Révolution ou réforme ?

Révolution ou réforme ?

Quand j’étais jeune, j’étais un révolutionnaire brûlant du feu de l’idéalisme et persuadé que le monde pouvait changer.
C’est une désillusion difficile à accepter quand on réalise que l’on n’arrive pas à se changer soi-même et que ce qui est en soi est à l’image de « ce monde pourri », que l’on voudrait justement tellement changer…..
Dans ma vie chrétienne, il y a des moments où j’ai voulu cette révolution dans l’église. Voir l’église glorieuse, le Réveil, la restauration radicale etc.
Puis, peu à peu j’ai constaté que des gens moins radicaux obtenaient des changements plus profonds et plus durables que ceux que nous déclarions dans nos moments de grand enthousiasme spirituel. J’ai été amené à changer mon approche et à passer d’une perspective de révolution à celle d’une réforme.
Révolutionnaire vs réformateur
Le révolutionnaire attend toujours l’idéal, le réformateur fait un petit pas régulier vers cet idéal. Le révolutionnaire est prêt à bombarder ce qu’il a bâti hier, si ce n’est pas assez radical aujourd’hui. Le réformateur progresse en sachant qu’il reste tant à faire, mais en mesurant les pas accomplis de façon positive. Le révolutionnaire a « la rage » de son idéal non accompli, le réformateur est réconcilié avec la réalité.
Le révolutionnaire ne se contente pas de mesures partielles, alors que le réformateur ne procède que par des mesures partielles. Après plusieurs décennies dans le ministère, j’ai choisi mon camp. Je ne suis pas dans le statu quo, mais je ne suis pas dans la révolution. Mon approche est celle de la réforme. Peut être avez-vous fait un choix différent, mais la question reste ouverte.
A ceux qui ont été blessés par l’église et sont sans église…
Je voudrais dire, ce n’est pas fini. Peut-être avez-vous eu mal et avez-vous été désillusionné. Mais ce n’est pas fini ! Vous vous êtes mis à part depuis des mois ou des années, mais sachez que l’Eglise a bougé depuis. Peut être allez-vous vous-même être déphasé, alors que vous lui reprochiez d’être un peu trop statique. Quoi qu’il en soit, vous avez pu voir le fond de votre cœur avec humilité et sachez qu’il en est de même pour ceux qui ont continué leur marche dans l’église. Je veux vous inviter à considérer la possibilité de revenir au sein d’une église locale, non pour y chercher le passé, mais pour y trouver un avenir.



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