Seigneur, qu'est-ce que j'ai dit !

Seigneur, qu'est-ce que j'ai dit !
Nous vivons en Alsace depuis bientôt 8 ans. A notre arrivée, nous avons découvert notre grand et spacieux logement et nous avons eu le plaisir de pouvoir acheter une belle grande table familiale.

Cependant, les 6 chaises qui allaient avec et qui me plaisaient énormément, coûtaient 100 euros pièce ! Nous avons donc installé autour de cette table 4 chaises pliantes et deux tabourets que nous possédions déjà. Mais mon mari sachant que j’avais très envie de ces chaises, me dit : «promis ma chérie, l’année prochaine, on achète les chaises  !»

Mais l’année est passée et d’autres dépenses plus urgentes nous ont empêchés de faire cet achat. Et les années se sont donc succédées les unes aux autres sans jamais voir l’ombre d’une nouvelle chaise dans mon salon !! Le temps passant, j’ai commencé à détester mes 4 chaises pliantes et mes 2 tabourets, je les trouvais affreux. J'avais l'impression qu'ils gâchaient tous mes efforts pour faire une belle table à mes invités. En les voyant, j'étais agacée et je voulais absolument en changer.

Il y a environ 2 ans, un jeune est venu me voir dans notre bureau (car nous sommes éducateurs) pour me dire qu’il voulait s’acheter un vélo. Il me présente le modèle à 249 euros. Je lui explique que c’est beaucoup trop cher car cela représente plus d’une année d’argent de poche. Un vélo à 100 euros c’est suffisant !

Mais il insiste car c’est celui là qu’il veut et pas un autre... Notre discussion dure longtemps, à bout d’argument je finis par lancer : « Moi ça fait des années que j’ai envie d’avoir des chaises neuves, je n’ai pas l’argent pour les acheter donc je me contente de ce que j’ai ! ».

Qu’est ce que je venais de dire ? Que je me contentais de ce que j’avais ? Mais c’était faux !! Mes paroles firent réfléchir ce jeune qui se rangea à mon avis.

Pendant plusieurs jours, je ne me suis pas sentie en paix, je me disais « mais qu’est ce qui m’a pris de prendre cet exemple ? » En plus, j’ai le toupet de demander à ce jeune d’appliquer quelque chose que je ne vis pas moi-même !

Mais j’ai fini par capituler : « Oui j’accepte Seigneur que les chaises ne soient pas une priorité dans ma vie et je me contente de ce que j’ai. C’est plus important de pratiquer l’hospitalité et d’être disponible pour les autres… et les chaises arriveront en leur temps ! »

Depuis ce jour, c’est à peine si je remarque mes 4 chaises et mes 2 tabourets. Le jour où je devrais m’en séparer définitivement, ils me manqueront... Car grâce à eux j’ai appris quelque chose d’important.
« …car j’ai appris en toutes circonstances à être content avec ce que j’ai... ».
Lire Philippiens 4 : 11-13

Elsa Laffiché
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