution de 1789 est vue comme l’Exode. Les révolutionnaires iront vers un pays promis : celui de l’homme comblé par le pouvoir et le savoir de l’homme. Les vertus sont écrites et célébrées, la déclaration des droits de l’homme va remplacer celle des dix commandements.
Le jour chômé appelé décadi est destiné à célébrer les nouvelles valeurs morales : genre humain, république, vérité, frugalité, enfance, vieillesse, malheur et bonheur, etc. Une mythologie républicaine a été imaginée par Lakanal. Une religion est née, un peuple nouveau est né. L’homme est son dieu. L’humanisme croit que l’homme peut régénérer et créer un peuple nouveau.
La France a été pétrie de ces notions et de cet idéal humaniste. Elle a ensuite diffusé cette vision du monde par son influence dans les nations.
Fouché va déclencher ce qui a été appelée « l’onde déchristianisatrice ». Il fait d’abord interdire les cultes publics, puis fait détruire les signes religieux, fait « abdiquer les prêtres » et célébrer Brutus dans les Églises. Au cri de « Frappez les curés et leurs idoles », une vague d’anticléricalisme violent déferle. Le 20 brumaire an II, la Commune de Paris fait célébrer une fête de la liberté à Notre-Dame et transforme la cathédrale en temple de la Raison.
Et pourtant, Robespierre veut plus que jamais maintenir la dictature de la vertu. Il organise en grande pompe la fête en l’honneur de l’Être suprêmeIl dénonce même ceux qui veulent imposer « un fanatisme nouveau». Il essaie de défendre la liberté des cultes. La déchristianisation a mis en péril l’unité du peuple français. On se souviendra du besoin religieux…
Car les fruits d’un pouvoir de l’homme par l’homme et pour l’homme sont souvent la terreur, la dictature et la corruption. L’histoire confirme ce que l’Ecriture nous enseigne.

Jé.17.5 : maudit soit l’homme qui compte sur les hommes et qui fait des moyens humains la source de sa force mais qui détourne son cœur du Seigneur. Il est comme un buisson dans le désert, et il ne verra pas arriver le bonheur.
(A suivre…)

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