'Seigneur, nos enfants!'

'Seigneur, nos enfants!'
      Se culpabiliser, se demander sans cesse ce qu’on aurait dû faire autrement, souhaiter que son enfant soit différent, c’est en fait refuser de faire confiance à Dieu. D’un autre côté, nos propres enfants font leurs choix de vie et devront en assumer les conséquences.


« Je ne ferai jamais les erreurs avec mes enfants que ma mère a faites avec nous, j’aurai plus de pédagogie qu’elle… ». Voilà une phrase que j’ai souvent pensée pendant ma période d’adolescence et de jeune adulte.
Maintenant que nos propres enfants sont adultes, je dois reconnaître que si je n’ai pas reproduit les erreurs de ma mère, j’en ai fait d’autres.
Pourtant, avec mon mari, nous avons parlé et réfléchi, nous avons pris pour nous les textes bibliques, lu des ouvrages chrétiens qui traitent de ce sujet, nous avons demandé à Dieu quotidiennement la sagesse pour les éduquer selon sa volonté en nous basant sur sa promesse qu’il donnera la sagesse à ceux qui la lui demandent. Jacques 1/5 ; Prov 2/6 . Eccl 2/26

Alors Dieu n’aurait-il pas répondu ?
J’ai lu avec satisfaction, parce que cela me déculpabilisait, des affirmations de spécialistes en matière d’éducation ou de psychologie.
Freud aurait dit : « Quoiqu’on fasse en éducation, on fait mal… » et Bruno Bettelheim a écrit tout un livre qu’il a intitulé : « Etre des parents acceptables ». En tant que couple chrétien, il faut reconnaître avec humilité que nous partageons avec tous les parents le fait d’être des parents imparfaits. Nous ne sommes ni tout puissants ni tout sages pour prétendre donner une éducation dépourvue d’erreurs. Ce serait prendre la place de Dieu.
Cela aurait bien flatté mon égo de pédagogue de connaître tous « les boutons » sur lesquels appuyer pour avoir les résultats qui répondraient à mes attentes.
J’ai entendu souvent d’autres parents dire « Mais qu’ai-je fait de travers pour que mon ou mes enfants soient comme ceci ou comme cela ? »
Se culpabiliser, se demander sans cesse ce qu’on aurait dû faire autrement, souhaiter que son enfant soit différent, c’est en fait refuser de faire confiance à Dieu. D’un autre côté, nos propres enfants font leurs choix de vie et devront en assumer les conséquences.

Nos erreurs ? Dieu peut les transformer et en tirer du bien. Sa grâce et ses compassions sont immenses.
Eduquons donc humblement les enfants que Dieu nous a confiés avec nos convictions et nos valeurs du moment en sachant que Dieu nous inspire et nous conduit malgré nos imperfections. Faisons confiance à notre conjoint, même et surtout si ses avis ne sont pas exactement les mêmes que les nôtres: ils peuvent apporter le correctif indispensable à nos pratiques. Nous pouvons laisser partir nos enfants avec cette confiance qu’ils sont face à l’enseignement et l’éducation que nous leur avons donnés. Parents et enfants, nous vivons tous de la grâce surabondante de Dieu.

                                                                                         en partenariat avec : www.famillejetaime.com

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